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Interview

« Les élus auront la liberté totale de gestion de leurs personnels » – Bruno Le Maire

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, A la une emploi, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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bruno-le-maire-une © Flickr by CC UMP Photo

Suppression du statut de la fonction publique territoriale, fusion des conseillers départementaux et régionaux, transfert de toutes les allocations sociales aux département, mise en place d'une loi de finances pour les collectivités locales... La Gazette a interrogé Bruno Le Maire, candidat à la primaire du parti Les Républicains pour la présidentielle de 2017, sur son programme, s'il était élu.

 

Quel regard portez-vous sur les récentes réformes territoriales ?

Je souhaite être chef de l’Etat. A ce titre, ma première responsabilité, c’est de savoir quelles sont aujourd’hui les mesures les plus urgentes et celles qui ne demandent pas de bouleversement. S’agissant de l’organisation territoriale, je ne suis pas favorable à un nouveau grand soir. Je crois que les collectivités ont surtout besoin, aujourd’hui, de stabilité. Mais la stabilité n’exclut pas la clarification des compétences de chacun, la simplification et les économies indispensables dans une période budgétaire contrainte pour tous.

A quelle clarification pensez-vous ?

Si on prend chacune des collectivités, je considère que la commune est le lieu de la proximité, qu’elle doit par conséquent conserver une clause de compétence générale. Et les maires ont besoin qu’on les rassure sur le fait qu’ils incarnent cette proximité. Je ferai des propositions au moment du Congrès et du Salon des maires s’agissant des communes.

La vraie clarification, la vraie simplification, elle se joue surtout autour du couple département-région. J’accorde une grande importance au département. D’abord, il appartient à notre histoire, et il est de taille raisonnable. Ensuite, il a une compétence essentielle, celle des solidarités.

Je veux conforter le département, et dans son existence administrative, et dans son rôle. Encore faut-il simplifier et alléger un certain nombre de choses pour qu’il puisse exercer ses compétences dans les meilleures conditions possibles. Je souhaite ainsi la mise en place d’un guichet unique dans le département, qui aura vocation à gérer toutes les allocations sociales. Le département reprendra donc en main une partie des compétences aujourd’hui exercées par les CAF. Surtout, il garantira aussi la bonne gestion des deniers publics : celui qui paie la prestation doit être aussi celui qui la contrôle. Il ne me paraît pas illégitime, lorsqu’on verse une aide sociale, comme le RSA, qu’on demande en contrepartie d’avoir accès à la situation bancaire des personnes qui reçoivent le RSA pour s’assurer qu’elles ne perçoivent pas de revenus complémentaires.

Enfin, il faut apporter aux départements la garantie que l’Etat compensera à l’euro près toutes les dépenses qui sont transférées.

Que devient le rôle de la région dans votre approche ?

La région, pour moi, doit être la collectivité du développement économique. Là encore, clarifions les compétences et admettons que tout ce qui a trait au développement économique, aux infrastructures, à l’éducation, est désormais du domaine de la région. Je propose que la Région soit chef de file pour la gestion des établissements scolaires. La région doit encore gérer la majorité des infrastructures routières, parce qu’elles sont un élément d’attractivité du territoire considérable. Je propose enfin que le pilotage des grands projets d’investissement se fasse aussi au niveau de la région.

Quelle place accordez-vous aux intercommunalités ?

C’est un échelon d’économies d’échelles qui permet d’alléger la charge de certaines dépenses ou équipements entre plusieurs communes. C’est un échelon tout à fait pertinent, mais les trois échelons essentiels sont les communes, les départements, et les régions. Et la clarification des compétences doit se faire sur le binôme département-région où il y a encore trop de confusion dans les compétences, trop de recoupements avec les compétences de l’Etat – je pense en particulier à la CAF -, et pas assez de simplicité dans le fonctionnement.

Vous n’estimez donc pas qu’il y a, un ou des, échelons en trop en France ?

Je ne suis pas pour le grand détricotage, la suppression des départements… Tout cela est loin de mes réflexions. En revanche, je pense que nous devons engager un renouveau démocratique au niveau national, mais aussi au niveau des collectivités territoriales. Si je suis élu, je proposerai que les conseillers départementaux élisent, parmi eux, ceux qui siégeront au conseil régional, cela pour plus de cohérence dans l’action des élus.

Vous revenez au conseiller territorial voté sous la présidence de Nicolas Sarkozy ?

Non, parce que la proposition que je fais de faire élire les conseillers régionaux par les assemblées de conseillers départementaux n’existait pas avec le conseiller territorial. Dans mon projet, il y a une élection au suffrage universel direct de l’ensemble des conseillers départementaux au niveau des cantons, qui eux-mêmes élisent à leur tour, dans un second temps, les conseillers régionaux. Cela supprimerait donc les élections régionales, et environ 1800 élus, pour plus d’efficacité. Avec une vraie règle démocratique puisque vous avez le scrutin majoritaire à deux tours sur la base d’un binôme, pour les élections des conseillers départementaux, et un deuxième temps au cours duquel les conseillers départementaux élisent leurs conseillers régionaux.

Vous avez exprimé à plusieurs reprises votre volonté de supprimer 1 million d’emplois publics, ainsi que le statut de la fonction publique territoriale. Pourquoi ?

