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Economie

Classements : la France est-elle vraiment à la traîne ?

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : France

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Investing In Growth © Fotolia

Des oiseaux de mauvaise augure annoncent régulièrement le déclin économique de la France. Inexorable. A l'inverse, certains classements placent la France ou Paris dans le peloton de tête des pays ou villes les plus attractifs. Un grand écart qui oblige à se poser certaines questions sur ces fameux « baromètres » censés mesurer la bonne santé de l'Hexagone... et sur ceux qui les interprètent.

 

Chiffres-clés

Agenda - Evénement

Pour échanger sur les grands projets d'investissement qui favoriseront l'attractivité des métropoles françaises, La Gazette des communes et le Moniteur co-organisent la conférence exceptionnelle "Développement des métropoles", le 29 novembre 2016 à Paris.

Programme et inscription ici.

« Attractivité : la France de plus en plus distancée en Europe » (Les Echos), la France, un pays « intéressant mais immobile » (L’Opinion), « EY dresse un portrait « gris foncé » de l’attractivité de la France » (Challenge) : le mois de mai 2016 a vu fleurir dans la presse économique de bien mauvaises nouvelles pour l’Hexagone !

En effet, selon le baromètre annuel du cabinet EY, mesurant le nombre de projets d’investissements étrangers dans les différents pays d’Europe, la France n’aurait pas profité de l’embellie générale.

Le nombre de projets d’investissements y aurait ainsi reculé de 2% l’année passée alors qu’il aurait progressé de 14 % sur le vieux continent détaille la presse économique. A noter néanmoins que la France demeure le 3ème pays le plus attractif en Europe, juste derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne.

« Mais si la France s’accroche, elle perd tout de même du terrain face à l’Allemagne et au Royaume-Uni » peut-on lire dans Les Echos, qui tiennent manifestement à afficher un mauvais résultat.

La France, 9ème économie mondiale ?

Un mois auparavant, c’est un article du Figaro titré : « La France, 9ème puissance économique mondiale, selon le FMI » qui déchaînait les passions des internautes. Ces derniers accusant pêle-mêle François Hollande et le parti socialiste d’être responsables de cette chute vertigineuse de l’économie française, déboulonnée en moins de 5 ans, de sa cinquième place mondiale !

Un « France bashing » qui n’a pas échappé à Libération qui dans la foulé a écrit un article « détox » sur ce nouveau baromètre bien pessimiste !

En réalité, si la France a bien reculé de la cinquième à la sixième place mondiale au niveau du PIB – c’est-à-dire au niveau la richesse produite – , cette 9ème place est le fait d’une autre méthode de calcul, celle « corrigée des parités de pouvoir d’achat PPA ». Un indicateur qui prend mieux en compte le coût de la vie dans les pays concernés.

Et le quotidien de remarquer qu’à l’aune de ce baromètre de PIB corrigé, la France ne recule pas, en fait… elle piétine :

Et si on regarde cet indicateur dans le temps, on se rend compte que la France n’a pas dégringolé au classement 2016, puisqu’elle occupe cette dixième place depuis 2014. En 2005, la France était déjà huitième de ce classement.

Paris de plus en plus attractive…

Mais dans cette foultitude de baromètres et autres classements qui ne mesurent pas tous la même chose – PIB, PIB corrigé, attractivité au sens large… - on peut néanmoins dénicher quelques bonnes nouvelles pour l’Hexagone, et plus précisément pour la capitale.

Ainsi, le baromètre du cabinet PwC – qui ne sort que tous les deux ans et qui calcule l’attractivité des grandes métropoles mondiales selon une dizaine de critères – Paris prend la 4ème place mondiale, juste derrière Londres, Singapour, et Toronto !

Selon Fabien Goffi du cabinet PwC, cité dans Le Monde :  « Paris a une performance très homogène, elle est la seule métropole classée dans le top 10 dans neuf familles de critères sur 10 ».

Paris caracole ainsi en tête pour :

  • La qualité de vie ;
  • les infrastructures touristiques et d’affaires ;
  • le capital intellectuel et d’innovation ;

Mais la ville Lumière semble néanmoins plombée dès qu’il s’agit des critères de croissance du PIB et de l’emploi (respectivement 25ème et 28ème sur 30).

Reste que depuis 2014, Paris a effectué une belle remontée. En effet, il y a deux ans, la capitale française n’était classée qu’à la 6ème place.

… Aussi au niveau des capitaux étrangers !

Quant à sa capacité à attirer plus spécifiquement des capitaux étrangers, ce que l’on pourrait appeler l’attractivité économique, Paris-Ile-de-France semble selon une étude menée cette fois-ci par le cabinet KPMG, tirer son épingle du jeu.

Cette étude publiée au début de l’année 2016, et qui mesure les investissements internationaux dans les métropoles mondiales, place la capitale française sur la 5ème marche du podium :

L’attractivité de Paris Ile-de-France se confirme avec une 1ère place en Europe continentale et une 5ème place dans le monde, selon l’édition 2016 du Global Cities Investment Monitor. Cette étude exclusive de Paris-Ile de France Capitale Economique avec KPMG montre également que les investissements internationaux Greenfield, créateurs d’emplois et de croissance, chutent une nouvelle fois dans le monde (-8,7%). Dans ce contexte, l’Europe connaît un repli plus accentué que l’Amérique du Nord et l’Asie-Pacifique. Après avoir atteint la 3ème position en 2015, Paris-Ile de France se situe en 5ème position 2015, en dépit de l’impact que les attentats de janvier ont pu avoir sur la concrétisation de projets sur l’année. La Région Capitale confirme ainsi sa capacité de résilience face à une concurrence de plus en plus globalisée et intense.

