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Lutte contre le terrorisme

Prévention de la radicalisation : l’Etat et les maires s’organisent pour mieux collaborer

Publié le • Par • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

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Baroin Cazeneuve Valls © AMF

Le premier ministre Manuel Valls et le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, ont signé jeudi 19 mai une convention de partenariat. Etat et collectivités souhaitent intensifier leurs échanges au cours des prochains mois pour lutter contre la radicalisation.

 

Dix jours après la tenue d’un comité interministériel de prévention de la radicalisation (CIPDR), le gouvernement de Manuel Valls et l’Association des maires de France (AMF) ont signé, jeudi 19 mai, une convention de partenariat. Objectif : formaliser et structurer les relations Etat/Collectivités amenées à se développer du fait de l’émergence de ces nouveaux défis.

Le protocole, mis en ligne sur le site de l’AMF, prévoit de renforcer les formations des élus communaux et intercommunaux ainsi que des agents territoriaux, améliorer la détection et le signalement de cas ainsi que l’échange d’informations, etc.

En complémentarité de l’Etat, les collectivités locales peuvent elles aussi œuvrer en faveur d’une « prévention de la radicalisation durable et pour éviter toutes les dérives radicales violentes qui menacent les personnes et les valeurs de vie commune en société.»

Politique publique à part entière

« Après deux ans d’expérimentations, j’ai souhaité que la prévention de la radicalisation devienne une politique publique à part entière. Réussir cette montée en charge qualitative et quantitative nécessitait une coopération étroite avec les collectivités territoriales », a expliqué le premier ministre, Manuel Valls.

Entouré du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve ainsi que de Patrick Kanner, ministre de la Ville et de la Jeunesse, il a insisté sur le « rôle incontournable » des maires : « au-delà de l’action policière et judiciaire, il y a nécessité d’agir en amont. Sans une politique active de détection, de prévention et de réinsertion, tous les efforts des pouvoirs publics ne serviraient à rien. »

« Cette convention nous permet de fixer un cadre, des objectifs ainsi que de prévoir des clauses de revoyure. Je peux vous assurer de la pleine implication des maires sur ce dossier, plus que jamais aux côtés de l’Etat pour garantir l’ordre public » a, pour sa part, ajouté le président de l’Association des maires de France (AMF), François Baroin.

Partage d’informations

Le premier édile de Troyes (Aube) est revenu sur « le besoin exprimé par les élus d’être mieux informés de la présence sur notre territoire d’individus présentant une forte présomption de danger. Il faudra réfléchir sur un véhicule législatif permettant l’amélioration de l’échange d’informations préoccupantes. Nous souhaitons absolument développer le partage avec les services de l’Etat, même si nous comprenons que la garantie du secret d’instruction voire le secret-défense prévale dans certaines circonstances. »

De leur côté, les élus en charge de la politique de la ville et de la prévention de la délinquance s’engagent à « structurer une action locale de repérage et de construire des actions préventives de proximité. » L’AMF a mis en ligne le cadre de référence préparé par le ministère de la Ville pour aider les acteurs locaux à bâtir les plans d’actions sur la prévention de la radicalisation qui devront être annexés aux contrats de ville en 2016.

Plans d’actions locaux

En parallèle, l’AMF a diffusé un référentiel des indicateurs de basculement dans la radicalisation – préparé par le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) – à l’ensemble de son réseau. Ils feront également parvenir à leurs adhérents un « kit de formation » sur la prévention de la radicalisation.

L’AMF organisera une table-ronde sur la prévention de la radicalisation le 1er juin prochain, lors du 99ème congrès des maires – qui avait été reporté dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015.

La convention précise également que « les parties s’accordent sur la constitution d’un comité national de prévention de la radicalisation » afin de faciliter les échanges entre les élus locaux et l’Etat, examiner et sélectionner des initiatives à valoriser, réaliser des propositions et évaluer leur efficacité, etc.

 

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  1. 1. christophe 20/05/2016, 10h45

    Il serait utile de ne pas mettre en ligne le lien du référentiel des indicateurs de basculement... C'est un document très utile pour les futurs djihadistes...

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