C’est le deuxième objectif de mon programme. Il faut clarifier les compétences, ce qui permettra de faire aussi bien, voire mieux, avec moins de dépense publique. Mais nous ne pouvons pas dire que nous allons réduire la dépense publique uniquement en réduisant la dépense de l’Etat et les dépenses de santé. Cet effort doit concerner aussi les collectivités territoriales. Cependant, pour qu’elles puissent faire cet effort, encore faut-il qu’on leur en donne les moyens. Comment voulez-vous qu’une collectivité puisse faire des économies de fonctionnement à partir du moment où elle est obligée de recruter ses agents sous statut de la fonction publique, à vie, avec un niveau de rémunération et un niveau d’augmentation qui est fixé par l’Etat.

Ce que je veux, c’est donner aux collectivités la souplesse dans la gestion des effectifs. Cette souplesse est garante d’un meilleur service, à un coût plus limité, et elle est aussi dans l’intérêt des agents car elle permet de rémunérer un certain nombre d’entre eux en fonction de leur mérite. Il faut changer de modèle.

Concrètement, comment procédez-vous ?

Il n’est pas question évidemment de licencier les agents actuellement en activité. Il s’agit tout simplement, dès qu’un agent sous statut part à la retraite, de le remplacer par un agent qui sera en CDD ou en CDI sous statut privé, avec liberté naturellement à la collectivité de faire, ou pas, ce recrutement.
Les agents qui sont en place auront un droit d’option, comme cela a été fait à La Poste. Si un agent estime qu’il a intérêt à passer sous statut privé, parce que son employeur veut lui offrir une meilleure rémunération, il utilisera ce droit d’option.
Enfin, je donnerai aux collectivités locales la liberté totale de gestion de leurs personnels sous contrat : niveau de salaire, durée des contrats, recrutement.

Avec cette liberté totale de gestion, comment assurez-vous un service public identique sur tout le territoire, et un égal accès à l’emploi public, que permet le statut ?

On n’est plus en 1945, mais en 2016. Je crois qu’en 2016, on peut faire confiance à des maires, à des élus, pour choisir les personnels les meilleurs possibles pour servir leurs concitoyens. Car après tout, il y a un seul juge, qui est l’électeur.

Je ne comprends pas cette méfiance qui se porte sur les élus locaux, qu’il faudrait absolument encadrer pour empêcher un inévitable clientélisme et favoritisme. C’est une méfiance qui n’est plus de mise.

Par ailleurs, la situation actuelle ne correspond plus à aucune logique. Le statut est la réponse à certaines nécessités publiques. Que l’on donne l’emploi à vie à des policiers ou des gendarmes qui assurent notre sécurité, cela se comprend. Que l’on donne l’emploi à vie aux magistrats pour qu’ils soient indépendants, cela se comprend. Mais il n’y a pas de lien automatique entre service public et emploi à vie et je ne vois pas ce qui justifie que l’on donne un statut à des personnes en charge de politiques culturelles ou des espaces verts, dans une ville ou dans toute autre collectivité locale.

S’agissant des politiques culturelles, on a vu des élus qui, par exemple, remettaient en cause l’accès à certains livres dans les bibliothèques, Et ce sont bien les professionnels qui, protégés par le statut ont pu alerter sur le risque de censure pour le public….

Je ne suis pas d’accord avec cette situation dans laquelle les fonctionnaires défendent l’intérêt général contre les élus. Le monde dans lequel nous devons entrer, c’est celui où le monde de la politique reprend la main sur l’administration.

En quoi la situation d’un fonctionnaire territorial est-elle différente de celle que vous citiez s’agissant des gendarmes ou des magistrats ?

Ce n’est pas du tout pareil. Avec les gendarmes ou les magistrats, nous sommes dans une situation de protection des Français qui répond à l’expression des pouvoirs régaliens. Mais que les citoyens fassent des choix politiques validés par un maire qui s’entoure de son administration, c’est justement toute la liberté de la politique. Et je ne vois pas en quoi des fonctionnaires territoriaux pourraient être des garants d’une autre politique, contre celle qui a été voulue par les citoyens.

Que pensez-vous des décisions du gouvernement, pour obtenir une baisse de la dépense publique, de baisser les dotations aux collectivités ?

C’est un mauvais mécanisme. Les collectivités ont parfaitement compris qu’il fallait faire des efforts de réduction de la dépense. La manière dont on le fait, qui consiste à mettre sous tutelle les collectivités locales par rapport à l’Etat est une mauvaise manière. On dit aux collectivités : « je vous supprime vos dotations, mais dans le même temps, je continue à vous obliger à recruter sous statut de la fonction publique et je vous impose l’augmentation du point d’indice ». On est dans l’absurdité la plus totale. Comment voulez-vous demander des économies alors que la personne qui demande ces économies est la même qui décide d’augmenter le poids des dépenses de fonctionnement ?

Je crois davantage à un principe de responsabilité avec le vote d’une loi de finances des collectivités locales qui fixe la perspective sur l’année, et en même temps, un principe de liberté, avec la disparition de la fonction publique territoriale, et la souplesse de recrutement.

