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Réforme territoriale

Fusion des régions : toutes sont désormais baptisées pour le meilleur comme pour le pire !

Publié le • Par • dans : France

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Carte13 © La Gazette

Les treize nouvelles régions nées de la réforme territoriale de 2015 sont aujourd'hui toutes baptisées. Elles avaient en effet jusqu'au 1er juillet pour trancher, et éviter que ce ne soit l'Etat qui décide à leur place ! Si six d'entre elles conservent leur périmètre d'origine et donc leur patronyme, sept ont changé de nom. De nouvelles appellations qui sont tantôt le fruit de votes citoyens, tantôt celui des élus régionaux. Ce qui fait déjà grincer quelques dents !

 

Il y a celles qui ont opté pour le changement complet de patronyme :

  • Occitanie (ex  Midi-Pyrénées – Languedoc-Roussillon) ;
  • Grand Est (ex Alsace – Champagne-Ardennes – Lorraine) ;
  • Hauts-de-France (ex Nord-Pas-de-Calais – Picardie).

Et puis celles, qui ont œuvré a minima :

  • Normandie (ex Basse-Normandie – Haute-Normandie) ;
  • Bourgogne  - France-Comté ;
  • Auvergne – Rhône-Alpes.

Reste que l’officialisation de ces nouveaux patronymes ne se fait pas sans remous. En effet, voilà des mois que cette question remue les territoires concernés.

Les rapides, les réfléchies, et les chercheurs…

Dans certaines régions, comme les Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne – Franche-Comté, tout était bouclé début avril. A l’inverse, Auvergne – Rhône-Alpes, Nouvelle Aquitaine et Occitanie ont pris leur temps avant d’arriver à un consensus…La Nouvelle Aquitaine étant la dernière à avoir été portée sur les fonds baptismaux, cinq jours avant la deadline officielle !

Par ailleurs, les modes de consultation ont également beaucoup varié d’une région à l’autre.

En effet, si tous les territoires ont tenu à impliquer au maximum les populations dans la phase de consultation et de proposition des noms, toutes n’avaient pas forcément opté pour le vote citoyen « intégral », afin de garder in fine la main sur le choix du patronyme.

Alors que les Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne – Franche-Comté ont effectivement adopté le nom arrivé en tête des suffrages citoyens, avec d’ailleurs une participation assez inégale selon les territoires ( 11 000 votes en Bourgogne – Franche-Comté contre près de 290 000  dans le Grand Est ! ), Auvergne – Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine ont tenu, elles, à laisser à leur exécutif  « les mains libres » pour ce baptême inédit, ne s’interdisant donc pas de bousculer les résultats des votations citoyennes.

Dans certaines régions, des comités d’experts (chercheurs, historiens, chefs d’entreprise, etc. ) ont également été constitués pour accompagner la naissance du nouveau nom.

Nouveaux noms, nouvelles stratégies ?

Mais au-delà de l’adhésion d’une population en faveur d’un nouveau patronyme, ces baptêmes posent aussi des questions en terme de marketing territorial.

« Le même problème se pose pour les nouvelles régions et les agglomérations issues de la refonte de la carte intercommunale », expliquait dans La Gazette Vincent Gollain, directeur du département « économie » de l’IAU-IDF et expert renommé en marketing territorial. Le nom choisi pour une marque territoriale nécessite trois critères :

  1. il faut un lien avec le territoire, pour que ses habitants puissent se l’approprier ;
  2. qu’il soit compréhensible en dehors de la région ou du pays, selon la cible que l’on cherche à attirer ;
  3. enfin, qu’il permette de la différencier des autres marques.

Et selon le dossier de La Gazette, consacré au marketing territorial, les élus ne sont guère diserts sur cette question, eux qui semblent avoir le plus souvent opté pour garantir une adhésion maximale de la population, en omettant peut-être de penser la stratégie de communication de leur nouveau territoire :

Au conseil régional d’Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes, le président, Alain Rousset, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet ; son équipe explique qu’« une marque territoriale n’a d’intérêt que si elle apporte une réelle valeur ajoutée au territoire et aux marques territoriales existantes (il faut échapper aux effets de mode). Si la région s’engageait dans cette voie, ce serait en concertation avec les territoires et dans le respect des marques existantes, notamment du Limousin. Même mutisme du côté des Hauts-de-France ou du Grand Est, pourtant parmi les premières régions à adopter un nouveau nom. Pour cette dernière, le dilemme est plus complexe, car elle englobe des marques déjà bien implantées et connues dans le monde entier, comme la Champagne ou l’Alsace, ainsi que des villes telles que Strasbourg, Reims ou Metz.

Les catalans ne sont pas des occitans

Mais avant de penser « marque »  et « visibilité extérieure » il semble déjà que certaines régions aient du mal à faire adhérer tout leur territoire au patronyme choisi ! C’est le cas de l’Occitanie, qui depuis quelques jours subit une fronde d’une partie de sa population qui ne se reconnaît pas dans ce terme.

Ainsi, des personnalités comme le chanteur Cali ou le rugbyman David Marty ont, selon France Bleu, signé un recours citoyen visant à s’opposer au choix opéré par l’exécutif -qui avait entériné le nom arrivé en tête de la consultation citoyenne.

« Les catalans ne sont pas occitans, ils veulent être partie prenante dans cette nouvelle région et il est important pour eux que leur participation soit lisible dans son nom », peut-on lire dans le recours. Ces catalans ont donc demandé une audience au Premier ministre, et militent désormais pour que le nom Occitanie soit retoqué par le Conseil d’Etat.

 

 

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  1. 1. Henri Tanson 02/07/2016, 19h18

    Maintenant que tout le monde sait que la loi El Khomri est une traduction en droit français, des recommandations de l'Union européenne, il serait temps de réaliser que la fusion des régions française procède de la même autorité.
    Ce n'est pas l'intérêt de la France, ce n'est donc pas l'intérêt des Français dont il était question mais du découpage de notre Etat, dans le but de rendre les régions directement dépendantes du pouvoir de Bruxelles et non plus de celui de Paris.
    L'objectif final est la transformation de l'UE d'origine en un Etat fédéral qui ne veut pas encore dire son nom.
    Les Britanniques nous ont démontré, si nous ne le savions pas, que l'appartenance à la Construction européenne n'était pas irréversible; nous devons donc réaliser que notre politique actuelle, fortement déterminée par la Commission européenne et le Conseil européen, n'est pas irréversible et que, si nous décidons nous-aussi de remettre en cause notre soumission aux traités européens, nous pourrons revenir sur ces fusions contre nature et sur la loi NOTRé. Et de façon démocratique, comme sont en train de le faire les Britanniques, en nous référant à l'article 50 du TUE.
    Je dis ça.

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