[Interview] Prévention des risques

« La résilience est positive, c’est un projet politique et urbain global »

| Mis à jour le 11/05/2016
Par
Sébastien Maire

P.Marais/La Gazette

Recruté le 6 novembre 2015 au poste de haut responsable de la résilience, à la mairie de Paris, Sébastien Maire a été plongé, une semaine plus tard, dans les attentats les plus meurtriers qu’ait connus la capitale. La Fondation américaine Rockefeller est à l’origine de ce réseau de 100 Villes résilientes (VR) à travers le monde, pour lequel elle finance aussi la mobilisation d’experts. Le 5 avril, Paris officialisait son entrée parmi les 67 membres (qui en comptera cent à terme) sur un millier de candidats. La capitale française a été remarquée, notamment, pour sa stratégie d’adaptation au changement climatique.

Que recouvre le concept de résilience ?

Ce n’est pas seulement se préparer aux crises et s’adapter au réchauffement climatique, mais décloisonner les politiques en silo. Cette approche est appropriée à un contexte de raréfaction budgétaire, car une solution peut servir à d’autres. Ainsi, Rotterdam a réaménagé une place en bassin de rétention d’eau, qui sert aussi de lieu de vie et d’animation quand il ne pleut pas. Un seul budget répond à trois besoins. L’approche « smart city » est aussi très importante pour une action publique plus intelligente et plus efficiente. Des applications de services entre voisins, par exemple, favorisent le lien social et peuvent venir en aide, en cas de crise, aux personnes vulnérables. La résilience doit se penser autant au niveau de la métropole que du quartier. Pour la ville, cela représente la capacité à protéger sa population et à assurer la continuité de l’action publique quels que soient les aléas. Ce n’est pas nouveau : la devise de Paris « Fluctuat nec mergitur », officielle depuis 140 ans, en est une définition (1).

Ce qui est nouveau, c’est de penser la résilience comme un cadre de définition et de priorisation de l’action publique. Car le monde a changé… En France, nous avons du retard dans le développement de la culture du risque, notamment parce qu’il était jugé peu « vendeur », politiquement, de parler des crises. Mais les événements majeurs de la COP 21 et des attentats, l’an dernier, ont changé cette perception. Ils nous ont fait prendre conscience d’un avenir plus ...

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