Que voulez-vous dire par loi de finances des collectivités locales ?

Nous avons une loi de finances pour l’Etat, pour la Sécurité Sociale, et nous n’en avons pas pour les collectivités. C’est totalement incompréhensible. La responsabilité, ça passe aussi par la définition des recettes et des dépenses, débattues au Parlement. Il en va de l’intérêt général : toute dépense publique doit être débattue devant les représentants du peuple Français.

Est-ce que ça ne remet pas en cause l’autonomie des collectivités ?

Je comprends leur attachement à cette autonomie, garantie par la Constitution. Mais on doit soulever le paradoxe qu’il y a à dire qu’on donne l’autonomie aux collectivités, alors qu’elles n’en ont aucune sur la gestion de leurs personnels et leur rémunération. Moi je la leur donne. Et autonomie ne veut pas dire irresponsabilité. Voter une loi de finances sur les collectivités locales n’empiète pas sur leur autonomie et permet de mettre en place un principe de responsabilité sur la dépense.

Vous avez eu en charge l’aménagement du territoire. Vous savez que les territoires ne sont pas égaux. Toutes les mesures que vous annoncez sont-elles de nature à gommer ces inégalités ?

Les territoires souffrent déjà de terribles inégalités. Ce qui prouve bien que l’égalitarisme n’est pas une solution pour les territoires. Traiter tout le monde de la même façon, c’est l’assurance de l’échec. Prenez l’exemple des rythmes scolaires. On a voulu les introduire partout, sans tenir compte des spécificités. Par quoi ça se solde ? Par plus d’injustice. Des grandes villes peuvent se payer des activités périscolaires de qualité, alors que de petites communes sont obligés d’augmenter les impôts pour proposer des activités qui se résument à de la garderie pour les enfants. Tout le monde est perdant. C’est d’ailleurs pourquoi, sur cette question des rythmes scolaires, je laisserai la liberté à chaque commune de revenir sur cette mesure si elles le souhaitent.

Comment comptez-vous garantir un certain équilibre entre les territoires ?

Cette question me tient très à cœur. Mais ce n’est pas une question de fonction publique territoriale ou de liberté sur les équilibres financiers. Il s’agit de savoir comment on rend tous les territoires français attractifs. Notamment sous trois aspects prioritaires.

Le premier c’est le très haut débit. Je veux que l’on confirme 2025 comme objectif pour l’accès au très haut débit de tous les territoires, par la fibre. Cet investissement doit être absolument prioritaire. Car avoir la fibre optique, c’est faire venir des entreprises, réindustrialiser des territoires, des emplois.
Il faut rester ouvert sur les financements, et bien comprendre que les financements de l’Etat, des collectivités, de l’Europe, ne suffiront pas nécessairement, et qu’il faudra trouver des financements venant de fonds d’investissement privés, notamment.

Deuxième point pour le rééquilibrage des territoires, prioritaire, c’est l’accès aux soins. Toutes les politiques visant à favoriser l’implantation de maisons de santé et à faciliter l’implantation de médecins dans les zones rurales…

Faciliter seulement ? Ou imposer ?

Imposer, je pense que ce n’est pas une bonne solution car ce sera contourné. Faciliter, et inciter, oui. Je ferai bientôt des propositions sur la formation des médecins pour qu’il y ait un lien plus étroit entre la formation régionale des médecins et leur implantation à la sortie de leurs études. Les réseaux de professions libérales fonctionnent bien aussi et sont à encourager. Enfin, toujours dans l’accès aux soins, tout ce qui est télémédecine doit être soutenu, d’où l’importance de l’équipement en très haut débit de tous les territoires.

La troisième chose qui me tient à cœur, ce sont les services publics, sous forme de maisons des services publics, qui doivent garantir, au niveau du département, que l’ensemble des citoyens accèdent à des services publics de qualité.

N’y-a-t-il pas contradiction entre d’un côté la liberté que vous souhaitez accorder aux collectivités, et de l’autre l’encadrement des dépenses, avec votre projet de loi de finances ?

La liberté n’exclut pas la responsabilité. C’est un équilibre. Nous avons besoin d’un débat sur le sujet au Parlement. Ce débat manque aujourd’hui. Il doit avoir lieu pour toute dépense publique.

Est-ce que vous n’aboutissez pas à une définition de ce qu’est une « bonne dépense publique », enlevant ainsi des marges de liberté aux élus locaux ?

Cela enlève de la liberté, mais cela remet de la responsabilité. Les dépenses de fonctionnement sont de deux natures. Il y a celles qui correspondent à des prestations, qui sont quasi incompressibles. Cependant, certains départements vont demander, en échange du versement du RSA par exemple, d’avoir accès à la situation bancaire pour vérifier qu’il n’y a pas d’abus. Et je comprendrais parfaitement qu’un département qui s’est engagé dans cette démarche, et qui a réussi à récupérer des sommes indues, puisse considérer qu’il n’a pas à verser de l’argent en compensation à d’autres départements qui n’auraient pas mis en place ce contrôle.

Il y a aussi des dépenses qui sont liées au nombre de personnels, avec un ratio par habitant. On verra des collectivités qui embauchent beaucoup et d’autres qui embauchent moins. C’est aussi une façon de s’assurer des dépenses qui soient plus efficaces.

