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Salaires dans la FPT : des inégalités de plus en plus fortes

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© La Gazette

L'INSEE a publié le 16 septembre 2016 une étude qui décortique les rémunérations de la fonction publique territoriale en 2014. On y apprend notamment que le salaire mensuel moyen en équivalent temps plein (EQTP), tous emplois et catégories confondus s'élève à 1 877 euros par mois, soit une croissance de 0,8 % en euros constants. Cependant derrière ce chiffre se cachent de nombreuses disparités selon le statut de l'agent, sa catégorie et la strate de sa collectivité.

 

Le salaire net moyen des agents de la fonction publique territoriale a progressé de 0,8 % au global, en 2014. Mais, il y a une grande différence entre les titulaires dont la rémunération a progressé en moyenne de 1,4 % l’an passé en euros constants (à 1952 euros) et les autres salariés qui ont vu leurs revenus baisser en moyenne de 1,3% (à 1591 euros).

L’écart entre titulaires et contractuels continue donc à s’accentuer puisqu’en 2013 ces derniers avaient déjà vu baisser leur rémunération de 0,4% alors que celles des fonctionnaires était restée stable.

Poids croissant des contrats aidés

« Cette différence d’évolution tient notamment à la forte augmentation du volume d’emploi des contrats aidés en 2014 (+ 39,4 % en EQTP), dont les salaires sont parmi les plus faibles. Hors bénéficiaires de contrats aidés, le salaire net moyen des autres salariés est pratiquement stable (- 0,1 %) en euros constants », précise l’INSEE. En effet, 86 800 personnes fin 2014 travaillaient en contrat aidé dans la FPT, soit l’équivalent de 63 100 EQTP.

Renforcement des inégalités dans les bas salaires

Cette augmentation des contrats aidés mais également la non revalorisation de l’indice minimum de la fonction publique depuis le 1er janvier 2013 tendent « à renforcer les inégalités dans la moitié basse de l’échelle salariale », constatent les auteurs de l’étude. En 2014, les 10 % des salariés les moins rémunérés gagnaient moins de 1 314 euros net par mois.
A l’inverse l’INSEE note une réduction des inégalités dans le haut de l’échelle salariale.

Augmentation des qualifications et des primes

L’accroissement de la rémunération des titulaires « alors que le point d’indice est gelé, résulte principalement de la tendance de long terme à la hausse des qualifications (au fil des renouvellements ou au travers de reclassements catégoriels) », précise l’INSEE.
Les primes et rémunérations annexes représentent en moyenne un quart du salaire brut. Or, en 2014, elles sont dynamiques : « leur montant moyen augmente de 2,7 % et contribue à hauteur de 0,6 point à la hausse du salaire brut moyen. »
Par ailleurs, les agents ayant bénéficié d’une promotion ou d’une titularisation, voient leur rémunération progresser en moyenne de respectivement 4,6 et 7,2 %.

L’effet de la revalorisation des catégories C

Dans la FPT, plus de trois agents sur quatre appartiennent à la catégorie C. Leur salaire a progressé de 1,5% en 2014 alors qu’il avait baissé de 0,4% l’année d’avant.
« Cette forte augmentation s’explique essentiellement par la revalorisation en 2014 de l’échelonnement indiciaire de cette catégorie », explique l’INSEE. Les rémunérations de catégories A et B, elles, n’ont cru que de 0,1%.

 

C’est dans les régions que les salaires ont en moyenne le plus progressé (+1,5%), suivi des communes et des CCAS (+1,1%). A l’opposé, au sein des EPCI et des départements les salaires ont connu un augmentation moyenne de seulement 0,4%.

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Thèmes abordés Fonction publique territorialeSalaire fonction publique

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  1. 1. Changement 21/09/2016, 12h14

    Je constate qu'on aime toujours parler de "moyenne". Or ce paramètre n'a pas de sens. Parlons plutôt des déciles et de médiane qui eux prennent en compte la répartition des salaires.

  2. 2. Aurcads 21/09/2016, 10h50

    Il serait plus parlant de présenter le niveau du salaire médian, et non moyen. Le pourcentage de rémunérations plus élevées (catégories A, A+) est faible, mais ces rémunérations contribuent sensiblement à augmenter ce salaire "moyen", qui du coup ne peut pas dire grand chose car il est perçu par peut-être un gros tiers de l'ensemble des fonctionnaires territoriaux.

    Cependant ces chiffres ne doivent pas faire oublier les écarts considérables de rémunérations qui existent dans la FPT, entre les petites communes et les grandes collectivités le plus souvent.
    Il existe encore des communes qui n'attribuent aucun régime indemnitaire à leurs agents...alors que dans d'autres (départements, régions) la rémunération peut être majorée par les primes d'un bon 30%, sans que les responsabilités ou disponibilités le justifient en aucune manière - j'ai même envie de dire, au contraire, les avantages octroyés dans les grandes collectivités ne s'arrêtant pas aux primes mais concernent également les congés, avantages divers...

    C'est bien pour ces raisons que les petites guéguerres et batailles politiciennes sur le gel du point et le statut de la fonction publique, sont parfaitement ridicules au vu des disparités, inégalités voire injustices constatées sur le terrain.

  3. 3. cachou 19/09/2016, 13h48

    Les chiffres indiqués me laissent toujours perplexe et contribuent surtout largement à la désinformation et ouvre la porte à tous les fantasmes et commentaires douteux tendant à renforcer l'image du fonctionnaire privilégié...agent d'une collectivité locale (commune de -5000) depuis plus de 24 ans, dont la moitié sous le régime des contrats de droit privé, je suis assez loin des 1877 € mensuels moyens annoncés...primes comprises; pour preuve, d'abord catégorie C depuis 2004, puis catégorie B (rédacteur) depuis 2012, mon salaire, au 6ème échelon -revalorisation et nouveau classement indiciaire compris- n'atteint pas 1500 € net mensuel IEMP incluse...et à peine plus de 1600 €, si on tient compte du 13 ème mois (avantage que d'ailleurs n'ont pas tous les collègues d'autres collectivités)...quand effectivement on met en parralèlle les compétences et responsablilités requises...
    Moralité, pour avoir de telles moyennes et au vu des grilles -que chacun peut conslter et dont on remarque au passage que les montants indiqués sont souvent supérieurs aux montants sommintaux des grilles- on ne peut qu'être surpris des chiffres annoncés...et mon cas est loin d'être isolé je pense

  4. 4. bazane 19/09/2016, 12h00

    Ce qui dévoile la fable servie aux contribuables selon laquelle la rémunération des fonctionnaires était gelée en raison du gel du point d'indice.
    Evidemment le contribuable non averti ne peut savoir que ces rémunérations continuent d'augmenter avec les avancements d'échelons, la GIPA, l'évolutions des primes de toute nature ..

  5. 5. Sila714 17/09/2016, 21h21

    Quand on voit les compétences et connaissances requises pour un emploi de cat C ou B et le niveau du salaire, c'est vraiment se moquer du monde !

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