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Gouvernance

« Les villes sont légitimes à prendre le pouvoir » – Benjamin Barber

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Actu prévention sécurité, France

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benjamin barber © fabien calcavechia

Ancien conseiller de Bill Clinton, le politologue Benjamin Barber défend une montée en puissance des collectivités territoriales, et particulièrement des villes, dans la gouvernance mondiale. Il voit dans le "Parlement mondial des maires" une solution pour régler les problèmes de lutte contre le terrorisme ou bien encore de dérèglement du climat.

 

Du 10 au 12 septembre prochains, La Haye (Pays-Bas) accueillera la session inaugurale du Parlement mondial des maires. Une assemblée dont le principe est défendu par le politologue américain Benjamin Barber dans son dernier ouvrage, « Et si les maires gouvernaient le monde ? » (Ed. Rue de l’Echiquier, 2015).

Pour l’ancien conseiller du président Bill Clinton sur les questions de politique étrangère, les villes ne doivent plus se contenter de coopérer au sein de leurs réseaux internationaux mais exercer un réel pouvoir planétaire. Elles hébergent la moitié de la population du globe, produisent 80 % du PIB mondial et génèrent plus de 70 % des recettes fiscales. « Elles n’ont pas à quémander ! » affirme le professeur de sciences politiques de l’Université de New-York.

La revendication des villes d’un « pouvoir collectif » reflète ainsi leur poids démographique et économique. Elle tire aussi sa légitimité de leurs actions concrètes sur les problématiques mondiales (climat, réfugiés). Mais surtout de la faillite des Etats face à ces défis planétaires, en particulier dans la lutte contre le terrorisme, pointe Benjamin Barber.

Qu’il s’agisse de terrorisme ou de dérèglement du climat, votre diagnostic est sans appel : l’action des Etats se résume à un piteux échec et seules les villes portent des solutions efficaces. N’est-ce pas un peu manichéen ?

Les Etats se sont créés dans un monde où les juridictions étaient établies à l’intérieur des frontières. Aujourd’hui, la finance, les groupes de pression telle l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, les multinationales – par définition – sont structurés à l’échelle mondiale. Les Etats, qui ont été au cœur de la démocratie pendant 400 ans, ne peuvent traiter des problèmes du monde, tous transfrontaliers. Les Etats souverains indépendants sont inaptes à la résolution des problèmes d’un monde interdépendant. Il n’y a pas un réchauffement climatique français ou états-unien. Le terrorisme ne concerne pas Paris, Bruxelles ou Bali mais le monde entier.

Face au terrorisme, la dissymétrie des armes ne sert pas les Etats : que peut un bombardier B1 contre une attaque kamikaze dans le métro ? Que la France soit une force nucléaire ne veut rien dire dans le contexte actuel. Ces cinq dernières années, les Etats français et belges ont été incapables de coopérer – contrairement aux terroristes des deux côtés de la frontière. En Belgique, une loi nationale interdit les perquisitions de 23 heures à 5 heures du matin : cette plage horaire est-elle vouée à la fabrication de bombes artisanales en toute quiétude ?

Vous ne faites donc pas confiance aux Etats ?

La seule raison d’être d’un Etat est de garantir la liberté et la sécurité. Pourquoi devrais-je m’y soumettre et lui payer des impôts si je risque d’exploser dans un avion en vol ou d’être criblé de balles à une terrasse de café ?

Sous la monarchie, c’est parce que le souverain protégeait ses sujets que ces derniers lui devaient allégeance. Cette relation est restée la base du contrat social avec les Etats. Or, ces derniers ne nous protègent plus. Ils sont aujourd’hui en défaut face au terrorisme et, en amont, ont aussi failli en matière d’éducation et d’intégration.

Rappelons qu’il y a eu une institution préexistante à l’Etat-nation : la polis, la cité de la Grèce Antique. Le mot « citoyen » émane de « cité ». La même filiation étymologique se retrouve en allemand, avec les termes « Bürger » (citoyen) et « Bürgerschaft » (citoyenneté).

Face au terrorisme, on aurait tendance à penser que les villes sont bien plus démunies que les Etats …

La deuxième session du Parlement mondial des maires sera consacrée à la sécurité. Les terroristes attaquent les villes car elles sont multiculturelles (à New-York, la moitié de la population parle espagnol) et donc perçues comme une menace à leur monoculture. Le terrorisme est bien un problème urbain. On voit l’armée belge à Molenbeek, les CRS à Paris. Mais c’est la police de de proximité qui connaît les gens de la rue, fait des maraudes, recueille des informations auprès des tenanciers de bars : voilà ce que doit être le renseignement en période de guerre. Et cela manque cruellement.

