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Grand Paris

Grand Paris : un préfet tout-terrain pour la métropole

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : France

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OK_Thomas_degos © Twitter Préfet du Morbihan

Ancien responsable du management du corps préfectoral, le nouveau DGS de la métropole du Grand Paris Thomas Degos a supervisé les dossiers de la région-capitale au cabinet de Jean-Louis Borloo, puis de Maurice Leroy. Au sein du mini-staff du groupement urbain, il entend favoriser le métissage administratif.

 

Chiffres-clés

Agenda - Evénement

Pour aller plus loin sur les enjeux de gouvernance qui concernent les métropoles, rendez-vous à la conférence Développement des métropoles, que La Gazette des communes organise le 29 novembre 2016 à Paris.

Programme et inscription ici.

Patrick Ollier (LR) le confiait dès le milieu de l’automne. Pour diriger les services de la métropole du Grand Paris (MGP) dont il visait la présidence, le député des Hauts-de-Seine ne voyait qu’un préfet. Une évidence pour ce pur produit de la filière gaulliste, successeur de Jacques Baumel à la tête de la mairie de Rueil-Malmaison.

Au lendemain de son élection à la tête du groupement urbain, le 22 janvier 2016, les choses n’ont pas traîné. Désireux de tourner la page du préfet préfigurateur François Lucas, Patrick Ollier a vite arrêté son choix sur le représentant de l’Etat dans le Morbihan, Thomas Degos. Un haut-fonctionnaire dont il a pu mesurer le professionnalisme, lorsque, ministre des relations avec le Parlement, il échangeait avec lui, directeur de cabinet du ministre de la Ville Maurice Leroy.

Après l’alternance de 2012, le député Ollier est devenu, à l’Assemblée nationale, rapporteur spécial du budget outre-Mer. L’occasion de croiser à nouveau la route de Thomas Degos. Le préfet officiait comme délégué général à l’Outre-Mer.

Dans la négo du Grand Paris Express

Du management du corps préfectoral à la représentation de l’Etat à Mayotte en passant par un poste de conseiller au cabinet du président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer : à 44 ans, ce haut fonctionnaire classé à droite a déjà beaucoup bourlingué.

Mais c’est sa maîtrise du dossier du Grand Paris qui a fait la différence. Entre 2007 et 2010, Thomas Degos a œuvré en tant que dircab’ adjoint auprès de l’un des maîtres d’œuvre du grand chantier sarkozyen, Jean-Louis Borloo. Le ministre de l’Ecologie exerçait sa tutelle sur Christian Blanc, secrétaire d’Etat à la région capitale, architecte du premier réseau de métro automatique et des futurs pôles de développement.

Quand, empêché par une fumeuse affaire d’achat de cigares sur fonds publics, ce dernier a dû quitter le Gouvernement, Thomas Degos est resté dans le circuit. Directeur de cabinet de Maurice Leroy, ministre en charge du Grand Paris, il a joué tout son rôle dans l’accord passé entre la région et l’Etat sur le projet de transport et d’aménagement Grand Paris Express. « Thomas Degos allie la vision de la métropole et la connaissance des hommes », salue Patrick Ollier.

Ancien bras droit de l’actuel préfet de région

Lorsque le président de la métropole a voulu le débaucher, le préfet du Morbihan n’a pas été totalement surpris. « Les grands élus recherchent des hauts-fonctionnaires qui maîtrisent les arcanes des administrations centrales, des cabinets ministériels et du Parlement. Il faut être à la croisée de ces chemins-là. C’est une question de crédibilité. Une carrière univoque, cela n’existe plus », dit-il. Aussi, Thomas Degos n’a pas hésité : « Participer à la constitution de cette intercommunalité de 131 maires sur un territoire stratégique représentant 22 % du PIB national et 75 % du PIB de l’Ile-de-France est une formidable opportunité. »

A la MGP, il oeuvrera, et cela n’a rien d’un hasard, avec son ancien directeur de cabinet chez Jean-Louis Borloo, le préfet de la région Ile-de-France Jean-François Carenco.

Entré en fonction début mai, Thomas Degos a finalisé le pacte fiscal et financier, ainsi que la charte de coopération stratégique entre la métropole et les douze établissements publics territoriaux de la zone. Des intercommunalités dotées peu ou prou, des compétences des communautés d’agglomération. La relation entre ces différentes entités sera au cœur de l’une des premières interventions publiques du DG de la métropole, lors de la conférence sur le Grand Paris organisée le 22 juin prochain par La Gazette.

Ouverture aux administrateurs territoriaux

Ces dernières semaines, c’est sa chance, les vents ont soufflé dans le bon sens. La patronne de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR) a mis en sourdine ses attaques contre l’existence-même de la métropole. « Pour la présidente, et, plus largement, pour l’exécutif régional, aucun projet, aucune initiative, aussi louable soit-elle, ne peut se conduire sans la Métropole du Grand Paris », a même déclaré, le 23 mai, devant les élus du groupement urbain Didier Bariani (UDI), vice-président de l’Ile-de-France en charge de la MGP.

A côté des exercices de diplomatie territoriale, Thomas Degos devra, « avant l’été », former son staff de fonctionnaires d’élite. Une équipe ultra-resserrée. 27 postes, au total, ont été inscrits au tableau des effectifs. Des sésames très recherchés. Thomas Degos favorisera, assure-t-il, le métissage administratif. Le DG de la métropole affiche volontiers son ouverture auprès des administrateurs territoriaux. A la préfecture du Morbihan, son secrétaire général Jean-Marc Galland était issu de ce cadre d’emploi, prend-il soin de préciser.

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