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Politique de la ville

Les fonds de participation des habitants devraient être généralisés, estime le CNV

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Documents utiles, France

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© Université populaire et citoyenne de Roubaix - Anne Lescieux

Améliorer et généraliser les fonds de participation des habitants pour en faire des outils d'éducation populaire. Telle est l'ambition du Conseil national des Villes, qui a remis le 19 juillet un avis sur ce sujet au ministre de la Ville et à la secrétaire d’Etat à la Ville, Patrick Kanner et Hélène Geoffroy.

 

Après la « prévention des radicalisations » et « l’image des quartiers dans les médias », le Conseil national des villes a clos ses travaux du premier semestre 2016 en présentant un ultime avis sur la multiplication des « fonds de participation des habitants ». Conformément à ce qu’avait demandé le gouvernement aux présidents du CNV, ce thème a été traité par une dizaine de membres de cette instance – élus, habitants, acteurs économiques ou associatifs – qui ont auditionné, pour cela, plusieurs personnalités nationales et/ou locales au cours des dernières semaines.

Créés à la fin des années 1990 pour apporter « un soutien financier rapide à un projet non programmé » tel qu’une fête de quartier ou des actions de solidarité ou de gestion urbaine de proximité, les fonds de participation des habitants (FPH) sont encore absents d’environ 40% des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Un chiffre conséquent qui contraste avec la priorité affichée dans la loi Lamy et les discours de nombreux élus locaux de favoriser la participation des citoyens. D’où le souhait du Conseil national des Villes de réfléchir à une éventuelle généralisation.

Généralisation et amélioration des FPH

Dans le but d’inciter les habitants à s’auto-organiser et prendre des initiatives, les membres du CNV militent en effet pour que ce genre de dispositif « largement méconnu des services déconcentrés de l’Etat et des élus » soient, à l’avenir, présents dans les 1500 quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Le CNV estime qu’un tel objectif ne pourra être atteint que si :

  • Des campagnes de communication afin de faire connaître le fonds sont organisées et que les aides accordées soient rendues publiques ;
  • Les critères d’octroi des fonds soient rendus plus transparents ;
  • La gestion financière assuré par la structure porteuse du FPH (conseil citoyen, centre social, collectivité, association, etc) et le comité d’attribution des FPH (qui doit brasser large) sont effectivement dissociés ;
  • Une charte et un règlement intérieur soient établis pour spécifier la composition de ces deux instances ;
  • Des actions ponctuelles portées par des collectifs d’habitants sont soutenues en priorité.

Outre la généralisation de ces dispositifs, plusieurs mesures visent donc à améliorer le fonctionnement des fonds de participation des habitants.

Et pour cause : ceux installés aujourd’hui « ne répondent pas » ou « très partiellement » à l’objectif initial de renforcement du pouvoir d’agir des habitants. Par ailleurs, certains seraient « peu animés » voire renforceraient un « entre-soi associatif », ajoute le CNV à partir d’une enquête menée auprès des délégués des préfets.

Les auteurs de l’avis préconisent de faire des FPH des outils d’éducation populaire, dans une logique de développement social local voire d’empowerment. « Il faut que ceux qui le pilotent et le font vivre (élus, techniciens et bénévoles) lui donnent une dimension sociale et émancipatrice, plutôt que de le cantonner au soutien de manifestations festives ou de consommation de loisirs. » Cela a le mérite d’être dit. Il ne reste plus qu’à faire.

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