A Boston (Massachussetts), deux frères originaires du Daghestan, sympathisants de la cause tchétchène, ont commis un attentat lors du marathon d’avril 2013. La police de Moscou les avait signalés à Washington, au FBI, à la CIA et à Interpol. Et personne n’a pris la peine d’alerter la ville et le département de la police de Boston ! C’est pourtant là que l’on aurait pu surveiller ces gars et déjouer l’attaque. Il n’y a eu aucune coordination. Cela montre qu’il faut des coopérations de ville à ville et de police locale à police locale.

En matière de climat, les Etats n’ont-ils pas été à la hauteur de l’enjeu lors de la COP 21 ?

Qu’ont fait Vladimir Poutine, Barack Obama et Li Kequiang de retour au pays, sinon se tourner vers les maires et gouverneurs pour qu’ils traduisent en actes l’accord international ? Conférence après conférence, les Etats clament depuis deux décennies qu’« il faut agir » mais ne font rien. Et la température comme le niveau des mers continuent à s’élever.

Les villes, elles – notamment côtières -, sont tenues d’agir. Leurs territoires sont à l’origine de 80 % des émissions de gaz à effet de serre, elles ont donc la main sur l’essentiel des rejets (transports, bâtiment, urbanisme, production et consommation d’énergie). Ce sont elles qui peuvent développer des stratégies de sobriété, de mobilisation des énergies renouvelables et de résilience. Et, si elles font des promesses, elles les tiennent.

Des villes allemandes et américaines (Denver, Pittsburgh notamment) ont tenté d’interdire l’extraction d’hydrocarbures non conventionnels par fracturation hydraulique : les autorités nationales les ont attaquées en justice. Individuellement, elles ne peuvent rien contre leurs Etats respectifs. Si 300 villes américaines, 200 allemandes, 100 françaises et 50 polonaises mènent une action conjointe, en s’adjoignant les conseils de juristes, elles auront une chance d’exprimer leur pouvoir souverain et collectif. En parlant en chœur, leur voix portera.

Une trentaine de villes européennes tentent de développer une commande publique « bas carbone ». Cette méthode peut-elle être efficace ?

Les pouvoirs locaux doivent en effet actionner ce levier. Après l’ouragan Sandy (octobre 2012), tous les hôpitaux de New York étaient sans électricité car les générateurs de secours, très lourds, étaient placés en sous-sol et donc inondés. Si 100 villes américaines sollicitent General Electric, l’entreprise sera incitée à produire des générateurs légers, pouvant être placés en haut des immeubles et donc à l’abri en cas d’événement extrême. Car la commande sera massive et permettra des économies d’échelle sur une technologie coûteuse, issue de l’aérospatiale. Le pouvoir collectif s’apprécie aussi en termes économiques.

Autre illustration de ce pouvoir économique : 15 à 20 % des achats d’armes aux Etats-Unis – où 90 % de la population est hostile à leur vente libre – sont le fait des villes et des polices locales. Si celles-ci menacent les fabricants de s’approvisionner ailleurs s’ils ne cessent la production des armes les plus destructrices – notamment celles qui traversent les gilets pare-balles et ne visent que les forces de l’ordre –, cela peut changer la donne.

En amont de la COP21, les réseaux mondiaux de collectivités ont cherché, non sans succès semble-t-il, à mettre la pression sur les Etats. Sont-ils insuffisants pour porter la voix des villes au plan mondial ?

Certes, les réseaux mondiaux de villes ont de l’influence. Mais Vladimir Poutine ou Donald Trump s’intéresse-t-il à ce « soft power » ou au pouvoir effectif ? La coopération entre villes existe mais il n’y a pas d’organisation qui leur permette de gouverner au plan mondial.

Les associations internationales d’élus sont nombreuses sur le climat (ICLEI, C40, Eurocities, Energy Cities). Il en existe aussi sur la paix et la sécurité (Mayors for Peace, Forum européen sur la sécurité urbaine) ou encore sur le commerce équitable. La plupart travaillent en silo, peu ont une approche globale (comme Cités et gouvernements locaux unis, la Conférence des maires des Etats-Unis, CityNet en Asie). On y discute, on partage de l’information et des expériences, on mène un peu de recherche.

