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Club RH Aix-en-Provence - 19 mai

« Tous les motifs pour raison de santé peuvent donner lieu à des politiques adaptées » – Jérémie Vencatachellum

Publié le • Par • dans : compte rendu des dernières rencontres du club RH

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En préambule à la table ronde du Club RH du 19 mai à Aix-en-Provence, Jérémie Vencatachellum, élève administrateur territorial de l’INET, a présenté les conclusions d’une étude sur l’absentéisme réalisée, avec trois autres élèves, pour le compte de l'Association des DRH des grandes collectivités (ADRH GCT).

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Cet article fait partie du compte-rendu

Absentéisme : les initiatives locales pour enrayer le phénomène

 

Dans quel but l’ADRH GCT a-t-elle commandé à l’INET une étude sur l’absentéisme ?

L’objectif de cette étude était d’aboutir à une définition partagée de la notion d’absentéisme, qui aujourd’hui répond à des réalités multiples, et de proposer un indicateur homogène qui puisse permettre des comparaisons objectives entre collectivités. Nous devions également recenser les bonnes pratiques et fournir des pistes de réflexion pour l’avenir.

A quelle définition de l’absentéisme êtes-vous parvenu ?

Nous sommes partis de la pratique des collectivités pour proposer une définition commune et partagée : « l’absentéisme est l’absence d’un agent à son poste, dès lors que cette absence n’est pas liée aux droits légaux, statutaires ou découlant de dispositifs internes dont bénéficie l’agent ». Nous avons choisi d’abandonner la distinction entre absentéisme compressible / incompressible car, selon nous, l’ensemble des motifs pour raison de santé sont susceptibles de donner lieu à des politiques adaptées (prévention, aménagement de poste, contrôle…) visant la résorption du volume d’absences.

Quelles pistes d’actions proposez-vous ?

Concernant les leviers managériaux, nous préconisons d’impliquer et de responsabiliser toute la chaîne hiérarchique via une gestion décentralisée de l’absentéisme. Il faut un dialogue de gestion RH entre DRH et managers. Nous rappelons aussi la nécessité de mieux prendre en compte le bien-être et les conditions de travail, d’améliorer la relation et la coordination entre le suivi médical et les attentes de service.

Selon nous, l’entretien de retour serait à systématiser pour montrer que chaque absence compte, et pour accompagner aussi le retour dans le service. Sur les leviers incitatifs et de contrôle, les contre-visites médicales seraient également à systématiser mais elles ont un coût et posent un problème de réactivité. Elles peuvent néanmoins être lancées de manière aléatoire. Ce qui permet d’envoyer un message fort à tous les agents. Nous abordons aussi la modulation du régime indemnitaire pour inciter au présentéisme, tout en rappelant que son utilité est controversée.

Impliquer et responsabiliser toute la chaîne hiérarchique via une gestion décentralisée de l’absentéisme

Vous avez également souhaité explorer le volet médical. Quelles sont vos pistes de réflexion dans ce domaine ?

Nous estimons qu’il serait intéressant de repenser la relation et les missions de la chaîne médicale notamment entre médecine de ville, médecins agréés et représentants de la collectivité. A Poitiers par exemple, la DRH a contacté le conseil de l’ordre des médecins pour le sensibiliser sur les impacts négatifs des absences pour la collectivité. Depuis, il semblerait que davantage de contre-visites aboutissent à une infirmation des arrêts. Une autre réflexion à mener serait d’encadrer certains droits des agents dans un souci d’équité et de contraintes de services. Par exemple, comment pourrait-on moduler les droits à congés, pour nécessité de service, suite à un arrêt maladie ?

Repenser la relation et les missions de la chaîne médicale entre médecine de ville, médecins agréés et représentants de la collectivité

Vous abordez également l’épineux sujet du rétablissement du jour de carence. A quelle conclusion êtes-vous parvenu ?

Nous ne tranchons pas. Mais un nombre important de DRH rencontrés préconise le rétablissement du jour de carence tel qu’il avait été institué et mis en œuvre en 2013. Ce dernier ayant eu, selon eux, un effet notable sur la fréquence des arrêts courts. En revanche, certaines collectivités ont constaté dans le même temps une augmentation des arrêts plus longs. Le jour de carence pose aussi problème car la très grande majorité des agents qui s’arrêtent pour raison de santé sont « réellement » malades.

Jeremie Vencatachellum

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