Gouvernance

La course aux labels, ou l’art de gouverner à distance

| Mis à jour le 29/08/2016
Par
Illustration labels

PHOVOIR/M.GOBERT/LA GAZETTE

« Ville d’art et d’histoire », « Citergie », « Diversité », « French Tech », « Green capital »… Voici quelques-uns des labels que peuvent arborer les villes de Lyon ou Nantes. A l’instar des autres métropoles régionales, elles en escomptent un certain nombre d’avantages sur le plan du marketing territorial mais aussi de la gouvernance. Mais c’est aussi un moyen pour l’Etat de continuer à piloter leurs faits et gestes, alors que la décentralisation l'empêche d'agir de façon descendante et autoritaire.

Impulsés d’abord par l’Union européenne – comme, par exemple, le label « Citergie » –, les appels à projets et autres appels à manifestations d‘intérêt pour l’obtention de ces récompenses se sont multipliés dans les ministères français depuis le milieu des années 2000. Et particulièrement en ce qui concerne les politiques publiques émergentes sur lesquelles les acteurs publics tâtonnent, tels que les sujets liés au développement durable pour lesquels l’Etat n’avait pas de solution toute faite à mettre en avant, ou le développement du numérique.

Inciter plutôt qu’ordonner

En concourant à l’obtention du label Ecoquartier ou de la FrenchTech, les collectivités assument clairement un rôle de maîtres d’oeuvre : elles se conforment aux priorités d’action définies en préalable par l’Etat français. Inversement, la démarche « Labels » correspond aussi à une inflexion récente des modes d’intervention des administrations centrales, liée notamment aux approfondissements de la décentralisation.

Dès lors que des compétences ont été officiellement reconnues aux collectivités, et faute de disposer de l’autorité, de l’expertise et des ressources budgétaires suffisantes, impossible en effet pour leurs hauts fonctionnaires de continuer à administrer de façon descendante, sans tenir compte des initiatives les plus prometteuses mises en œuvre sur les territoires !

Un Etat dénudé mais rusé

Personne n’ayant plus le monopole, Etat et collectivités se « nourrissent » donc ...

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Commentaires

1  |  réagir

13/09/2016 01h51 - Eléonore

Bonjour à tous,

Dans le cadre de mon mémoire j’ai besoin de recueillir votre avis et vos attentes concernant l’attractivité de nos territoires, vous pouvez suivre le lien ci-dessous :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfmO65PoaPWj9vLFHqDS_4Y3ci40PUSfW1W3R_KvOArCfG6Tg/viewform

Un très grand merci pour votre participation !

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