Grâce au travail de ces réseaux, on ne part pas de rien, des réflexions et des expérimentations sont menées sur les cinq continents. Mais en tant que politologue, j’observe qu’il y manque du pouvoir : il n’existe pas de réseau mondial qui se définisse par le pouvoir collectif. Je me souviens qu’en mai 1968, le sujet n’était pas l’échange de bonnes pratiques mais le pouvoir ! C’est aujourd’hui d’une révolution de la dévolution qu’il s’agit.

Quelle est la légitimité des maires à ériger un Parlement mondial ?

Au sein de cette assemblée, il ne sera pas question de moyens de pression sur les pouvoirs centraux ou d’attribution d’éventuelles nouvelles compétences aux villes. Ni même de décisions collectives mais bien de pouvoir collectif. Quand les Etats sont incompétents à contenir le terrorisme et le dérèglement du climat, les villes ont le droit d’agir. C’est le fondement du nouveau contrat social.

Les villes se moquent de savoir si les Etats sont prêts ou non à leur accorder une parcelle de pouvoir : elles le prendront car elles en ont le droit, du fait de l’échec des Etats – qui leur confère leur principale source de légitimité -, et du fait qu’elles représentent la majorité des habitants (50 % de la population mondiale et 78 % des Occidentaux).

Quelles premières mesures pourrait prendre le Parlement mondial des maires ?

Le Parlement n’adoptera pas des mesures d’application obligatoire mais auxquelles les villes choisiront d’adhérer ou non (réduire de 50 % en dix ans le trafic automobile, par exemple). Cette nouvelle cosmopolis fonctionnera selon une démarche ascendante. Il se peut que cette institution « glocale », la première du genre, instaure une règle de confirmation de ses décisions par une délibération du conseil municipal ou par un référendum local. Les élus eux-mêmes en décideront en septembre prochain à La Haye.

La question de l’accueil des réfugiés y sera abordée. Le monde compte 60 millions de personnes déplacées, pour des raisons politiques ou économiques. En Chine, 300 millions de ruraux ont migré vers les villes. Les Etats-Unis comptent 12 millions de Latino-américains sans visa. C’est un sujet d’empoignade dans le cadre des primaires mais, pour le maire de New-York, Bill De Blasio, « le job consiste à gérer la réalité de façon pragmatique ».

A New-York, Stuttgart ou Paris, la question n’est pas de savoir s’il faut accueillir les réfugiés ou de vérifier si leurs papiers sont en règle : ils sont là et c’est à un immense défi que sont confrontées les villes. J’aime bien l’idée de « visa urbain » ou de « carte d’identité urbaine », qui donnerait accès à l’emploi, au système de santé, à l’école, aux transports. Une politique commune aidera les villes à se répartir l’afflux des réfugiés, que les Etats ne maîtrisent pas – c’est précisément pourquoi les maires s’invitent dans le débat.

Une telle mesure doit être adoptée à grande échelle, pour éviter une concentration dans la seule ville courageuse qui l’aurait instaurée. Elle offrira aussi aux réfugiés une solution plus égalitariste. Et, si un groupe de villes allemandes demande à Berlin des fonds pour assumer cette tâche, cela portera plus que si elles agissent isolément.

Le Parlement mondial sera aussi une tribune où les élus de terrain réclameront des ressources pour faire leur travail. Le gouverneur de l’Ohio, John Kasich, ne peut financer le renouvellement des réseaux d’eaux usées, qui ont 100 ans. Au plan mondial, les villes génèrent 70 % des recettes fiscales et n’en perçoivent que la moitié. C’est scandaleux.

J’espère aussi que les maires adopteront la déclaration des villes et des citoyens (lire encadré).

Quelle est l’attitude des maires à l’égard de votre idée de Parlement mondial ?

Attention, ce sera bien le Parlement des maires – pas celui de Benjamin Barber ! –, lesquels décideront de son mode de fonctionnement et adopteront des mesures, sur la base du consensus le plus large possible. Le conseil consultatif compte aujourd’hui une quinzaine de membres (1). Les villes moyennes, de 100 000 à 1 million d’habitants, semblent aujourd’hui plus intéressées que les grandes, en particulier au Nord.

