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Démocratie participative : de Paris à Reykjavik, des outils au service des citoyens

Publié le • Par • dans : France

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citoyen-participation-connectes © Julien Eichinger - Fotolia

Les initiatives de collectivités territoriales visant à permettre aux citoyens d'exprimer leurs souhaits quant à l'aménagement ou au fonctionnement des services de leurs villes, se multiplient. Paris ou Nantes en France, Reykjyavik à l'étranger, ont mis en place des outils participatifs permettant à leurs habitants de s’exprimer.

 

Des citoyens qui aident les élus et leurs services à bâtir le futur des collectivités territoriales, c’est aujourd’hui une réalité à l’échelle mondiale, qui compte déjà plusieurs partisans en France.

Pour ce faire, de nombreux outils participatifs ont été conçus et sont utilisés, notamment par les communes. Ils permettent de recueillir les idées, avis et votes de chacun avec pour but de financer ensuite les projets de demain, la finalité étant bien la co-construction de ces derniers.

Paris, l’exemple français le plus frappant

Pour bâtir une ville juste, progressiste et durable, l’intelligence collective est notre plus grande force. L’échange et le débat sont nos outils les plus puissants.

Ces propos sont signés Anne Hidalgo, Maire de Paris, qui a décidé de consacrer 5% du budget d’investissement de la ville sur l’ensemble de sa mandature, soit 480 millions d’euros, pour financer des projets proposés par des citoyens.

Via un site dédié, les habitants de la capitale peuvent soumettre des idées en début d’année. Ces dernières sont ensuite développées et regroupées, entre mars et mai, lors d’ateliers dits de « co-construction » impliquant les Parisiens. Avant que les projets soient exposés sur le site, où les citoyens peuvent ensuite voter en septembre pour ceux qu’ils préfèrent, en ligne ou dans des bureaux prévus à cet effet.

Les élus de Paris donnent au final leur accord en décembre pour le financement des gagnants. Des idées qui peuvent également être déposées sur la plateforme « Madame la Maire, j’ai une idée », qui permet elle aussi aux citoyens, à tout moment de l’année, sur des thèmes imposés par la ville, de soumettre des projets, de soutenir ceux qui leur semblent importants ou d’émettre un avis, d’engager un débat.

Plus de 22000 personnes se sont inscrites à ce jour sur le site et plus de 5115 idées ont été proposées lors du premier trimestre 2015 (3158 sur la même période en 2016). Pour 188 lauréats à l’arrivée.

Paris n’est évidemment pas la seule commune en France à prendre en considération la participation des habitants. A Nantes, la Maire, Johanna Rolland en a fait, selon ses propos, la « pierre angulaire » de sa mandature.

L’élue a notamment lancé un débat autour de la Loire et de ses usages. Les citoyens ont ainsi la possibilité de donner leurs avis mais aussi de publier des cahiers d’acteurs sur le site « nanteslaloireetnous.fr ».

A Rennes, une plateforme web consacré au budget participatif intitulé « La Fabrique Citoyenne », a permis en novembre 2015 aux habitants de la ville de proposer des projets visant à améliorer leur cité. Il y a eu 942 propositions formulées, dont 574 l’ont été par des citoyens. Puis, en février, ces derniers ont de nouveau été sollicités pour voter pour les projets qu’ils souhaitaient soutenir. Au final, 54 idées ont été retenues. Une initiative appelée à se renouveler, Nathalie Appéré, maire de Rennes, ayant indiqué qu’elle y consacrerait, chaque année, 5% du budget d’investissement de la ville.

Carticipe, l’outil participatif territorial

Développée par Repérage Urbain, un bureau d’études en sociologie et urbanisme, Carticipe est une « plate-forme cartographique participative conçue pour favoriser les débats citoyens et la concertation sur une ville ou un territoire ».