Troisième dépense, celle d’investissement, qu’il faut absolument préserver. Je considère que la loi de finances des collectivités locales, adoptée dans un débat public, en transparence, permet d’obtenir une baisse de la dépense publique et une meilleure utilisation et marque, à la différence des baisses de dotations opérées de manière autoritaire, un véritable respect pour les collectivités locales.

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  1. 1. GB 13/05/2016, 12h47

    Faire confiance aux élus. Le népotisme et le clientélisme dans la FPT sont endémiques, sans compter les emplois fictifs au service des partis.
    Les élus honnêtes le reconnaissent (Henri Weber au PS par exemple).
    Alors il faut non seulement maintenir le statut mais revenir aux modalités de recrutement antérieures au décret Gallad de 1987: affectation en fonction du classement de sortie!

  2. 2. diabolo 05/05/2016, 12h21

    Ridicule,
    Les propos de Monsieur Le Maire sont ridicule, et ce n'est pas avec ce genre de discours qu'il redonnera l'envie de voter aux Français.
    Que peux t'il apporter au pays? Il fait partie d'une génération d'homme politique complètement dépassé, tous sortent du même moule, l'ENA.
    Cela fait 30 ans que l'on a sur la scène politique les mêmes personnages, 30 ans de même discours, avec des résultats catastrophiques. Ce qu'ils oublient, tous bord politique confondu, c'est que ce sont eux qui fixent les règles et que si échec il y a, ils en sont responsables à 100%, et pas les fonctionnaires qui eux œuvrent chaque jour pour le bien des administrés.
    Messieurs les politiques, regarder devant vos pieds et commencer à faire du ménage dans vos niches dorées, il y a énormément d'économies à faire de ce côté là, mais vous n'êtes pas prêt de toucher à vos avantages. Quelques exemples: le coût de nos anciens Présidents, les conditions d'octroi de la retraite des Députés et leurs indemnités (quelques soient l'absentéiste au parlement), les Sénateurs avec leurs trois paires de lunettes offertes alors que les petites gens ne peuvent s'en acheter, bref, la liste est longue.
    Alors Monsieur Le Maire, arrêté vos propos démagogique, sans les fonctionnaires de toutes strates que vous dénigrez, vous n'êtes rien.

  3. 3. Babouviste 04/05/2016, 11h38

    Risible !!!

    La fonction publique souhaite se rajeunir, souhaite montrer l'exemple en termes d'emploi, de formation et d'insertion professionnelle. Le principe de libre administration des CT est déjà poussé à son extrême.

    On m'a dit "fais des études" donc j'ai obtenu un Master 2 en Droit public avec mention ; on m'a dit ensuite "passe un concours" donc j'ai obtenu mon concours d'Attaché territorial, on m'a dit "aie des expériences en collectivités" donc j'ai été recruté comme DGS remplaçant pendant 3 mois dans une commune de presque 5000 habitants.

    Maintenant je suis au chômage depuis un an, j'ai envoyé une cinquantaine de candidatures dans toutes les strates possibles et dans toutes coins de France et de Navarre pour 5 entretiens ou les jurys m'ont tous dit " Il vous faut de l'expérience". Pas de recrutement pas d'expérience, pas d'expérience pas de recrutement !!!

    De ce point de vue, la liberté de recrutement reste déjà totale, que ce soit par les élus ou par les Directions générales ou les RH. Le vrai problème reste la disparition de la formation contrairement à la FPE. Je ne peux être formé que si je suis recruté alors comment faire.

    Maintenant, on me dit "adhère à un Parti politique"....Voilà, tout est là Monsieur Le Maire. Sauf que contrairement à beaucoup d'hommes politiques, je ne me vendrais pas auprès d'idéaux que je ne partage pas pour avoir un emploi dont je ne voudrais pas. Je suis fier de mon pays, de son Service public et de la souveraineté démocratique et fiscale liées à nos principes républicains, voilà pourquoi je me bats.

    La situation est très difficile d'un point de vue économique, et parfois pire d'un point de vue psychologique ; pauvres chômeurs de longue durée...la pire des situations dans notre modèle consumériste. Pour cela, il faut lutter pour défendre nos valeurs et nos principes.

    Je ne suis pas encore fonctionnaire et espère le devenir rapidement...je vous souhaite de pouvoir défendre votre (notre) statut et votre sens du devoir. N'oublions jamais qu'administrer veut dire servir et que la connivence entre le politique et l'administratif ne fait jamais bon ménage.

  4. 4. Jallez 03/05/2016, 16h40

    Discours régressif d'un point de vue institutionnel et sur la fonction publique. L’intérêt général reste une notion ancrée au sein des fonctionnaires territoriaux qui ne la retrouvent pas toujours chez ceux élus au suffrage universel.
    La presse en effet se jette sur les dérives qui existent mais elle peut ajouter Bruno Le Maire qui en a fait profiter sa propre femme. Il veut supprimer la libre administration des collectivités territoriales pour mieux sans doute permettre à l'Etat de continuer à dépenser plus. Cet énarque peut appliquer ces remarques aux corps d'état pléthoriques et pour les ministères et ses copains peu scrupuleux des finances. En résumé, il attribue ses turpitudes aux fonctionnaires territoriaux pour faire passer ses mensonges. Ce n'est pas digne d'un chef d'état mais il rejoint le véritable populisme. Pas trop d'inquiétude, il ne sera pas élu. Pour ceux qui tiennent le même discours, leur programme serait-il aussi pauvre qu'il leur faut ressortir des idées reçues. Que ces éminents représentants du peuple soient si peu informés et éloignés du terrain est de plus en plus inquiétant.

