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Développement durable

L’agriculture bio, une chance historique pour les territoires

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : France, Opinions

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« Manger bio et local c’est l’idéal. » La Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) lance sa 6e campagne nationale alors que tous les voyants sont au vert. Le marché des produits bios connaît depuis plusieurs années une croissance à deux chiffres.

Stéphanie Pageot © FEDERATION NATIONALE D

Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération natinale d'agriculture biologique

 

« Manger bio et local c’est l’idéal. » La Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) lance sa 6e campagne nationale alors que tous les voyants sont au vert. Le marché des produits bios connaît depuis plusieurs années une croissance à deux chiffres, atteignant 14,7 % en 2015, avec des pics à + 20 % en vente directe (1) et - selon leurs propres confidences - chez certaines grandes enseignes !

Cette dynamique est portée par une forte demande : neuf Français sur dix ont consommé bio en 2015, dont 65 % régulièrement (2). L’an passé, les surfaces cultivées en bio ont augmenté de 23 %.

La bio change d’échelle ! C’est une chance pour les territoires ruraux car ce mode d’agriculture est non seulement en forte croissance, mais génère davantage d’emplois. Ainsi, avec seulement 5 % des terres cultivées, il représente déjà 10 % de l’emploi agricole (3).

Paysages et biodiversité préservés

Et il s’agit d’un développement durable. Il préserve les paysages et la biodiversité qui font la spécificité de nos régions. Il permet aussi de réaliser d’importantes économies. Savez-vous que le traitement des eaux induit par l’utilisation de pesticides et engrais chimiques engendre un surcoût de  7 à 12 % sur les factures des usagers (4) ? Les agences de l’eau ne s’y trompent pas et nombreuses sont celles qui aident pour ces raisons au développement de l’agriculture biologique.

Pourtant, la dynamique de la bio française pourrait connaître un coup d’arrêt. L’Etat et les régions ont, en effet, sous-estimé le mouvement de conversion à l’agriculture biologique. Résultat : les aides programmées pour 2015-2020 sont déjà épuisées dans de nombreuses régions et plafonnées presque partout. Certains agriculteurs, qui ont investi pour passer ou se maintenir en bio, se retrouvent en difficulté car les aides escomptées ne sont pas au rendez-vous. D’autres remettent à plus tard leur conversion.

Accompagner le développement de la bio

Le 23 août, le ministre de l’Agriculture s’est engagé à consolider l’accompagnement de l’essor de l’agriculture biologique dans les années à venir. Nous le prenons au mot ! La Fnab demande ainsi à l’Etat et aux régions de garantir les paiements des aides 2016 et 2017, et de réviser les budgets pour la programmation restante jusqu’à 2020. Elle appelle, par ailleurs, les collectivités locales à soutenir le développement de l’agriculture biologique dans le cadre de véritables projets de territoire (5).

Le marché des produits bios va continuer de croître. Si l’agriculture française ne peut le satisfaire, il se tournera vers des produits étrangers. Ne pas accompagner le développement de la bio serait une grave erreur stratégique !

Du 17 au 25 septembre, les agriculteurs du bio du réseau Fnab participeront aux 500 événements prévus dans le cadre de la campagne nationale « Manger bio et local c’est l’idéal » (6).

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