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Enarques : une percée dans les départements, un raz-de-marée dans les régions

Publié le • Par • dans : Dossiers d'actualité

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Jamais élections n’avaient entraîné un tel turnover à la tête des exécutifs. A l'issue des scrutins de 2014 et 2015, le mercato des DGS des collectivités n'a, lui non plus, jamais été aussi important. Avec une forte présence d'anciens élèves de l'Ena

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Haute fonction publique : le match Ena-Inet pour piloter les territoires

 

A l’issue des scrutins de mi-mandat de 2014 et 2015, 44 % des villes de plus de 40 000 habitants, 50 % des départements et 85 % des régions ont changé de tête. Le basculement de gauche à droite des grandes collectivités a conduit à un mercato record au poste de directeur général des services.

Au total, selon une étude du Centre national de la fonction publique territorial (CNFPT) publiée le 30 mars, 53 % des postes de DGS de villes de plus de 40 000 habitants et 42 % de ceux de départements ont été renouvelés.

Parmi les directeurs généraux des services des 13 nouvelles régions, 70 % ont pris leurs fonctions après les élections.

Principaux bénéficiaires de ces chambardements : les hauts fonctionnaires d’Etat. Leur poids progresse de deux points dans les villes de plus de 40 000 habitants pour atteindre 11 % et d’un point parmi les départements pour culminer à 27 %. Au sein des 13 nouvelles régions, cette proportion grimpe jusqu’à 70 %.

Une grande vague de préfets

A cet échelon, les anciens élèves de l’Ecole nationale d’administration (ENA) sont particulièrement bien représentés. Six des treize DGS en sont issus. Même le président autonomiste de la collectivité territoriale de Corse, Gilles Simeoni, a opté pour un pur produit de la technocratie d’Etat, Paul Pellegri, auparavant directeur national de la très régalienne institution de gestion sociale des armées. Ses collègues continentaux ont, pour leur part, manifesté une certaine appétence pour le corps préfectoral. Quatre d’entre eux ont privilégié un profil de ce type.

Une percée que l’on observe aussi chez leurs homologues départementaux. Selon l’étude du CNFPT, le nombre d’administrateurs civils, préfets et sous-préfets DGS est passé de 12 à 16 unités. Un phénomène nettement marqué dans la région Centre. Les préfets Philippe Gustin et Gilles Lagarde ont pris la direction générale des services des conseils départementaux de l’Eure et de l’Indre-et-Loire.

Cependant, cette poussée ne s’accompagne pas d’un reflux à cet échelon des administrateurs territoriaux, puisque 45 DGS de département appartiennent à ce cadre d’emplois. Exactement le même chiffre qu’avant les élections. Mais dure est la chute dans les régions. Les administrateurs territoriaux ne représentent plus que 23 % des DGS des 13 nouvelles entités métropolitaines, contre près de deux fois plus dans l’ancien découpage.

Les associations d’élus au diapason

François Baroin (LR), Dominique Bussereau (LR) et Philippe Richert (LR), respectivement présidents de l’Asso- ciation des maires de France, de l’Assemblée des départements de France et de l’Association des régions de France, ont tous comme DG des anciens élèves de l’ENA. Dans deux des trois cas, il s’agit, selon une tradition souvent bien établie, d’un représentant du corps préfectoral.

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