  5. 5. lehuron 03/05/2016, 13h12

    Comment un homme politique sérieux peut il proposer de mettre fin au statut de la fonction publique sans changer la constitution française de 1958 qui garantit l'égalité de l'accès à l'emploi public qui est un acquis de la révolution?
    Certes les élus français ont depuis longtemps violé l'esprit de ce texte fondamental avec le recours à des contractuels dont on peut chacun constater le recrutement suivant des affinités électives... qui ne sont pas toutes indépendantes de leur partis politiques....
    Lesdits contractuels souvent des cadres supérieurs et qui ensuite sont à contrat à durée indéterminé avec des garanties plus fortes que les fonctionnaires car on hésite à les licencier car ce n'est pas politiquement correct..
    Et puis ça coute cher à la collectivité au bout d'un certain nombre d'années de les indemniser
    Et ceux qui ont des avantages qui sont devenus des droits acquis comme l'a décidé la Haute juridiction alors qu'on est en pleine crise économique ..?
    A t il fait le calcul de la prise en compte des trimestres en fonction publique et en droit privé pour les droits à la retraite où seuls les jours vraiment travaillés ouvrent droit à la pension au fonctionnaire ?.
    Si plus de fonction publique plus de barèmes et ce sera en fonction des services rendus loin du respect du droit ?????
    Bref si les hommes politiques ne sont plus crédibles aujourd'hui pas plus que les syndicats suivant les derniers sondages, c'est en raison d'un discours décousu qui ne s'inscrit que dans un effet de mode gesticulatoire en rupture totale avec une pensée politique digne de ce nom.
    Chacun de profiter comme il peut du système
    Continuez comme cela .....
    Bien entendu je ne fais pas état des contractuels qui sont exploités par la fonction publique et qui ne seront jamais en contrat à durée indéterminé car on les embauche de manière à ce qu'il n y ait pas de continuité sur un poste ou sur une fonction...
    Bref continuez à abattre la fonction publique On verra les dérives après.

  6. 6. Henri Tanson 03/05/2016, 09h20

    A tous les auteurs des commentaires, ci-dessous, qui craignent que Monsieur le Maire (Bruno) soit un jour aux commandes et soit chargé de déconstruire la Fonction publique, je répondrais : c'est à vous de choisir !
    Les élections sont faites pour cela : les Français sont amenés à se prononcer sur la politique qu'ils choisissent pour les cinq années à venir...
    Encore faut-il qu'ils lisent les projets, professions de foi. (C'est pas gagné).
    Encore faut-il qu'ils aillent voter..
    Et encore faut-il qu'il y ait des candidats qui proposent la bonne politique, celle qui me correspond; celle qui défendra la Fonction publique comme modèle de société. Celle qui défendra nos intérêts à nous, le peuple !
    Il serait temps de réaliser que NOUS décidons de QUI doit nous REPRÉSENTER et défendre nos intérêts... Nous n'avons pas à choisir le moins pire... Et si aucun candidat ne veut défendre le peuple ? C'est que nous ne sommes plus en démocratie...
    Ça laisserait supposer que certaines idées ne sont pas défendues, ne sont pas proposées par des candidats différents.
    Ça veut dire qu'il n'est plus possible d'accéder à l'élection quand on ne fait pas partie des partis qui se sont incrustés dans le paysage politico-médiatique français...
    C'est grave.
    Gravissime...
    URVOAS aurait-il gagné ?
    Insensé d'imaginer que ceux qui décident des règles qui vont compliquer l'accès au suffrage universel, soient ceux qui sont en place... Et font tout pour la garder, la place ! Pour eux, bien sûr...
    Et nos députés et sénateurs ont voté pour... Ils ont voté pour garder leurs bonnes places...
    Tous à la poubelle !
    Y aura-t-il un candidat en 2017 qui se battra pour la survie de la Fonction publique ? Non seulement la survie, mais son amélioration, son extension ! Et sa performance. C'est possible, c'est souhaitable.
    Parce que c'est la forme de société que nous voulons ?
    Qui se battra pour que la France ait les moyens d'avoir la politique qu'elle décide, qu'elle considère bonne pour elle ?
    J'ai peur que non...
    Ils veulent tous faire des économies... Et tirer sur tout ce qui bouge encore un peu...
    Tu parles d'idées politiques ! À la place du cerveau et du cœur, ils ont un porte-monnaie...
    Je dis ça...

  7. 7. Huckleberry 03/05/2016, 09h17

    Soyons clair......

    Je jure n'avoir aucune accointance avec le gouvernement actuel, qui sur bien des points me rebute......Loi El Khomeri en tête.....

    Mais face au concours l'épine organisé par la Droite sur le thème comment liquider le statut de la FPT.....Ca sera PS au 1er et 2d tour !!!!!

