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Attentat de Nice

Les élus locaux et la fonction publique territoriale au chevet des Niçois

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

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L’heure est à la solidarité, et non à la polémique. Suite à l’attentat du 14 juillet à Nice ayant d’ores et déjà coûté la vie à 84 personnes, associations d’élus et cadres de la fonction publique territoriale ont affiché leur soutien.

 

A mille lieues de la surenchère à laquelle se livre la classe politique nationale, moins de vingt-quatre heures après le terrible événement ayant frappé Nice (Alpes-Maritimes), les réactions dans la sphère locale restent pour le moins mesurées. Association d’élus comme fonctionnaires territoriaux y expriment avant tout leur émotion et relaient des messages de compassion à destination des victimes et des acteurs locaux.

Sur Twitter, le président de l’Association des régions de France (ARF), Philippe Richert a compati avec son homologue à la tête de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, l’ex-maire de Nice, Chrisitan Estrosi. Comme l’ensemble des présidents de région, au demeurant.

Le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, en pointe dans la mise en place de politique territoriale de prévention de la radicalisation islamiste, a lui aussi privilégié les réseaux sociaux pour réagir.

Dans un communiqué envoyé vendredi 15 juillet au matin, l’association des Départements de France (ADF) a tenu à exprimer sa « solidarité avec les victimes du terrible attentat de Nice qui a endeuillé toute une Nation au moment où elle célébrait ses valeurs les plus profondes que sont la liberté, l’égalité et la fraternité. » L’institution représentant l’ensemble des conseils départementaux – qui ont compétence sur la protection de l’enfance et de la prévention spécialisée – a, par ailleurs, assuré de sa pleine mobilisation pour « contribuer à aider l’Etat à protéger nos compatriotes. »

S’exprimant lui aussi « au nom des Maires de France », François Baroin a tenu à exprimer sa « solidarité aux Niçois après cet acte barbare. » Suivi, peu de temps après, par l’Association des maires de France (AMF) :

Le mouvement France urbaine, représentant les élus des métropoles, des grandes agglomérations et des grandes villes, a lui aussi publié un communiqué. Disant partager « l’effroi et la douleur des familles endeuillées par ce tragique événement », les élus de France urbaine « apportent tout leur soutien à leurs collègues, le maire de Nice et le président de la métropole de Nice, durement frappés par cet acte d’une violence insensée. »

Unité nationale

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, par ailleurs président de France urbaine, a diffusé un message à part sur Facebook : « frapper un moment de communion nationale : le symbole est fort. Mais il n’entamera pas notre volonté de maintenir une forte unité nationale contre ces atrocités aveugles et sanguinaires. Le pire serait de se résigner, de rendre les armes. Malgré les épreuves, malgré les coups durs, nous gagnerons cette guerre. La prolongation de l’état d’urgence, annoncée cette nuit par le Chef de l’Etat, va dans le bon sens. »

La maire de Beauvais (Oise) et responsable de l’association « Villes de France », Caroline Cayeux a diffusé la « Marseillaise » chantée en mémoire des victimes de l’attentat de Nice. Le président de l’association des Petites villes de France (APVF) Olivier Dussopt a, pour sa part, mis en avant les drapeaux en bernes de sa mairie d’Annonay (Ardèche), en soutien « aux victimes et aux forces de sécurité. » Dénonçant « l’indécence de la récupération politique », Vanik Berberian, le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) a également affiché sa compassion vis-à-vis des victimes et de leurs proches sur son compte Twitter.

 

 

Elus et professionnels ont levé le rideau du festival d’Avignon, vendredi 15 juillet au matin, non sans pensées pour les victimes niçoises. Cadre territoriale à la mairie d’Antibes et pilier de l’association des anciens de l’INET, Laurence Malherbe a également tenu à faire part de son émotion. Sur Twitter, l’association des administrateurs territoriaux s’est, elle aussi, fendue d’un message de soutien :

84 morts, le tireur abattu

Pour rappel, peu avant 23h00 et la fin du feu d’artifice tiré jeudi 14 juillet, un camion a renversé des centaines de personnes sur près de 2 des 5 kilomètres que compte la promenade des Anglais, à Nice, alors fréquentée par environ 30 000 personnes en ce jour de fête nationale.

Le dernier bilan provisoire communiqué par l’Agence régionale de santé et la préfecture des Alpes-Maritimes, qui coordonnaient les équipes de secours, fait état de 84 morts dont 10 enfants et adolescents, et de 202 blessés dont 52 en « urgence absolue. »

Au volant du camion ? Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un ressortissant tunisien de 31 ans, résidant en France, inconnu des services antiterroristes jusqu’à de récents faits de violence suite à un contentieux routier. Armé d’un revolver (7,65 mm), d’un pistolet et de deux fusils en plastique ainsi qu’une grenade dite « inactive », il a finalement été abattu .

La sécurité locale, une priorité politique à Nice

Malgré le mode opératoire peu sophistiqué utilisé, le plan Vigipirate a été immédiatement relevé au niveau « Alerte attentat » dans l’ensemble des Alpes-Maritimes. Plusieurs dizaines des 378 policiers municipaux que compte la municipalité étaient mobilisés et surveillaient, en lien avec la police nationale, différents points d’accès à la promenade des Anglais.
En vain, donc, pour éviter un trop lourd bilan, mais en nombre suffisant néanmoins pour épauler les agents de l’Etat lors de la neutralisation de Mohamed Lahouaiej Bouhlel (vidéo contenant des images violentes, susceptibles de choquer).

Depuis qu’il a pris les rênes de la ville en 2008 et jusqu’à être contraint de les lâcher en juin 2016 en raison des dispositions liées aux règles limitant le cumul de mandats, Christian Estrosi a fait de la sécurité publique sa principale priorité.
Avec un peu plus d’un agent pour 1 000 habitants, la ville dispose ainsi de la deuxième plus grosse police municipale armée de France, après Marseille, et bénéficie également d’un important dispositif de caméras de vidéosurveillance (1 caméra pour 450 habitants).

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