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Qualité de vie au travail

La « mobilité préventive » contre l’usure professionnelle

Publié le • Par • dans : France, Toute l'actu RH

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Deux équipes au sein de la DRH élaborent un dispositif destiné à favoriser les mobilités professionnelles avant que les agents ne soient usés par leur métier.

 

[Ville et métropole de Toulouse (Haute-Garonne) 37 communes 13 000 agents , 735 000 hab.] Pour prévenir l’usure professionnelle, Toulouse a décidé d’employer les grands moyens. Car l’amélioration des conditions de travail est cruciale, mais ne suffit pas.

« Les facteurs de pénibilité sont multiples et complexes. Quand on a mécanisé la collecte des déchets, on n’a pas tout résolu, loin de là », souligne Karine Viacroze-Perrin, responsable du pôle « santé et qualité de vie au travail » (QVT), au sein de la direction des ressources humaines mutualisée.

D’autant que des facteurs structurels s’en mêlent, intrinsèques aux métiers ou aux modes de vie. « Il arrive que les personnes soient usées dès la quarantaine, en partie à cause de notre sédentarité qui nous rend sans doute moins résistants. Il y a aussi des facteurs d’usure psychique : les uns font un métier qu’ils n’ont pas choisi, d’autres travaillent dans le social et ont la charge d’enfants ou de personnes âgées », observe Karine Viacroze-Perrin.

Politique de long terme

Tout en conduisant le chantier de la prévention des risques professionnels, le pôle « santé et QVT » a pris en main, avec le pôle « développement RH », l’anticipation de l’usure professionnelle. « Avant que les agents soient abîmés par leur travail, nous les aidons à évoluer vers des métiers moins contraignants », explique Karine Viacroze-Perrin.

Cette politique de long terme s’appuie sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. « Il faut croiser les besoins d’embauche des directions et les parcours des agents exposés à des risques et qui pourraient évoluer vers ces postes », résume Laurence Bouchet, responsable du pôle « développement RH ».

Parcours balisés

Cette démarche nécessite un long travail préparatoire. Il consiste d’abord à identifier les métiers usants. Le pôle « santé et QVT » dispose déjà du document unique et d’une batterie d’indicateurs : absentéisme, accidentologie, inaptitudes… Les deux métiers à risques sont connus : ripeur et agent technique d’éducation. Mais il reste à bâtir un tableau précis de tous les emplois en croisant les facteurs de risque de chaque métier et ceux liés au site où les agents travaillent. A la faveur des évaluations menées par les animateurs de prévention, ce travail est déjà en cours dans le service de l’eau potable. L’enjeu est de réussir les réorientations professionnelles, en affinant la connaissance du terrain.

Deuxième chantier : identifier les métiers (environ 300) exercés par les 13 000 agents des deux collectivités sur la base du référentiel du CNFPT. C’est déjà le cas pour 5 000 personnes, sur un total de 11 500 agents permanents. Ce chantier devrait s’achever à la fin de l’année. Il s’agit également de définir des « aires de mobilité ». « On repère les compétences transférables dans des métiers proches et celles qu’il faudrait acquérir pour réussir une reconversion. Et on définit les moyens à mettre en place : formation, tutorat, immersion… L’idée est de baliser des parcours en prenant comme point de départ un état des lieux des évolutions professionnelles réussies par le passé, puis d’individualiser, au cas par cas », détaille Laurence Bouchet.
Pour connaître les besoins de recrutement, les évolutions des emplois et des compétences, les demandes de formation et les projets professionnels, elle prévoit de s’appuyer sur des référents dans toutes les directions, mais aussi sur les entretiens annuels d’évaluation dématérialisés en 2016-2017.

« Se reconvertir avant de s’épuiser »

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Karine Viacroze-Perrin, responsable du pôle « santé et qualité de vie au travail »

L’enjeu est de faire de la mobilité préventive pour que les agents ne se retrouvent pas dans une impasse. Les métiers de la collecte des ordures ménagères, par exemple, sont physiquement usants, mais certains agents n’ont pas la possibilité de se reconvertir, il leur manque souvent des bases en informatique.
Nous identifions les métiers les plus proches en termes de compétences et sans usure professionnelle, pour permettre aux agents de se former et de se reconvertir avant de s’épuiser.

A terme, il faut bâtir un schéma où l’on croise, pour chaque métier, les compétences et les facteurs d’usure, mais aussi la réalité des risques sur le terrain. C’est un travail de fourmi. Par exemple, nous avons 450 écoles, avec des agents usés par les ports de charges. Certains établissements ont des marches d’escalier, d’autres non. On pourra faire des aménagements, et cela aussi, il faudra en tenir compte.

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