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Education

Les souffrances à l’école pour la journée du refus de l’échec scolaire

Publié le • Par • dans : France

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L'ennui, le mal de ventre, voire la phobie de l'école sont facteurs d'échec scolaire, comme le souligneront le 22 septembre 2010 des débats dans le cadre de la "journée du refus de l'échec scolaire" consacrée aux souffrances à l'école, en particulier au collège.

 

Il s’agit de la troisième édition de cette « journée », organisée par plusieurs associations, notamment l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), qui regroupe 7.500 étudiants aidant bénévolement 10.000 enfants scolarisés dans le système d’éducation prioritaire.

« Nous avons été frappés, lors des deux précédentes éditions, de constater qu’il y a un mal être, un malaise, une souffrance, ou des enfants qui n’osent pas poser des questions, bref, un rapport aux apprentissages et à l’école qui interroge », a expliqué à l’AFP Eunice Mangado-Lunetta, déléguée nationale à l’éducation à l’Afev.

Selon un classement établi par l’OCDE, la France se situe au 22e rang (sur 25) en termes de qualité de vie à l’école, rappelle l’association.
Selon le baromètre sur le rapport à l’école des enfants des quartiers populaires publié pour l’édition 2009, 66% des jeunes interrogés affirmaient ne pas aimer ou « un peu seulement » aller à l’école. 53% disaient s’ennuyer. Surtout, 36% déclaraient qu’ils avaient « parfois – voire souvent – mal au ventre avant d’aller à l’école ou au collège ».

« On sait que l’échec scolaire provoque de la souffrance, mais à l’inverse, est-ce que la souffrance scolaire n’est pas aussi un élément déclencheur de l’échec? », a demandé Mme Mangado-Lunetta, qui pense que « les choses se tendent au collège ».
Un rapport publié en avril par le député Jacques Grosperrin (UMP) soulignait que le collège était un « lieu de souffrance » pour les élèves comme pour les enseignants.

« Parmi les 150.000 jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme, combien ont décroché parce qu’ils étaient en souffrance? », s’inquiète l’Afev. « 44% des consultations de la psychologie de l’enfant et de l’adolescent sont dues à des difficultés de la vie à l’école, qu’il s’agisse de problèmes d’apprentissages, de conflits, voire de phobie scolaire », a déclaré à l’AFP le pédopsychiatre Marcel Rufo, qui sera le parrain de cette « journée ». L’ancienne Défenseure des enfants Claire Brisset en est la marraine. Tous deux participeront aux débats organisés mercredi à Paris, au cours desquels quelques solutions seront ébauchées.

Sur la question de l’évaluation des élèves, le chercheur en sciences de l’Education André Antibi est invité. Il lutte dénonce depuis 2003 contre la « constante macabre », c’est-à-dire le poids excessif de la note au sein d’un système qui sélectionne par l’échec et décourage beaucoup d’élèves et a développé un autre système d’évaluation. Marcel Rufo plaidera pour une « action précoce dès l’âge de deux ans, parce que l’estime de soi se construit à cet âge ». Seront aussi abordées les questions du « climat scolaire, des rythmes, de la souffrance des parents et de la formation des enseignants », selon l’Afev, qui rendra public son baromètre 2010. Tous ces intervenants assurent que ne sont pas mis en cause les enseignants – qui bénéficient d’un regard plutôt « bon » – mais plus généralement le système éducatif.

Des rencontres auront lieu dans une douzaine d’autres villes (Nantes, Perpignan, Poitiers…) et des collèges partenaires de l’Afev pourront susciter le débat, sous des formes pédagogiques libres. Le programme est disponible sur www.refusechecscolaire.org

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  1. 1. SEP/THOMASS 22/09/2010, 14h49

    Idem pour ma fille âgée de 14 ans, en 3ème actuellement. Maux de ventre à l'approche des contrôles, et gargouillements intestinaux. Je pense aussi, qu'il existe réellement un mal être dans les collèges (la période la plus difficile à appréhender,le passage de l'enfance à l'adolescence). Les professeurs font ce qu'ils peuvent, avec ce que les décrets ministériels leurs édictent. Pour ma part, je pense que le systéme éducatif français est en déperdition, en nbre d'enseignants, dans une formation qui n'est plus du tout en adéquation avec le savoir à transmettre aux élèves. Un Master pour enseigner en maternelle, primaire et collège où sont passés nos bonnes Ecoles Normales et Centre régional des PEGC pour le secondaire, où la pédagogie et des bases solides de français et d'arithmétiques, permettaient de donner justement de bonnes bases à nos enfants, donc une meilleure estime d'eux-même et une confiance bien placée.

    A quand le retour des exo du Bled, conjugaison du Bescherelle, de vraies dictées et pourquoi pas la méthode Boscher, qui a permis à des générations d'élèves de la Capitale ou de la Province, de maîtriser le français, alors que chez eux, on parlait le patois, ou le Basque, le Breton, l'Alsacien etc... La méthode glogale des années 1950 et sa nouvelle pédagogie, une réussite ? à l'origine cette méthode a été élaborée pour des enfants ayant un handicap, il me semble.

    J'espère que cette journée sera garante d'un nouveau devenir positif pour les élèves, les enseignants et les parents également.

  2. 2. mcch 22/09/2010, 09h43

    Bonjour,
    Monfils âgé de 13 ans et maintenant en 4è, a toujours mal au ventre avant d'aller au collège, depuis son entrée en 6è. De très bon élève en primaire il devenu perturbateur depuis le 2ème trimestre de la 6ème à peu près. Nous l'avons changé d'établissement depuis la rentrée, il est passé d'un établissement public à un établissement privé et nous suivons de très près sa scolarité, et depuis c'est pire. Il a pourtant de bonnes note mais avec les zéro de conduite sa moyenne générale est en réalité très faible. Je viens juste de prendre conscience de son mal être en lisant l'article d'un pédopsychiatre en lien avec cette journée. Mon fils ayant décidé de lui même de ne plus voir le pédopsychiatre et le psycologue nous souhaiterions pourvoir échanger avec d'autres parents ou enseignants et trouver la meilleure solution pour lui. Pourtant il a déjà une idée de l'orientation scolaires et professionnelle qu'il souhaite suivre. Pour notre fille du même âge et aussi en 4ème tout se passe pourtant très bien.

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