Et cette étude de pointer quelques éléments de satisfaction :

  • Le fait que Paris-Ile-de-France se situe dans le « groupe de tête mondial dans toutes les catégories de fonctions stratégiques (des centres de décision à forte valeur ajoutée : quartiers généraux, centres de recherche, centre de design, de formation, de marketing) » ;
  • que la zone soit dans le top 3 « pour les centres de recherche internationaux (une catégorie particulière rare et convoitée) » ;
  • que la ville-capitale distance et « de loin » toutes les métropoles de la Zone Euro et notamment Dublin (9ème mondiale, -1 place), Barcelone (11ème, +1) et Amsterdam (13ème ; +2)… et même les villes allemandes qui ne sont pas dans le top 15.

Des éléments qui ne semblent pas avoir convaincu Le Figaro qui notait le recul des investissements internationaux après les attentats ; quant aux Echos, ils préféraient eux mettre en avant la faiblesse des investissements asiatiques dans la capitale…

 

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  1. 1. pov citoyen 17/09/2016, 08h55

    Toute cette presse partisane est bien triste. Et avec les élections, on n'a pas fini d'entendre et lire de l'intox.

  2. 2. Henri Tanson 17/09/2016, 08h41

    Que l'on soit pessimiste ou optimiste, on ne peut que constater les difficultés de la France. Économiques et autres.
    Les Français semblent persuadés que les années qui viennent seront pires que les précédentes et semblent résignés.
    Et, comble du désespoir, les candidats à la prochaine élection présidentielle semblent partager ce constat : ils se battent pour démontrer qu'avec eux, ce sera moins pire... Et pour avoir la place...
    Ils acceptent tous, ce modèle néolibéral dans lequel nous sombrons; aucun ne propose un réel plan B. Un plan qui nous redonnerait un espoir dans l'avenir avec un sursaut rapide, un peu ce que propose Theresa May, premier ministre britannique.
    Un candidat en France propose, depuis neuf ans que son parti existe, que la France reprenne en main sa destinée, qu'elle abandonne ce modèle néolibéral qui détruit notre société, notre modèle social dont nous étions si fiers et satisfaits et c'est le président de l'UPR, François Asselineau.
    Il n'y a pas d'autre solution, si nous voulons tirer notre épingle du jeu, c'est justement, de sortir de ce jeu dans lequel nous n'avons pas les armes pour nous défendre.
    C'est à nous de fixer nos propres règles, nos propres lois, notre propre monnaie, qui nous protégeront et nous rendront plus forts dans la compétition mondiale.
    En moins de cinq ans, (si j'en crois certains économistes indépendants), nous sommes assurés de retrouver la croissance, le plein emploi, et la confiance dans l'avenir.
    Mais, pour sortir de ce jeu truqué, nous devons nous retirer des traités européens par l'article 50, comme les Britanniques, puisque c'est possible et, enfin, connu de tous !
    Personne d'autre qu'Asselineau ne le prône avec autant de constance, depuis neuf ans, sans changer de cap, sans dire tout et son contraire pour ratisser large... Suivez mon regard (Mélenchon, Le Pen, Dupont et autres...).
    Je dis ça...

  3. 3. Henri Tanson 17/09/2016, 08h23

    Peut-on avoir une idée claire de la situation économique de la France si on mélange dans l'analyse, la situation du pays et celle de sa capitale ?
    Paris, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt !
    Objectivement, la France est frappée par les mesures d'austérité imposées par l'UE et ses règles de sévérité allemandes.
    Elle fait partie de la "zone euro", à la traîne des autres pays du monde.
    L'euro est surévalué de 6%, si j'en crois l'analyse du FMI, alors que l'euro Allemand est sous-évalué de 15%... Nos exportations sont plombées.
    Nous sommes en concurrence, en Europe, avec des pays à bas-coût de main d'œuvre, de façon déloyale. Seule solution, puisque nous ne pouvons pas dévaluer notre monnaie, c'est de dévaluer notre coût du travail... En clair, baisser les salaires !
    Où sont les acquis sociaux durement gagnés, où sont passés les acquis du CNR de 46 ?
    Et puisque notre main d'œuvre est plus chère qu'ailleurs (notre modèle social a un coût), nos entreprises délocalisent...
    Mais, tout va bien, hein !
    Nous allons recevoir nos avis d'imposition, taxes d'habitation et foncière, pour constater une forte hausse : normal, l'Etat se décharge sur les régions et les communes, d'une partie de ses responsabilités...
    Parce que l'Etat doit faire des économies, tous les candidats, tous, annoncent des solutions pour faire plus d'économies que le concurrent... Mais, les économies des dépenses de l'Etat, c'est le recul des services publics, la fin du modèle social français ! C'est facile ? C'est se moquer du monde.
    L'article 106 du traité européen (TFUE), signe la fin des services publics français : tiens, tiens...
    Mais Paris tire son épingle du jeu ? À quel prix ? Et pour combien de temps ?
    Je vous dis que tout va bien !

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