Le maire de New York prévient qu’il ne viendra pas y faire du tourisme mais seulement s’il y trouve des bénéfices pour la gestion de sa ville au quotidien. Jusqu’à présent, aucun maire ne nous a déclaré : « Cela se fera sans moi ». En France, les maires de Paris, Lille, Grenoble, Grande-Synthe témoignent de leur intérêt. En tant que responsables locaux, les élus français sont enthousiastes ; en tant que membres d’un grand parti ayant vocation à exercer le pouvoir au plan national, ils sont peut-être plus soucieux de leur avenir politique personnel.

Il ne fait aucun doute que convaincre les élus de l’utilité de cet outil ne sera pas un problème. Quelle est l’alternative ? Les Nations-Unies paralysées. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, nous soutient d’ailleurs chaleureusement.

Le Parlement mondial pourrait être plus que le G8 car les Etats ne font rien. Ils sont défaillants, leur bilan relève du désastre. Les maires sont plus visionnaires que les présidents.

Le renforcement du pouvoir des villes n’exacerbera-t-il pas une concurrence qui existe déjà – pour attirer des entreprises, capter des subventions, accueillir les Jeux olympiques … ?

La différence fondamentale entre les villes et les Etats peut se résumer ainsi : quand l’Allemagne devient plus grande, la Pologne devient plus petite. Alors que Berlin et Varsovie peuvent coopérer. La concurrence entre villes est plutôt saine. Quand ils sont en rivalité, les Etats font la guerre.

Au Moyen-Age, les villes étaient ceinturées de remparts. Aujourd’hui, elles ont bâti des ponts entre elles et les Etats sont derrière des murailles.

 

Les droits des villes et des citoyens incluent :

1/ le droit des villes à la gouvernance locale, individuelle et collective, en particulier quand les autorités politiques « supérieures » s’avèrent incapables de protéger les droits des citoyens à la liberté, à l’égalité et à la sécurité ou de relever avec efficacité les défis auxquels elles sont confrontées.

2/ le droit des citoyens à une gouvernance transparente et responsable ainsi que le droit à l’engagement et à la participation aux affaires de la cité. En d’autres termes, la reconnaissance des droits des villes équivaut à la reconnaissance des droits des citoyens ; cela inclut le droit à la participation comme à la représentation. Le droit des villes à la gouvernance locale reflète tout simplement le droit des citoyens à l’autonomie.

3/ le droit des villes à exercer un pouvoir juridictionnel et fiscal vis-vis de tous les usagers des services municipaux – transports, culture, sports, loisirs, etc …–, que les bénéficiaires résident à l’intérieur ou à l’extérieur de leurs limites administratives.

En pratique, ce droit constitue une exigence légitime d’ajustement des limites traditionnelles des villes afin que celles-ci coïncident avec les zones qu’elles desservent dans les faits, à savoir les métro-régions.

4/ le droit à un air sain, à une eau saine, à un environnement tendant vers la neutralité carbone. Cela se traduit par le droit à prendre des mesures pour assurer un environnement sain et durable, indépendamment de l’action ou de l’inaction des autres niveaux de gouvernement.

5/ le droit à une dignité locale, fondée sur des documents (« visa urbain », « carte d’identité urbaine ») donnant accès aux écoles, aux hôpitaux, aux transports publics et à l’emploi à tous les résidents respectueux des lois, quels que soient leur parcours d’immigration (régional ou national) et leurs conditions d’entrée dans le pays où est située la ville.

En pratique, le droit à ces documents, qui en soi ne peut conduire à un droit de résidence ou à des droits civiques au niveau national, peut normaliser un statut local de facto et, avec le temps, peut-être tracer « une route vers la citoyenneté » sur le plan national.

6/ le droit des villes à l’autonomie fiscale et juridique, adaptée à leurs responsabilités et à leurs obligations ; en conséquence, le droit à une souveraineté partagée, jusqu’à un certain point, avec les niveaux de gouvernement « supérieurs » (provinces, cantons, exécutif national). Ce droit va de pair avec le droit essentiel à la gouvernance locale énoncé au premier article.

7/ le droit à l’espace public, qui définit la ville libre et démocratique en tant que communauté de citoyens, par nature fondamentalement publique. Le droit à l’espace public est une condition, pour la société civile, du libre exercice de l’activité politique et civique, des loisirs, de l’art et de l’expression personnelle. C’est une source clé de l’imagination citoyenne, de la créativité culturelle et de l’égalitarisme.

8/ le droit à la culture, entendu comme le droit à la création, à l’imagination et aux loisirs, qui définissent les caractéristiques de l’urbanité et la nature cosmopolite des villes. La culture étant synonyme de l’urbanité, le droit à la culture peut être considéré comme un « droit de la ville ».