    Pour les législatives on verra......

    Mais je n'arrive pas un concevoir qu'un seul collègue puisse accorder un bulletin de vote a un parti qui organise de de telles attaques contre notre cadre d'emploi......

    J'aimerai vraiment connaître l'opinion des collègues qui souhaitent volontairement renoncer à leur statut....Pas celui de leurs équipes hein....LE LEUR !!

  8. 8. Vincent 02/05/2016, 17h58

    "Faire aussi bien voire mieux avec 1 million d'emplois publics en moins" bien sûr ! Pourquoi pas 10 millions en moins et faire 17 fois mieux ? Allez un peu d'ambition que diable. Ou alors j'ai mal compris et le miracle de la clarification des compétences va tout arranger ?

    Le discours de M le Maire paraît simpliste (si vous facilitez les choses sans rien imposer, les médecins vont se précipiter en territoire rural, mais oui ça paraît si évident ! sinon on développera la télémédecine tout en faisant des économies budgétaires et en claquant des doigts peut-être ?)

    Quant à la loi de finances collectivités locales, merci pour le projet inutile ! Comme si la loi de finances n'encadrait pas les dotations, comme si le parlement ne décidait pas de la création ou modification des impôts, comme si les élus des collectivités n'étaient pas des élus qui votent des budgets en équilibre.

    Et je ne vois pas comment les fameux départements dont nous parle M Le Maire qui vont contrôler les situations bancaires des bénéficiaires du RSA vont gagner des mille et des cents (à part se déshonorer) ... comme s'il n'y avait pas déjà des contrôles des fraudes
    Quand on voit le non-recours au RSA, lui, coûte bien plus cher que la fraude, que la fraude fiscale est 5 fois plus importante, ça laisse songeur.

    Pour quelqu'un qui souhaite être chef de l'Etat comme il dit, tout ça fait un peu léger

  9. 9. Girondin 02/05/2016, 17h19

    En 2017 cet homme risque d'être ministre de la fonction publique pour la liquider.
    A la place, clientélisme, népotisme et concurrence entre les territoires !
    Il avait embauché sa femme comme attachée parlementaire au mépris de toute considération morale.

  10. 10. huckleberry 02/05/2016, 17h05

    France Télécom....L'exemple a suivre !!! Ca promet......

    Question bonus....Au regard du droit européen.....LES PLOMBIERS POLONAIS auront-ils le droit d'accéder aux emplois de la FPT new look ????

    Service public Low-Cost....Le mieux c'est de vivre dans une commune avec un gros potentiel fiscal......Sinon vous pourrez toujours apprendre à parler polonais.....

  11. 11. Huckleberry 02/05/2016, 16h54

    Alain Juppé a été condamné pour la gestion du parc HLM de Paris en 1945.....2003 PARDON.......

    Ce cher Monsieur, jugeant le loyer de son fiston un peu excessif, avait directement écrit au directeur de l'office HLM pour exiger un rabais....https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Juppé.....

    LES FLICS......Aux USA ils ont des contrats de droits PRIVE......
    LES JUGES.....Aux USA ils sont élus........

    Les Républicains sont des démagos de première catégorie qui nous promettent des mouvements de grève comme on en a plus vu depuis 1945.....1995 PARDON.....

  12. 12. stupéfiant 02/05/2016, 16h42

    Au plan juridique, les fonctionnaires territoriaux ne sont pas garants d'une politique, mais leur rôle doit se limiter à celui de technicien en toute neutralité.
    Ensuite, comment pouvoir se dire pour un service public de qualité avec une quasi-totalité d'agents sous contrat ?
    Par ailleurs, jusqu'où ira t-on dans la spirale des investissements - souvent superflus - alors que les fonds publics sont justement si précieux ?
    Que d'incohérences au service d'une idéologie libérale !...

  13. 13. sur 02/05/2016, 16h41

    bonjour,
    ce qui me choque profondément c'est que l'on demande la suppression du statut de fonctionnaire et même de ceux qui ont un petit salaire mais que nos élus ne demande pas de suppression de statut reconductible pour eux mêmes je pense que là nous aurions beaucoup d'économie à faire. le reconduite des privilèges aux anciens président et tout ce que cela implique de sommes à donner émanent directement de nos impôts ne sont ils pas à la retraites ? et ce n'est qu'un petite exemple de la multitudes de prérogatives que leurs lois faites par eux et pour eux ils soctroie

  14. 14. Henri Tanson 02/05/2016, 16h16

    J'aimerais bien qu'un jour, les citoyens puissent révoquer des élus malhonnêtes... Sans devoir attendre l'élection suivante.

    J'aimerais bien que l'on arrête de considérer que la Fonction coûte de l'argent. On ne parle plus que de faire des économies... Est-ce qu'il faudrait en venir à se demander combien nous coûtent les hommes politiques ? Combien nous coûte notre système représentatif ? Combien nous coûte nos élus ? Combien nous coûte notre démocratie ?

    Bruno Lemaire est un néo-libéral pro-européen et joue un jeu dangereux pour nos intérêts. Jusqu'où est-il prêt à aller ? Quelles seraient ses limites, si il en avait ?

