Insécurité

Les atteintes dans les transports en commun sont en hausse

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Une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) se penche sur les caractéristiques des atteintes subies par les Français dans les transports en commun. Celles-ci concernent en effet près d’un tiers des violences, vols et autres menaces se déroulant sur l’espace public, et augmentent depuis 2013, notamment en ce qui concerne les femmes.

Les atteintes dans les transports en commun sont de plus en plus fréquentes, selon une récente étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Bâtie à partir des enquêtes « Cadre de vie et sécurité » menées conjointement depuis 2007 par l’INSEE et l’ONDRP, cette fiche « Repères » compare notamment les spécificités de ce type de victimation avec le pourcentage global de Français victimes d’au moins une atteinte depuis 2013 (18,3%) – qu’il s’agisse de violences physiques, de vols ou de tentatives de vols à la tire comme à l’arraché, de menaces ou d’injures.

L’intérêt de cette étude consiste à renseigner la part de victimes dont la dernière atteinte en date a eu lieu dans un transport en commun (1,4%). « Il s’agit de la proportion la plus élevée observée au cours de l’ensemble des enquêtes CVS » notent les statisticiens de l’ONDRP, alors que le taux de victimation s’établissait généralement plutôt autour de 1%, sans grandes variations, depuis 2005. La hausse a été la plus marquée pour les femmes (1,5% en 2015 contre 1,1% en 2013), accentuée notamment par l’augmentation des vols et tentatives de vols.

Les usagers quotidiens particulièrement touchés

L’ONDRP démontre également que 30,3% des atteintes dans un lieu public se déroulent dans un transport en commun. Par ailleurs, 26,2% des atteintes dans l’espace public étant le fait de plusieurs auteurs sont commises dans les transports en commun. Cette étude apporte également d’autres éléments de réponse sur la spécificité de ce type de victimation, au regard de l’ensemble des atteintes se déroulant dans un lieu public.

Elle revient notamment sur le profil des usagers quotidiens victimes dans les transports en commun (sexe, âge, revenus, motif de déplacement, quartier de résidence, etc), caractéristiques des auteurs (nombre, âge, sexe, etc), cadre temporel de l’atteinte (moment de la journée, période de la semaine, etc). L’ONDRP démontre ainsi que les usagers quotidiens, travaillant, touchant de hauts revenus et résidant en banlieues sont plus à mêmes d’être victimes d’une infraction dans les transports en commun, sans différences liées à l’âge ou au sexe.

L’ONDRP avait déjà abordé la question de la victimation dans les transports en commun dans une étude de 2009, ainsi que l’Observatoire national de la délinquance dans les transports (ONDT). Ces résultats avaient été exploités par le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), pour rédiger son avis ayant inspiré le « plan national de lutte contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun » présenté par le gouvernement en juillet 2015.

 

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