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[OPINION] TAFTA

Le TTIP, ça nous regarde !

Publié le • Par • dans : Europe, Opinions

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Ouv_Tafta © M. Gobert / La Gazette

C’est à l’automne 2014 que le TTIP fait irruption dans mes préoccupations quotidiennes d’élu local. Quel était donc cet accord de libre-échange dont les négociations entre l’Union européenne et les Etats-Unis étaient entourées du plus grand secret ?

Didier Wauters © D. W.

Didier Wauters, conseiller communal (CDH), ville de Bruxelles

 

C’est à l’automne 2014 que le TTIP (dit « Tafta» ou « GMT ») fait irruption dans mes préoccupations quotidiennes d’élu local. Quel était donc cet accord de libre-échange dont les négociations entre l’Union européenne et les Etats-Unis étaient entourées du plus grand secret ?

De rencontres en recherches d’informations, j’ai cherché à savoir ce qui se cache derrière ces quatre lettres. Et vous allez peut-être rire, mais ma conviction s’est faite après avoir vu un clip vidéo produit par la Commission européenne, tentant de vanter les mérites du TTIP… Tous mes systèmes d’alarme, tous mes sens critiques clignotaient et s’affolaient ! Ce traité était tout simplement dangereux pour les politiques locales.

L’impact du TTIP à tous les échelons

Il était clair que le vote du TTIP aurait des impacts à tous les échelons : depuis les Etats, jusqu’aux plus petites entités locales. Or j’ai toujours considéré que l’échelon communal était le premier maillon de la démocratie, celui qui est proche des gens, de leurs préoccupations quotidiennes.

Tous ces éléments ont fait que, sur ma proposition, la ville de Bruxelles a voté, le 29 juin 2015, une motion demandant la suspension des négociations et affirmant que si le traité était adopté en l’état, la ville de Bruxelles, siège des institutions européennes, se déclarerait ville « hors zone TTIP » et donc non concernée par cet accord.

 

Aujourd’hui, trop peu de personnes réalisent les retombées négatives, très concrètes, qu’un tel traité pourrait avoir sur leurs vies quotidiennes.

En voici deux exemples :

  • Le tissu économique de la Belgique, et singulièrement celui de sa capitale, Bruxelles, repose en grande partie sur les petites et moyennes entreprises tournées vers le marché local. Les pouvoirs publics ont pris des mesures pour renforcer l’économie locale en donnant la priorité dans les marchés publics aux créateurs d’emplois locaux. Il faut savoir que ces dispositions pourraient être rendues illégales par le TTIP qui, ouvrant les marchés publics européens aux entreprises américaines, interdirait tout critère de préférence local.
  • Ensuite, en ce qui concerne la région bruxelloise - qui regroupe 19 communes dont la ville de Bruxelles -, la décision a été récemment prise d’interdire l’utilisation du glyphosate sur le territoire de la région. L’objectif politique est, à terme, de faire de la région de Bruxelles capitale une région zéro pesticide. Or, en cas de ratification du TTIP, cette décision démocratique pourrait être remise en cause. En effet, elle pourrait non seulement être cassée au nom de la libre concurrence par un recours devant un tribunal « privé », mais plus encore, elle pourrait coûter très cher à la région par le paiement d’amendes.

Pour ma part, je pense qu’il est clair que l’enjeu majeur pour les mois à venir est la diffusion la plus large possible de ces informations !

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