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Financement participatif

Le financement participatif, « un intermédiaire entre les habitants et les collectivités »

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Actualité Club finances, France

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© patricia marais

Diplômé d’un master 2 action publique territorialisée à l’IEP d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et d’un master en économie de la politique publique à l’Ecole d’économie de Barcelone (Espagne), Guillaume Desmoulins a découvert le « civic crowdfunfing » - le financement participatif citoyen dédié à des projets d’intérêt général - lors d’un stage réalisé à l’OCDE en 2014. En 2015, Guillaume Desmoulins effectue des recherches sur le sujet, puis finit par lancer sa propre plateforme, Co-City. Après une première phase de test, il entend désormais nouer des partenariats avec les collectivités territoriales pour déployer le concept en France.

 

 

Avec Co-City, que proposez-vous ?

Co-City intègre à la fois une plateforme de financement participatif citoyen et une communauté d’entraide locale, en cours de construction et qui compte aujourd’hui une quinzaine de bénévoles. Notre objectif est d’accompagner des projets à but non lucratif qui ont besoin de financement, mais aussi de bénévoles pouvant s’investir.

Nous accompagnons les porteurs de projets en amont et, pendant la campagne de financement, nous organisons des événements à thème pour faire se rencontrer la communauté et les porteurs de projets.

Parmi les dix projets que nous avons accompagnés jusqu’ici, neuf ont été un succès, c’est-à-dire qu’ils ont obtenu au moins 80 % du financement demandé, dépassant souvent 100 %. Les sommes s’étalent de 250 euros à 16 000 euros, pour une plateforme d’hébergement de réfugiés chez l’habitant. Nous n’avons pas retenu le principe d’une contrepartie pour les donateurs, l’objectif étant que chaque habitant puisse ensuite profiter du projet mis en œuvre.

Des modèles étrangers vous ont inspiré ?

Le civic crowdfunding a été développé à partir de 2009-2010 aux Etats-Unis puis au Royaume-Uni, où il existe des plateformes de civic crowdfunding comme Spacehive. Un exemple très représentatif de ce qu’est le financement participatif citoyen est celui de Rotterdam, en 2011. Pour désenclaver un quartier, un pont pédestre avait été identifié comme une solution, cependant jamais inscrite à l’agenda politique.

En partenariat avec les habitants, un cabinet d’architectes a lancé un projet de financement participatif. Des dons à hauteur de 100 000 euros ont été récoltés avec, pour contrepartie, que le nom des donateurs soit inscrit sur une plaque. Cela a fait du bruit : le cabinet d’architectes a été reçu par la mairie, une somme de 4 millions d’euros lui a été allouée pour mener à bien son projet. Et le pont a été inauguré en 2014.

Le phénomène n’est pas nouveau, c’est la dimension numérique qui offre aujourd’hui au financement participatif citoyen un nouveau levier, lui permettant de changer d’échelle.

Quelles relations entretenez-vous avec les collectivités territoriales ?

Notre modèle économique repose sur une commission de 5,5 % sur les projets financés et sur des partenariats, notamment avec des collectivités territoriales et fondations d’entreprises. Nous avons noué un partenariat avec la mairie du 12arrondissement de Paris pour aider une association à acquérir une imprimante en braille. Nous sommes en pourparlers avec d’autres collectivités en Ile-de-France et visons, à terme, l’ensemble du territoire.

Nous pouvons imaginer divers modes de partenariat : introduire le financement participatif citoyen dans les conseils de quartier, être un interlocuteur entre les élus et les habitants, structurer les idées des habitants… Notre but est de travailler main dans la main avec les collectivités : il ne s’agit pas de remplacer l’action publique en faisant financer des projets relevant directement de leurs compétences, mais de la prolonger.

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