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Fonction publique

Philippe Laurent, président du CSFPT, appelle à un débat contradictoire sur la fonction publique

Publié le • Par • dans : A la une, A la Une RH, France, Toute l'actu RH

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Philippe-laurent © GAUTIER Stephane

A l'occasion de la présentation du Livre blanc "Demain, la fonction publique territoriale", Philippe Laurent appelle à un débat contradictoire sur la fonction publique et le statut des agents, soulignant que les pistes de modernisation et d'amélioration existent. Il pose aussi la question du niveau de services publics souhaité en France.

 

Sur la brèche en cette rentrée, Philippe Laurent, président du CSFPT a appelé le 7 septembre  à un débat contradictoire sur la fonction publique et le statut des fonctionnaires, exaspéré par les propos tenus ces dernières semaines par les candidats aux primaires de l’élection présidentielle.

S’appuyant sur le rapport sur le temps de travail présenté en mai dernier et le Livre blanc « Demain, la fonction publique territoriale» adopté en juillet dernier par le Conseil sup’, le maire de Sceaux et secrétaire général de l’AMF a estimé que le vrai débat devait avant tout porter sur le niveau de service public souhaité par les usagers.

« Nous avons fait le choix collectif de confier ces services à la fonction publique, a-t-il souligné. Celle-ci recouvre à la fois des fonctions régaliennes, l’éducation, la santé mais aussi toute une série de missions qui caractérisent le lien social et les solidarités. En France, ces missions sont assurées par les pouvoirs publics et notamment les collectivités. »

Face aux propositions visant notamment la suppression de postes de fonctionnaires, Philippe Laurent s’interroge : «On ne dit jamais où il faut  supprimer ces postes et surtout qui fera le travail. Des associations, des entreprises ? A quel coût pour les utilisateurs ? ».

S’agissant de la disparition d’un statut jugé trop protecteur pour les agents, le président du CSFPT fait remarquer que non seulement il est « la garantie d’égalité et de neutralité pour l’accès au service public », mais qu’il empêche également « les dérives des employeurs ».

Base de travail

Conscient que la modernisation de la fonction publique est en marche, notamment dans la territoriale fortement impactée ces dernières années par les réformes, Philippe Laurent considère que  « le Livre blanc est une base solide pour l’avenir tel qu’il est envisagé par les employeurs et les agents ». « J’ai engagé cette démarche après ma réélection à la tête du Conseil sup en 2015, confie-t-il. C’est un travail long et compliqué, mais le diagnostic est désormais posé et les propositions sont réalistes et réalisables.»

Modernisation de l’accès aux emplois, développement des carrières, qualité de vie au travail, renforcement du dialogue social et prise en compte des problèmes spécifiques des agents des territoires ultra-marins figurent parmi les pistes d’amélioration.

Le rapport «Demain, la fonction publique territoriale » servira aussi de base aux travaux à venir du CSFPT, notamment sur la protection sociale complémentaire, l’avenir de la catégorie A et la mise en œuvre de l’accord « Parcours professionnels, carrières et rémunérations ».

Concernant les suites du rapport sur le temps de travail, les 34 recommandations formulées « appartiennent désormais d’une part au gouvernement, d’autre part aux employeurs publics qui souhaitent les mettre en œuvre ». Philippe Laurent a, en outre,  réaffirmé la nécessité de développer la formation et le management pour optimiser la gestion des services publics en France.

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  1. 1. Henri Tanson 09/09/2016, 08h08

    Il est vrai que la majorité des candidats à la présidentielle propose des économies...
    L'Etat DOIT faire de nouvelles économies; on ne sait même plus pourquoi puisqu'il n'est plus question de rembourser "la dette" !
    Mais personne n'explique que réduire le budget de l'Etat, c'est réduire le rôle de l'Etat donc des Services publics. C'est notre société qui bascule vers un monde uniquement dirigé par des intérêts économiques mais plus la solidarité d'une nation.
    L'Etat baisse à chaque nouveau budget, ses dotations aux collectivités tout en augmentant leurs obligations...
    L'Etat oblige les collectivités à sacrifier des budgets et à se séparer de leur patrimoine. Que nous restera-t-il dans cinq ans ?
    Qui comprend cette politique ? Personne. À moins de réaliser que notre politique n'est pas française mais européenne et que d'un côté, nos budgets sont imposés par Bruxelles et que de l'autre, notre volonté de maintenir des Services publics en France se heurte aux Traités européens, et en particulier à l'article 106 du traité de Fonctionnement (TFUE).
    Donc, à terme, tous nos services publics sont condamnés et se verront, années après années, service après service, abandonnés au privé.
    C'est clair, simple. Ne nous étonnons pas...

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