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[EDITORIAL] Congrès des maires 2016

Maires de France : l’unité est un combat

Publié le • Par • dans : France

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congres-cloture-hollande-baroin-hidalgo-H © Stéphane Gautier/La Gazette

Devant les maires réunis en congrès, François Hollande a annoncé, jeudi 2 juin, une réduction de moitié de la baisse des dotations au bloc communal en 2017. En cajolant ainsi les maires, le chef de l'Etat a aussi froissé les régions et les départements, brisant ainsi l'union sacrée des élus locaux contre la baisse des dotations. Le dimanche 5 juin, François Baroin, le sénateur-maire (LR) de Troyes, président de l'AMF, annonçait son soutien à Nicolas Sarkozy.

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Congrès des maires 2016, l'année des bonnes nouvelles ?

 

 

Fidèle à son inénarrable goût pour les synthèses, l’ancien premier secrétaire du PS coupe la poire en deux. Pour 2017, François Hollande réduit de moitié la baisse programmée des dotations versées aux communes et aux intercommunalités. Une annonce dont il a réservé la primeur au congrès des maires. Adepte du bon vieux principe selon lequel pour régner, mieux vaut souvent un peu diviser, l’héritier de François Mitterrand n’accorde pas le même privilège aux départements et régions.

Une base très remuante

L’union sacrée entre associations d’élus, proclamée voici deux numéros en une de notre journal, résistera-t-elle à ce coup de Jarnac ? Le grand vainqueur de cette séquence, le président de l’Association des maires de France, François Baroin (LR), est déjà passé à autre chose. Il déclare très officiellement sa flamme à Nicolas Sarkozy. Le voici en selle pour Matignon, au cas où l’ancien locataire de l’Elysée retrouverait ses appartements. Et certains édiles de pointer un engagement incompatible avec sa charge à l’AMF. Au-delà des effets de tribune, l’unité des élus locaux reste fragile comme du verre. Certaines associations départementales de maires jugent leur maison mère un brin pusillanime. De l’aveu même de François Baroin, leurs représentants les plus remuants envisageaient, voici quelques semaines, de monter sur l’Elysée. L’AMF espère les rattraper au vol en pesant sur le scrutin présidentiel de 2017. Ses dirigeants soumettront un programme aux postulants à la magistrature suprême.

L’heure de vérité en 2017

Au-delà de cette posture inédite dans l’histoire de la centenaire, cette plateforme sera-t-elle à la hauteur de la journée de mobilisation des maires du 18 septembre 2015 ? Un mouvement de grogne à l’origine même du changement de pied de François Hollande. L’éclaircie de la baisse de la baisse des dotations pourrait être de courte durée. Le verre à moitié plein pourrait même se vider dès le lendemain des scrutins de 2017, les principaux candidats à la primaire des Républicains préconisant des coupes drastiques dans les dépenses publiques.

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