    Notre modèle de société, avec une Fonction publique développée correspond à un choix politique auquel la plupart des Français est très attaché. On ne doit pas remettre en cause ce choix historique uniquement sur des bases économiques.

    Nous sommes un pays riche, en bonne santé, avec d'énormes atouts, d'énormes attraits : NOUS AVONS LES MOYENS d'avoir une sécurité sociale efficace, une protection des chômeurs satisfaisante, des retraites raisonnables, un système de santé performant, etc.

    Le problème actuel vient du fait que les décisions qui nous concernent sont prises par des gens qui ne sont pas concernés par l'avenir de notre pays : je parle du petit personnel de Bruxelles qui applique les traités européens !
    Les fonctionnaires européens, très grassement rétribués, ne veulent pas que leur statut disparaisse... Par contre, par la mise en concurrence mondiale des pays, par l'application des règles européennes qui imposent cette concurrence sauvage, libre et non-faussée, ils veulent détruire la Fonction publique française... De nombreux articles des traités européens ont été écrits en ce sens; ne serait-ce que l'article n°106 du TFUE dont j'ai souvent parlé.
    Le TTIP et le TISA, en négociations secrètes (...) devraient porter un coup fatal à notre modèle de société.

    Bruno Lemaire, sous ses abords de gentil garçon, bien propre sur lui, veut sacrifier une grande partie de ce qui fait que la France est la France, sur l'autel du libéralisme, pour la recherche des meilleurs profits, dans la grande guerre économique de la Mondialisation.

    Moi, je lui dis NON !
    Il y a une autre voie que la voie économique : c'est la voie politique.

    Quand les hommes politiques comme lui, se mettent au service des intérêts économiques mondiaux, ils trahissent la politique, ils trahissent leur rôle de représentants des intérêts de leur pays !
    Je ne veux pas d'un traître : je veux quelqu'un qui défende MES intérêts, qui défende TES intérêts, qui défendent NOS intérêts, ET PAS LES SIENS...

    Je dis Bruno Le Maire, mais aussi tous ceux qui jouent le même rôle que lui...

  15. 15. Loiseau 02/05/2016, 12h24

    Du grand n'importe quoi !

    "Je ne comprends pas cette méfiance qui se porte sur les élus locaux, qu’il faudrait absolument encadrer pour empêcher un inévitable clientélisme et favoritisme. C’est une méfiance qui n’est plus de mise." Ben tiens !!!!! On est prié de ne pas rire!

    L'ensemble de ces propos sont d'un niveau de démagogie rarement atteint.

  16. 16. 1977dgs 02/05/2016, 11h39

    le débat actuel autour du statut de la FPT est mal posé, entre une vision archaïque où certains ont oublié l'origine du statut et ses contraintes et ceux qui proposent de le supprimer, il ressort que les vraies questions ne sont pas posées.

    pour oeuvrer depuis 15 ans dans cet environnement en tant que contractuel, je suis bien placé pour voir les forces et faiblesses de ce régime contractuel d'autant que j'occupe des fonctions de direction générale.

    la décentralisation et la frénésie à développer des compétences du fait du désengagement de l'Etat, de l'évolution sociale et de la demande des usagers et n'ayons pas peur par logique électoraliste, a fait que des centaines de métiers se sont développés avec des spécificités locales.
    Le statut par son mode d'accès non orienté métier, par des formations du CNFPT de faibles qualités, font que les élus ont été obligés de recruter par voie contractuelle. Certes, cette voie offre du fait d'un déni de partenaires sociaux de la fonction publique qui estiment que ces contractuels n'ont pas à être défendus, d'un cadre juridique souple ou du jour au lendemain il est possible de mettre fin au contrat sans véritable voie de recours sauf à aller devant le juge administratif qui est un juge "politique" et donc peu enclin à aller défendre les intérêts sociaux.

    Bien entendu que la FPT bénéficie d'avantages non négligeables et même si les catégories C sont sur des grilles faibles, l'avancement a pour partie amorties la non augmentation du point. bien sur, qu'il faut réformer, obliger les fonctionnaires à respecter les 1607H à lutter contre un absentéisme bien trop élevé.

    A lire cette interview, une fois le statut disparu les élus pourront mieux gérer leur masse salariale tant stigmatisée par une cour des comptes en manque total d'objectivité. Cela est bien entendu faux.
    Si le statut est à réformer clairement à moderniser, il ne faut pas se tromper de cible. Les stratégies électoralistes qui ont consisté à recruter des fonctionnaires (ou rôle d'amortisseur social) ne sont pas le fruit du statut mais bien d'une gestion locale.
    Ces agents recrutés sans réelles compétences, sont ceux aujourd'hui qui posent le plus de difficultés en matière de management. Bien entendu certains plus malins que d'autres se sont impliqués dans les élections, et pour les remercier ont bénéficié de postes d'encadrement intermédiaires sans de nouveau être formés. Les élus se sont retrouvés piégés par leur vision très immédiate.

