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Innovation

Design de services publics : « Au lieu d’appliquer des solutions préfabriquées, il faut réaliser des expérimentations in vivo »

Publié le 22/09/2016 • Par Aude Raux • dans : Dossiers d'actualité, France

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everythingpossible - Fotolia.com
Professeur à l’université de Lille 1, Faiz Gallouj est chercheur au Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (Clerse) et spécialiste de l’innovation dans les services. Il explique, pour la Gazette, les ressorts de l’innovation, dans les services en général, et dans le secteur public en particulier.

Cet article fait partie du dossier

L'innovation à tous les étages

Comment expliquer l’émergence, aujourd’hui, de cet attrait pour l’innovation ?

La naissance de ce phénomène s’inscrit dans des dynamiques plus générales, en particulier celle d’un nouvel intérêt pour l’innovation sociale et dans les services. Mais c’est uniquement par la force des choses, parce que les services représentent les trois-quarts de nos richesses et de nos emplois. Quant à l’avènement de cette nouvelle démarche d’innovation dans les services publics, il s’explique par la volonté de rétablir la confiance entre le citoyen et une administration jugée (à tort ou à raison) anonyme, éloignée, inefficace, répressive, source de rigidités… Autant de défauts réels ou fantasmés, dont l’expression atteint un paroxysme en période de crise économique.

L’évolution d’internet et des communautés collaboratives constituent des facteurs permissifs du développement de ce phénomène. Intervient également la question du redécoupage des territoires.

Quel est l’enjeu, pour une collectivité territoriale, à s’engager dans l’innovation publique ?

Selon Joseph Schumpeter, le père fondateur de la théorie de l’innovation, une organisation ou une nation qui n’innove pas est condamnée à mourir. Dans l’administration publique et l’action publique, ce concept n’échappe pas à cette loi. Dans les pays les moins développés, la principale source de sous-développement est bien souvent moins la faiblesse des entreprises privées que celle des administrations et de l’action publique. Le nombre de collectivités concernées augmente régulièrement. Reste à voir s’il s’agit d’une stratégie réfléchie ou d’un simple effet de mimétisme.

Comment impulser plus de créativité dans les collectivités ?

Il faut leur appliquer les principes de l’innovation ouverte, ce qui suppose un double mouvement de libération. L’un vis-à-vis des instances nationales, avec des collectivités qui ne se contentent pas de décliner les directives nationales au niveau local. L’autre en interne : fini la logique « top down ».

Pour favoriser la créativité, il est nécessaire de mettre en œuvre des logiques interactives, fondées sur l’implication et l’engagement d’un réseau d’acteurs, comme les agents publics, les usagers, les associations d’usagers, les entreprises, les administrations d’autres pays, les designers, les chercheurs de multiples disciplines (politistes, sociologues, anthropologues, économistes, gestionnaires, psychologues, etc.). Autre critère : au lieu d’appliquer des solutions préfabriquées, il faut réaliser des expérimentations in vivo avec la participation de toutes ces parties prenantes.

Les citoyens sont-ils « légitimes » pour bâtir un nouveau mode de gouvernance locale ?

La question ici est celle d’une participation directe, d’un retour à la démocratie de l’Antiquité grecque. Par nature, compte tenu de leur proximité à l’usager final, il n’y a pas meilleur endroit que les collectivités territoriales pour cette participation directe des citoyens aux politiques publiques.

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