En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV Fournisseurs du secteur public

Logo Gazette.fr

 

Réagir

Economie et sport

Les recettes de l’OCDE pour faire de l’Euro 2016 un levier de développement pour les villes

Publié le • Par • dans : Documents utiles, France

0

Commentaire

Réagir

Le stade Jean Bouin, à Paris, inauguré le 30 août 2013. Le stade Jean Bouin, à Paris, inauguré le 30 août 2013. © Bonna Sabla - Franck Deletang

Dans un rapport remis au ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, le 19 mai, l’OCDE revient sur les effets attendus de l’Euro 2016. L’organisation internationale présente les différentes stratégies et initiatives prises par les dix villes organisatrices - au premier rang desquelles celles destinées à stimuler l’emploi local – en vue de créer des retombées économiques et sociales.

 

Quel héritage laissera l’Euro 2016 et comment améliorer les retombées locales des grands évènements sportifs ? A une vingtaine de jours du début de la compétition, tels sont les enjeux auxquels un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) tente de répondre en détaillant la façon dont l’État et les 10 villes hôtes ont organisé ce qui est le « 3ème événement sportif mondial en termes de retombées médiatiques, après les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de football ».

Remis le 19 mai au ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, Patrick Kanner, ce document intitulé « Les événements sportifs internationaux et le développement local : la France face à l’Euro 2016 » met ainsi en lumière le potentiel des retombées économiques à l’échelle nationale et passe au crible les stratégies de développement mises en place par les villes dans le cadre de l’organisation.

Potentiel de retombées élevées

Dans ce document de 110 pages réalisé en collaboration avec le ministère de la ville, de la jeunesse et des sports et les dix villes organisatrices, l’OCDE met d’abord en avant les perspectives de retombées positives pour le pays.

« Lorsque des événements internationaux sont bien accueillis, ils deviennent un catalyseur pour le développement local », assure l’organisation. En théorie du moins, car, même auréolée d’une tradition d’accueil de premier plan, la France n’a finalement pas véritablement retiré des bénéfices spectaculaires de l’organisation au moins une fois, au cours des trois dernières décennies, de 18 des 25 grands types d’événements sportifs, hormis les Jeux Olympiques et le championnat du monde de basket Ball, rappelle l’OCDE.

Estimées par le gouvernement à plus d’un milliard d’euros pour les entreprises et l’État, ces bénéfices économiques découlent du surcroît d’activité généré, incluant les dépenses d’organisation et les recettes supplémentaires d’hospitalité, de restauration et de transports et les recettes de TVA additionnelles.

L’OCDE considère en outre que le potentiel de retombées peut encore être augmenté par les pouvoirs publics dans le cadre de l’organisation future d’évènements sportifs internationaux. A condition de « lier à ces événements, des projets urbains bien plus importants », notamment à partir de la construction de grands équipements, de la meilleure mise en lumière des effets sociaux et culturels de tels événements, et surtout, et de la place de l’organisation d’évènements sportifs de ce type « dans une perspective longue », son legs étant partie prenante de ces derniers.

Un évènement au cœur des stratégies de développement des villes

Pour leur part, les dix villes accueillantes attendent également de l’organisation de cette compétition un héritage pour leurs territoires et des bénéfices pour l’économie locale, provenant notamment des dépenses des 800 000 visiteurs étrangers espérés.

L’OCDE a ainsi examiné comment chacune d’elles a entendu tirer parti de l’accueil de l’Euro 2016 pour enrichir sa propre stratégie de développement. Elle distingue deux catégories : « Pour certaines, l’accueil de l’Euro est bien au cœur de leur stratégie et il en enrichit le sens et le contenu. Pour d’autres, l’accueil de l’Euro accompagne leur stratégie en y jouant un rôle plus marginal », explique l’organisation internationale. Et de lister les stratégies de développement qui ont été suivies prioritairement par les villes : attractivité économique, touristique et culturelle, enjeux urbanistiques ou d’infrastructures, rénovations des équipements sportifs et culturels, ou encore orientation vers des activités tertiaires, par exemple.

Parmi les principales caractéristiques des approches locales, la création d’emplois et la formation ont fait l’objet d’une attention particulière dans le cadre d’un accord national entre l’État, les collectivités locales et les partenaires de l’emploi. « L’approche adoptée par chacune des villes hôtes Euro 2016 a été fondée sur la conviction que de tels événements peuvent stimuler l’emploi local, améliorer les compétences et développer le capital social », argumente l’OCDE.

En pratique, les villes ont pris de nombreuses initiatives en termes d’analyse des besoins suscités par l’organisation de l’Euro 2016 et des compétences disponibles sur le marché local de l’emploi, d’insertion de clauses dans les appels d’offres prévoyant le recrutement de travailleurs locaux, ou encore de formations, de mises à niveau et de reconnaissance des qualifications des personnes pour un retour à l’emploi durable après la compétition.

Une opportunité pour l’avenir des villes

Mais au-delà du succès attendu et de ses effets positifs d’un point de vue économique, social et environnemental, l’Euro 2016 constitue aussi une opportunité de « parfaire l’expérience » dans la perspective d’organiser d’autres grands événements. L’héritage de l’Euro 2016 « repose dans le fait de savoir si les villes qui l’accueillent sauront adopter des stratégies ambitieuses pour répondre à de nouvelles propositions d’événements et s’engager ainsi à renforcer leur développement à venir », insiste le rapport. Un héritage d’autant plus important que les villes auront fait de cet évènement le point de départ d’une nouvelle stratégie de développement.

Comment optimiser les retombées ?

De cette analyse de l’expérience des 10 villes françaises hôtes, l’OCDE tire par ailleurs trois principes sous formes de recommandations pour l’optimisation des retombées locales d’une manifestation sportive internationale :

  1. créer un cadre clair et légitime d’évaluation ex ante et ex post de la manifestation à court, moyen et long terme, comprenant les conséquences économiques, sociales et environnementales ;
  2. fonder la décision de présenter sa candidature à l’organisation d’une manifestation sportive internationale sur une volonté d’optimisation du développement économique à long terme, de protection de l’environnement, de bonne gouvernance et de partenariat multisectoriel, de renforcement de l’inclusion sociale et de développement de la pratique du sport ;
  3. les nations organisatrices et les instances sportives internationales doivent veiller à la pérennité et à la constante viabilité des manifestations sportives internationales en tant que catalyseurs du développement local.

 

Haut de page

0

Commentaire

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

Mots-clés

Thèmes abordés EconomieSport

0 Commentaire

Ajouter un commentaire
  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.