En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV Fournisseurs du secteur public

Logo Gazette.fr

3

Commentaires

Réagir

Baromètre des territoriaux

Faut-il obliger les jeunes médecins à s’installer dans les déserts médicaux ?

Publié le • Par • dans : France

3

Commentaires

Réagir

BAROMETRE_380x253 © Pascale Distel

Parce que votre opinion nous intéresse, La Gazette a constitué un panel de fonctionnaires territoriaux que nous interrogeons sur l'actualité des politiques publiques et du statut de la fonction publique. Cette semaine : faut-il obliger les jeunes médecins à s’installer dans les déserts médicaux ?

Voir le sommaire

Cet article fait partie du dossier

Baromètre : l’opinion des fonctionnaires territoriaux, chaque semaine

 

Alors que le manque de médecins, généralistes comme spécialistes, se fait de plus en plus criant dans de nombreux territoires, la réponse de notre panel est sans appel : pour deux tiers des personnes interrogées, il faut imposer aux médecins fraîchement diplômés de s’installer dans les zones sous-dotées, communément appelées déserts médicaux. Pour les agents des villes de moins de 5 000 habitants, où il est souvent plus difficile d’obtenir un rendez-vous, la proportion monte même à 80 %. Et pourtant, interdire aux praticiens de s’installer dans les zones surdotées n’est pas la solution choisie par les praticiens, ni par la ministre de la Santé. « Je suis convaincue que la coercition ne fonctionne pas », déclarait ainsi Marisol Touraine en février.

Références

Réalisé par « La Gazette » auprès d‘un échantillon représentatif de 1 355 fonctionnaires territoriaux sur internet le 16 juin 2016 (324 répondants).

Haut de page

3

Commentaires

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

Mots-clés

Thèmes abordés Collectivités territorialesSanté

3 Commentaires

Ajouter un commentaire
  1. 1. Le K 20/09/2016, 09h42

    Bonjour

    Avis d'un citoyen : inciter plutôt qu'imposer.... Mon idée pour augmenter le nombre de médecin :
    - Élargir le numerus clausus. Ceux qui sont en dessous du minimum actuel pour faire médecine mais qui reste dans une tranche de points à déterminer peuvent faire médecine avec obligation de servir (exclusivement) soit dans un hôpital public, soit dans un milieu en carence de médecins (pendant une durée à déterminer 7 ou 8 ans)
    - pourquoi cette idée : actuellement on prends des médecins étrangers qui passent un diplôme dit d'équivalence et qui exercent dans certains de nos hôpitaux (je ne parle même pas de la barrière de la langue)
    En clair, on refuse des jeunes français brillants (par des examen type QCM) et on se prive de futurs bons médecins pour au final aller chercher des médecins étrangers.
    Voilà, même si j'ai pas tous les éléments, je trouve cette réalité complètement ABSURDE...

  2. 2. vertescollines 20/09/2016, 09h13

    Et peut être aussi un tissu culturel et associatif vivant et attirant. Quid d'un espace rural sans médiathèque, sans salle de cinéma ni école de musique. Et un tissu économique et commercial. Bref, une vraie politique de développement territorial.
    Quand s'apercevra-t-on que tout est l

  3. 3. Le Monolecte 19/09/2016, 09h39

    Comme toujours, il s'agit d'un problème pris à l'envers, ce qui fait que, forcément, on ne risque pas de trouver la solution.

    Entre le numérus clausus et les critères de sélection à l'entrée, les études de médecine concentrent en fait une population de jeunes urbains appartenant essentiellement aux classes supérieures. C'est à dire, typiquement des gens qui n'ont pas grand-chose à voir avec la majorité des patients et qui, surtout, n'ont aucun tropisme naturel vers les zones périphériques offrant moins de services publics et culturels et surtout, moins d'emplois qualifiés et bien rémunérés pour les conjoints des jeunes médecins.

    Effectivement, la deuxième donnée sociologique essentielle de la jeune population médicale est sa féminisation, ce qui implique :
    — La recherche de services publics dédiés à l'enfance en quantité et qualité suffisante
    — La disponibilité d'emplois qualifiés pour le conjoint (fini la femme du médecin faire-valoir ou infirmière!)
    — L'évitement des zones faiblement pourvues en médecins afin de ne pas se retrouver à faire des journées à rallonge (même si le soin aux jeunes enfants est plus équitablement réparti dans le ménage)
    — La recherche de pratiques salariées : un certain nombre de jeunes médecins ne se sentent pas attirés par l'exercice libéral.

    Donc forcer ces populations, dans un contexte de pénurie organisée, à s'implanter dans des territoires totalement inconnus et étrangers, c'est juste de la sombre bêtise.

    Par contre, revoir complètement le système de recrutement et d'éducation des personnels médicaux, afin d'ouvrir plus largement la porte aux jeunes issus des classes moins favorisées et des zones périphériques, serait un bien meilleur calcul, les jeunes ruraux ayant tendance à vouloir rentrer chez eux quand l'emploi disponible est suffisant.

  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.