    Finalement le problème est bien à un double niveau. des compétences mal definies avec des services de plus en pus diversifiées et des politiques de recrutement peu basesé sur une stratégie de définition des besoins avec des objectifs autres que ceux affichés.
    Pour l'avoir vécu, comment pouvez vous en tant que DGS remettre en place une organisation efficiente lorsque vous êtes confrontés à ces deux éléments.
    la première étape est de supprimer les compétences de clauses générales aux communes. Ensuite d'avoir des fonctionnaires sur des missions régaliennes comme l'etat civil par exemple. l'accelaration de l'intercommunalité et des nouvelles communes devraient être renforcées pour permettre de se poser la vraie question quels services doivent être gérés en régie. par expérience et sans dogmatisme aucun, il n'est pas sur que la régie sur les metiers techniques ou de la petite enfance pourtant fortement développés soient le plus pertinent tout simplement à cause de la pénibilité par exemple et de l'incapacité des communes à leur niveau d'avoir une vraie GPEC ( taille critique non atteinte).

    enfin, contrairement à ce que monsieur Lemaire indique, rien n'empeche un maire de se séparer de fonctionnaire, la procédure n'est pas plus lourde qu'un licenciement pour faute. il faut simplement avoir le courage de l'engager.
    Il faudrait donc que ce débat soit posé à l'aulne d'un autre prisme que cette vision étriquée. enfin et ne nous mentons pas tous ceux qui aujourd'hui lancent cette idée sont des énarques qui par corporatisme bien entendu tentent de sauver un corps qui trouvent de moins en moins de débouchés et qui de ce fait tentent d'intégrer les collectivités locales. le mercato des DGS regionaux est un bel exemple.

  17. 17. CM21 02/05/2016, 10h29

    Résumé de l'approche territoriale de notre pays par M. Le Maire:
    -> Des intercommunalités qui vont juste servir à financer les projets d'investissements communaux... Je m'étonne qu'on ne réfléchisse pas à offrir le statut d'établissement de crédits à cette strate territoriale...
    ->Clarifier le mille-feuille ! Comment ? En redonnant le clause générale de compétence aux communes...

  18. 18. Perso59 02/05/2016, 09h40

    Personnellement oser parler de suppression de la FPT me choque. Déjà que la vie des fonctionnaires aujourd'hui est difficile (contexte de crise oblige : moins de recrutements, gel des salaires, notes restrictives internes, chacun pour soi), alors leur supprimer leur environnement, leur statut c'est typiquement un déni d'échec des politiques actuelles et antérieures lié à l'endettement des collectivités.

  19. 19. Aniki 02/05/2016, 09h39

    "Je ne comprends pas cette méfiance qui se porte sur les élus locaux, qu’il faudrait absolument encadrer pour empêcher un inévitable clientélisme et favoritisme. C’est une méfiance qui n’est plus de mise."

    Et en déclarant ceci, vous ne cherchez pas à vous attirer la sympathie d'une certaine catégorie de personnes? En l'occurence, les élus locaux?
    Un peu quand même non?
    Ben ça, ça s'appelle du clientélisme... Ou comment avoir ses parrainages...

    Tous les mêmes!!

  20. 20. Philippe LAURENT 02/05/2016, 05h52

    Beaucoup de facilités un peu démagogiques dans les propos de Bruno LE MAIRE, qu'on a connu mieux inspiré. Décidément, être passé à l'ENA - pour le dénier ensuite avec force et fracas - ne permet toujours pas une juste appréciation de la réalité d'une collectivité locale et du service public local ! Disons seulement que d'une part, les fonctionnaires territoriaux produisent des services bien concrets à la population et qu'ils participent ainsi d'un modèle de société qui semble assez bien adapté aux temps difficiles que nous vivons : le service public, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. Et que, d'autre part, le fameux "statut" tant décrié est aussi protecteur pour les employeurs publics territoriaux (et pas seulement pour les agents), et n'est pas beaucoup plus contraignant qu'une convention collective. Encore faut-il prendre la peine de l'étudier et de réfléchir un peu, en se dégagent de postures faciles.

  21. 21. cerise sur la galette 30/04/2016, 18h06

    voici le programme de M LE MAIRE ; vous le prenez ? : ubuesque cette idée d' élection de conseillers départementaux qui vont élire ensuite les conseillers régionaux ; comme dirait Coluche, on élit qui déjà ? des cantonniers ? toujours, cette remisse en cause du statut de la FP et mettre les fonctionnaires territoriaux comme dans le privé avec les inconvénients du privé sans leurs avantages : mutuelle, jours de carence indemnisés, ticket restaurant, ; va t-il nous laisser le CNAS celui là ?

  22. 22. pascalcostetoomuch 30/04/2016, 10h09

    Ben tiens. Et ce monsieur est censé être 'trop intelligent' d'après lui ? Il faudrait lui rappeler que dans les collectivités territoriales il y a une majorité de cotégories C pour lesquels les élus décident déjà des recrutements. Que pour les catégories B et A, la réussite au concours ne garantit pas l'accès à l'emploi, qui est là encore décidé par les élus. Que dans les collectivités locales, les élus disposent déjà de tous les moyens pour faire ce qu'ils veulent puisqu'ils peuvent changer à leur guise la tête de l'administration en évoquant la perte de confiance pour les emplois fonctionnels. Tant de bêtise laisse songeur sur la compétence de cette personne soutenue par de nombreux médias.

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