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Loi NOTRe

Réforme territoriale : halte au «chamboule-tout» disent les grands élus de droite !

Publié le • Par • dans : France

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carte © La Gazette

Depuis quelques semaines déjà, des voix -et non des moindres- s'élèvent régulièrement à Droite pour demander que la réforme territoriale ne soit pas détricotée en cas d'alternance en 2017. Même si ces élus ne pensent pas que du bien de la loi NOTRe, tous réclament néanmoins un peu de «stabilité». Une pierre dans le jardin des candidats à la primaire.

 

Et un de plus !  Philippe Richert lance un nouveau pavé dans la mare des candidats à la Primaire de droite, en affirmant à la Une du site Rue 89 Strasbourg « On ne reviendra plus sur la réforme territoriale ».

Dans cet entretien,  le patron LR de la région Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine explique : « Il faut que notre pays arrête d’imaginer qu’il a du temps à perdre et soit au rendez-vous de sa modernisation. On ne peut pas passer 6 ans à réformer, 6 ans à défaire, 6 ans à refaire [...] La plupart des gens ne croient pas deux secondes qu’on va revenir sur la réforme territoriale. »

Et Philippe Richert n’est visiblement pas le seul dans son camp à partager ce point de vue…et à oser le dire.

Ainsi avant lui, le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Dominique Bussereau ou encore François Baroin, le président des maires de France (AMF), s’étaient déjà manifestés :

« La loi a été votée, il faut la faire vivre », explique ainsi François Baroin, qui regrette cependant un calendrier « trop court et trop dense ».

Idem pour Gérard Larcher, le président du Sénat, qui comme le rapporte L’Express, semble usé par ces va-et-vient législatifs incessants :  « Il faut qu’on soit prudent avant de recasser la réforme territoriale. Les élus locaux n’en peuvent plus des changements incessants, ils ont besoin de stabilité ».

Candidat, m’entends-tu ?

Des prises de position successives qu’il convient évidemment de mettre en relation avec la course à la primaire qui se joue actuellement à Droite. Aussi, la réforme territoriale, et surtout la grogne qu’elle  suscite, n’a évidemment pas échappé aux candidats à l’investiture LR qui se positionnent volontiers sur ce sujet polémique.

Ce que constate, lucide, Philippe Richert : « Lorsqu’un candidat à la primaire de la droite passe ici ou ailleurs, évidemment il veut faire plaisir en disant à ceux qui veulent entendre « mais bien entendu, on va faire ce que vous souhaitez ». Sauf que ce que l’on souhaite diffère d’un endroit à l’autre et on voit très bien que revenir sur tout ce qui a été fait sera très difficile. »

Et si Alain Juppé semble être sur la même ligne que les barons de son parti quant au maintien de cette loi même contestée, les autres « grands » candidats ont décidé, eux, de proposer de nouvelles solutions pour au mieux l’aménager au pire la réformer.

A l’image de Bruno Le Maire. Interrogé par La Gazette, le député de l’Eure assure avoir entendu le besoin de stabilité des collectivités, il n’exclut pas pour autant une « clarification des compétences de chacun, [de] la simplification et [des] économies indispensables dans une période budgétaire contrainte pour tous ».

De son côté, François Fillon ambitionne lui de « réduire le nombre de collectivités… et ainsi leur poids dans la dépense publique qu’il estime à 20% du total ». « Cette nouvelle organisation territoriale devrait faire partie de plusieurs « réformes décisives » qui feraient l’objet d’un référendum » détaille le  Courrier des Maires.

Quant au candidat non-déclaré Sarkozy, son hostilité aux nouvelles super-région créées par son successeur, ne fait guère de doute !

Ainsi, le président de LR a évoqué au fil de ces derniers mois, l’idée de procéder à un référendum sur la question, voire à un reformatage de la carte des cantons et des régions. Rien de moins.

Bref, les élus locaux de droite ont encore du chemin à parcourir pour faire porter leurs voix…jusqu’à Paris !

 

 

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  1. 1. danfer27 14/05/2016, 20h53

    Pour faire de réelles économies sans perturber de nouveau l'échelon local la proposition de François Fillon ou de Bruno Le Maire de supprimer les élections régionales, les conseillers départementaux devenant conseillers régionaux, serait une bonne réforme.
    Il faudrait également supprimer le conseil économique et social et ses satellites régionaux et réduire le nombre de parlementaires de plus de la moitié des deux chambres..
    Par contre il faut que nos politiques arrêtent de dire qu'il y a trop d'élus municipaux car dans la très grande majorité des cas, ces élus (conseillers municipaux) ne coûtent rien à la collectivité mais au contraire donnent de leur temps voire de leurs deniers au service de leur commune.

  2. 2. RilaX 13/05/2016, 15h09

    "Les élus locaux n’en peuvent plus des changements incessants, ils ont besoin de stabilité"
    Et les fonctionnaires territoriaux aussi !

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