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Sécurité routière

Est-il vrai que le ministère de l’intérieur veut abattre les platanes présents en bord de route ?

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Réponses ministérielles, Réponses ministérielles prévention-sécurité

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En 2014, 1172 personnes sont décédées dans un véhicule heurtant un obstacle fixe (35 % de la mortalité routière), dont 366 dans un véhicule heurtant un arbre (source : Observatoire national interministériel de la sécurité routière). L’amélioration de la sécurité des personnes sur la route requiert ainsi de porter une attention particulière aux obstacles latéraux le long des infrastructures routières. Il ne saurait en aucun cas être question pour le ministère de l’intérieur de décider de procéder à terme, pour des motifs de sécurité routière, à l’abattage de l’ensemble des platanes et peupliers présents aujourd’hui en bordure de route.

Le ministre de l’intérieur, dans le cadre du plan national de sécurité routière du 26 janvier 2015, a pris une mesure qui consiste à « Fournir aux collectivités locales des outils pour les soutenir dans leurs démarches d’amélioration de la sécurité routière : guides techniques pour les encourager à réaliser, comme le fait aujourd’hui l’Etat sur son réseau, des audits de sécurité ; partage de bonnes pratiques. » (mesure n° 26). En effet, le traitement des obstacles latéraux relève de la responsabilité du gestionnaire routier.

L’objectif de la mesure n° 26 est de leur fournir des guides méthodologiques et pratiques pour les encourager à réaliser, comme le fait l’Etat sur son réseau, des inspections de sécurité. Une fois qu’un enjeu de sécurité routière a été identifié, de nombreuses actions correctrices sont possibles : baisse de la limitation de vitesse, réduction de la largeur des voies de circulation, aménagement d’accotements stabilisés pour permettre aux usagers de récupérer leur véhicule en cas de début de perte de contrôle, éloignement des obstacles, fragilisation des obstacles (ce qui pour un arbre correspond à privilégier des espèces avec des troncs de diamètres limités), suppression de l’obstacle (ce qui pour un arbre correspond à un abattage), et enfin mise en place de dispositifs de retenue (glissière de sécurité) pour isoler les obstacles.

Si la solution finalement retenue pour traiter l’obstacle est de l’isoler grâce à une glissière de sécurité, la pose de l’équipement doit répondre à l’arrêté du 2 mars 2009 relatif aux performances et aux règles de mise en service des dispositifs de retenue routiers. Ces performances sont mesurées conformément à des normes européennes, et certifiées par un organisme agréé. Parmi ces performances, figure la déformation maximale de la glissière suite à un choc, cette déformation devant être inférieure à la distance entre la glissière et l’obstacle à protéger. Le respect de cette réglementation est fondamental afin de garantir la sécurité des usagers. Dans certaines configurations, notamment si l’obstacle est trop proche de la chaussée, la pose d’une glissière de sécurité n’est effectivement pas possible. Il faut alors favoriser l’une des autres solutions citées dans le paragraphe précédent.

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  1. 1. Incroyable 21/09/2016, 18h18

    La France est bien différente des autres pays européens. Elle est la seule à mettre en place des mesures inconnues ailleurs. Des exemples? Cela ne manque pas:
    - nombre de ronds points sensés améliorer la fluidité de la circulation,
    - nombre de passages pour piétons (j'ai même vu une commune avec un passage pour piétons tous les 30 m sur plus de 500 m!!!) alors que les piétons font tout pour les éviter!
    - nombre de radars alors que le Président de la République avait dit qu'il n'augmenterai pas (certains pays comme l'Angleterre envisage d'en supprimer),
    - vitesse limitée à 90 km/h et prévue à 80 km/h alors que tous les pays européens ont retenu 100 km/h et qu'aucun n'envisage de la réduire,

    Bien sur, on va me dire que tout cela est fait pour améliorer la sécurité. Un leurre quand on sait qu'environ un tiers des accidents est directement lié à la somnolence et un autre tiers à l'alcool (ce n'est pas de moi mais du ministère concerné)...
    Il en est de même pour la mortalité des piétons et des deux roues: la plupart a lieu au cœur des villes très souvent parce que ces derniers ne respectent pas les passages protégés (pour les piétons) et les feux pour les deux. Pour résoudre le problème ont met en place plus de peinture sur le sol... qui entraine des chutes des deux roues lors des pluies (alors la sécurité???).
    Alors la répression de plus en plus forte, je ne suis pas certain que ce soit la réponse à la problématique.

    Au fait, l'un de vous se rappelle-t-il la dernière fois ou il a vu un agent de la force publique arrêté au bord de la route pour lui prodiguer de bon conseils?
    En ce qui me concerne, cela date des années 80!

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