9/ le droit au particularisme et à l’expression culturelles, dans le contexte du multiculturalisme urbain, c’est-à-dire le droit des diverses cultures, dans une ville multiculturelle, à exprimer et à pratiquer leurs coutumes, dès lors que ces dernières ne compromettent pas la sûreté et la sécurité de la ville.

Concrètement, cela signifie que la diversité n’implique pas seulement la tolérance et le droit de la majorité à protéger ses valeurs et ses coutumes, mais aussi le respect d’autrui et la volonté de réfréner la libre expression de la majorité quand celle-ci empiète sur la dignité et les convictions des minorités.

10/ le droit d’agir et d’adopter des lois, dès lors que les niveaux « supérieurs » de gouvernement ne parviennent pas à prendre des mesures dans des domaines où les droits et les intérêts des citadins sont bafoués ou menacés. Cela inclut le droit des villes à échanger et à coopérer avec leurs homologues au-delà des frontières nationales, avec ou sans l’appui de leur « nation mère ».

11/ les droits des villes et des citoyens énumérés ci-dessus ne peuvent outrepasser et n’outrepassent pas les droits des autorités « supérieures », Etats nationaux souverains, organisations internationales ou résidents des périphéries des villes ou des zones rurales, pas plus que les droits des autorités « supérieures » n’outrepassent ceux des villes. La revendication des droits des villes et des citoyens est à parité égale avec d’autres revendications similaires de droits.

12/ les droits spécifiques des villes et des citoyens énumérés ici n’annulent ou ne délégitiment en rien les autres droits des villes et des citoyens non mentionnés dans cette déclaration.
le droit d’agir et d’adopter des lois, dès lors que les niveaux « supérieurs » de gouvernement ne parviennent pas à prendre des mesures dans des domaines où les droits et les intérêts des citadins sont bafoués ou menacés. Cela inclut le droit des villes à échanger et à coopérer avec leurs homologues au-delà des frontières nationales, avec ou sans l’appui de leur « nation mère ».
les droits des villes et des citoyens énumérés ci-dessus ne peuvent outrepasser et n’outrepassent pas les droits des autorités « supérieures », Etats nationaux souverains, organisations internationales ou résidents des périphéries des villes ou des zones rurales, pas plus que les droits des autorités « supérieures » n’outrepassent ceux des villes. La revendication des droits des villes et des citoyens est à parité égale avec d’autres revendications similaires de droits.
les droits spécifiques des villes et des citoyens énumérés ici n’annulent ou ne délégitiment en rien les autres droits des villes et des citoyens non mentionnés dans cette déclaration.

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    Notes

    Note 01 - les maires de La Haye (Pays-Bas), d’Amman (Jordanie), du Cap (Afrique du Sud), de Dakar (Sénégal), Mannheim (Allemagne), Palerme (Italie), Rio de Janeiro (Brésil) Varsovie et Wroclow (Pologne), les anciens maires de Londres, Ken Livingstone, et de Toronto, David Miller, ainsi que des représentants de la Commission européenne (Peter Bosch, directeur général des affaires intérieures et de l’immigration), de l’Université de Bruxelles (Eric Corjn, professeur d’urbanisme), du Forum européen sur la sécurité urbaine (Elizabeth Johnston, directrice), du Massachussetts Institute of Technology (Kent Larson, co-directeur de la City Science Initiative), du think-tank américain Brookings Institution (Bruce Katz), de l’Institut Igarapé (Brésil, Robert Muggah), de l’Institut indien des établissements humains (IIHS, Aromar Revi), de l’Université de Columbia (Jeffry Sachs, directeur de l’Institut de la terre, entre autres), du Théâtre de Berlin (Jochen Sanding, directeur), ainsi que le politologue et consultant en géostratégie Emad Tinawi - Retourner au texte

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  1. 1. MELOT 02/05/2016, 11h59

    bien d'accord sur le fait que l'humanité se regroupant dans des "villes" les problématiques urbaines et sociales priment sur le reste .Mais en France qu'entend-on par "ville" ?
    j'ai peur que cet article ne prenne en considération que les métropoles urbaines voire les mégapoles...et du coup la notion de Maire comme proche des habitants devient une illusion ...!il es vrai que la société organique va beaucoup devoir s'adapter au cours des prochaines années (numérique, flux migratoire,robotisation, mondialisation etc)

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