Concrètement, les citoyens peuvent déposer leurs idées sur la carte de leur commune de résidence. Il existe plusieurs thèmes – développement économique ; environnements, nature et patrimoine ; habitat – logement ; équipements et services ; mobilités – avec un code couleur précis pour chacun d’entre eux. Les projets apparaissent sous forme de bulles, d’une taille différente en fonction des soutiens qu’ils ont reçus, les habitants pouvant voter et commenter librement.

Déployé dans un premier temps à Laval de février à septembre 2012 dans le cadre de la révision du plan local d’urbanisme, Carticipe a recueilli 609 contributions, 482 commentaires et plus de 3000 votes.

Lancé à Strasbourg entre août 2013 et janvier 2014 en collaboration avec Rue89 afin de débattre de l’aménagement de la ville en vue des élections municipales, la plate-forme a permis à 620 idées citoyennes d’émerger, appuyées par plus de 1700 commentaires et 11000 votes.

Finlande, Inde, Islande, les initiatives innovantes se multiplient

Au sud de l’Inde, dans la ville de Bangalore, l’institut local MOD et le think tank allemand The Next Network ont mis en place en 2014 un site – NextBengaluru – offrant notamment aux citoyens la possibilité de proposer des idées pour l’aménagement du quartier de Shanthinagar. Il en a résulté un court rapport présentant la vision des habitants au bout de trois mois.

Certaines questions, parfois inattendues, ont été soulevées. De nombreux citoyens ont notamment fait part de leur inquiétude à propos du nombre de zones urbaines abandonnées. Une application, disponible via le web ou un smartphone, a alors été créée pour permettre une identification plus précise de ces lieux. Les personnes à l’origine du projet travaillent maintenant avec la ville pour la sensibiliser aux problèmes soulevés et essayer de faire adopter certaines des idées émises par la population.

Citizens Foundation, l’organisation à but non lucratif islandaise, a pour sa part donné naissance à « Better Reykjavik », une plateforme sur laquelle les habitants de la capitale peuvent formuler leurs idées et voter pour améliorer le fonctionnement de la ville et de ses services.

Chaque mois, le conseil municipal étudie entre dix et quinze propositions. Entre 2012 et 2014, Citizens Foundation estime que 60% des citoyens de la ville ont utilisé le site alors que le conseil municipal aurait dépensé environ 1,9 million d’euros pour financer plus de 200 de ces idées.

En Finlande, à l’échelle nationale cette fois, le Parlement s’est engagé en 2012 à débattre et voter les projets de loi issus des feedbacks de citoyens – mis en forme par des experts – ayant obtenu 50000 voix sur le site créé par l’organisation « Open Ministry ». Ce qui a notamment conduit à l’adoption d’une loi autorisant les personnes de même sexe à se marier.

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  1. 1. Jeremie 25/04/2016, 11h48

    Il y a Stig également, déjà + de 100 000 votes sur l'application et disponible dans toutes les villes de France !
    www.getstig.org

  2. 2. Yvan BACHAUD 23/04/2016, 14h24

    La LOI du 13.08.2004 dispose que 20% des inscrits d'une commune peuvent DEMANDER une consultation sur tout sujet MAIS le Conseil municipal peut refuser de l'organiser et s'il l'organise ce n'est qu'un simple avis; Il faut d'abord que le maire s'engage à organiser systématiquement TOUTE CONSULTATION demandée par 20% des inscrits ET a suive le résultat MAIS seulement si le OUI l'emporte avec plus de voix que la majorité. Ainsi les citoyens pourront contrôler non 5% du budget d'investissement mais 100% du budget global.. La démocratie ce n'est pas avoir la parole un jour tous les 6 ANS mais Mme HIDALGO a refusé de signer cet engagement qui a été signe en 2014 par 10 MAIRES; MARSEILLE TOULOUSE NICE SAINT ETIENNE GRENOBLE PERPIGNAN DRANCY AJACCIO LA RAVOIRE COMMUNAY Il n'y aura une participation véritable que quand les citoyens pourront en appeler à l'arbitrage de la population.. VOIR www.article3.fr et clic-ric.org

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