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Congrès des maires 2016

Les maires s’invitent dans la présidentielle

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : France

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Baroin-Laignel © GAUTIER Stephane

A la façon de Nicolas Hulot en 2007, l’Association des maires de France entend faire signer aux candidats à la magistrature suprême en 2017 « une charte pour l’avenir des communes de France ». Une première dans l’histoire de l’AMF. Une réforme financière d’ampleur pourrait figurer au programme.

 

 

Soumise à une base très remuante qui, ces dernières semaines, n’aurait pas dit non à des manifestations de rue et à une démonstration de force devant l’Elysée, le bureau de l’Association des maires de France (AMF) se lance dans une démarche inédite. Pour la première fois, l’association va présenter début 2017 « un contrat de législature ». Le président de l’AMF François Baroin (LR) en a fait l’annonce, ce 31 mai 2016 à la tribune du congrès des maires. Cette plateforme sera soumise à la signature des candidats à la magistrature suprême. Une grande réunion aura lieu en ce sens en mars 2017, juste avant le premier tour de la présidentielle.

Big-bang fiscal ?

Au menu, figurera naturellement la défense de l’autonomie financière des communes. Mais jusqu’où ira cette charte, dans un contexte d’opposition frontale gauche-droite ? Déjà, la tenue d’une réunion, le 1er juin 2016, au siège des Républicains des maires affiliés au parti de droite suscite quelque tirage du côté de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains. En cause : la participation de François Baroin à ce rassemblement organisé sous l’égide Nicolas Sarkozy, candidat putatif à la primaire présidentielle. Le meeting d’élus locaux programmé le même jour par un prétendant déclaré, Alain Juppé (LR), salle Wagram à Paris, ne passe pas non plus inaperçu.

Le secrétaire général de l’AMF, Philippe Laurent (UDI), se montre cependant confiant dans la capacité des dirigeants de l’AMF à surmonter leurs antagonismes électoraux. Il prône une plateforme « ambitieuse » qui passe par une remise en cause de « tout l’équilibre fiscal actuel ».

François Baroin souhaite, lui, faire retour à la politique d’aménagement du territoire. « S’il n’y a pas l’Etat, c’est la loi du plus fort et du plus grand », met-il en garde, en référence aux super-régions, aux métropoles et aux intercommunalités « XXL » instaurées par la réforme territoriale.

Haro sur « la supracommunalité »

Aux yeux du premier vice-président délégué André Laignel (PS), il est urgent de contre-attaquer. « Jamais la commune n’a été aussi menacée, jamais la commune n’a été aussi nécessaire », martèle-t-il. Reprenant sa traditionnelle métaphore du garot financier imposé par l’Etat, André Laignel s’en prend également aux transferts de compétences des communes vers leur intercommunalité. « Si on ne peut pas avoir la bête, on va essayer de la vider de son contenu » cingle-t-il. « Le tourisme, c’est l’âme d’une commune », tranche l’édile socialiste.

Remonté comme jamais contre la « supracommunalité », le tribun de l’AMF met en garde, solennel : « Nous avons atteint les limites du supportable. Il nous faut, maintenant, une charte pour l’avenir des communes de France. »

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