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Fonction publique territoriale

DGS de grandes collectivités : où sont les femmes ?

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Après le mercato post-élections locales, la part de femmes directrices générales des services dans des collectivités de plus de 40 000 habitants décline à 10 %. Le fort turnover profite surtout aux hauts-fonctionnaires issus du ministère de l’Intérieur.

 

L’étude du CNFPT sur la situation des DGS après les élections locales de 2014 et 2015 est sans appel.

Selon cette enquête rendue publique le 18 avril 2016, la proportion des femmes directrices générales des services régresse dans la plupart des catégories de collectivités. Au sein des villes de plus de 40 000 habitants ou assimilées, elle décline de 12 à 11 %.
Parmi les départements, elle remonte certes de 9 à 11 %. Mais ce pourcentage diminue de 15 à 12 % du côté des régions.

La loi « Sauvadet » du 12 mars 2012 et ses décrets d’application se fixent pourtant comme but l’instauration de quotas de 40 % de femmes aux postes de direction dans les collectivités de plus de 80 000 habitants à l’horizon 2017. Les services visés en ont déjà pris toute la mesure.
Une étude du groupe égalité femme-homme de la promotion Vaclav Havel de l’Institut national des études territoriales publiée le 8 mars 2015 en atteste.

Les femmes représentent 28 % des équipes de direction des collectivités de plus de 80 000 habitants en 2013. Soit bien au-delà de l’objectif de 20 % déterminé pour la première année de mise en place du dispositif.

Mais la dynamique s’est arrêtée aux portes des bureaux des directeurs généraux des services. Les occasions de promouvoir des femmes ne manquaient pourtant pas.

Villes : les administrateurs territoriaux majoritaires

Alternance dans les communes, les départements et les régions oblige, le turn-over se révèle plus puissant que jamais. 53 % des villes de plus de 40 000 habitants et assimilées ont changé de DGS. Un taux qui atteint 46 % parmi les départements.

Dommage collatéral, les décharges de fonction des DGS et des directeurs généraux adjoints sont légion : 51 dans les villes de plus de 40 000 habitants et assimilées, 27 dans les départements.
Pour les régions, il est trop tôt pour le dire. Les décharges de fonction n’interviendront que six mois au minimum après le second tour du scrutin régional, c’est-à-dire à partir du 16 juin prochain.

Les administrateurs territoriaux peuvent, cependant déjà établir un bilan de leur mercato. Si ce n’est pas Austerlitz, ce n’est pas Waterloo non plus.

Le cadre d’emploi le plus élevé de la fonction publique locale occupe une position dominante parmi les villes de plus de 40 000 habitants et assimilées (56 %). Il maintient ses parts dans les départements (45 %). Plus dure est la chute parmi les régions.
Les administrateurs représentent seulement 23 % des DGS des 17 régions (Les 13 collectivités métropolitaines, la Guadeloupe, Mayotte, la Martinique et la Réunion), contre 42 % dans le découpage antérieur au scrutin de décembre 2015.
De manière générale, le poids des contractuels reste stable.

Régions : le boom des grands commis de l’Etat

Principale bénéficiaire du mercato : la haute-fonction publique d’Etat. Son poids dans les régions fait un bond de 42 % à 65 %. Elle progresse aussi de deux points dans les villes de plus de 40 000 habitants et d’un point au sein les départements, culminant à respectivement 11 % et 27 %.

Les hauts-fonctionnaires issus du ministère de l’Intérieur (Préfets, sous-préfets, administrateurs civils et commissaires) effectuent la percée la plus remarquée, de 12 à 16 % dans les départements, et, surtout de 15 à 30 % du côté des régions.

« Les grands élus emmènent leurs collaborateurs des ministères dans les collectivités. Les hauts-fonctionnaires d’Etat jouissent, à leurs yeux, d’un prestige plus important que les administrateurs territoriaux. Les présidents de grosses collectivités sont attachés à cette étiquette-là », éclaire le politologue Patrick Le Lidec.

Les grands commis de l’Etat, ajoute-t-il, y trouvent particulièrement leur compte « car le pouvoir se déplace dans les collectivités. » Un phénomène qui ne manque pas d’interroger.
« L’enjeu pour nous, glisse le président de l’Association des administrateurs territoriaux de France, Fabien Tastet, est de passer d’une notoriété segmentée à une notoriété diffuse. »

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  1. 1. bazane 20/04/2016, 09h39

    Ras le bol des statistiques corporatistes (qui portent d'ailleurs sur des effectifs tellement faibles que leur pertinence est douteuse).
    Comme disait Deng Xiao Ping "peu importe que le chat soit noir ou blanc tant qu'il attrape des souris".
    Ce qui nous importe c'est d'avoir des DGS compétents et peut nous chaut qu'ils soient hommes ou femmes ou énarques.
    Les administrateurs territoriaux feraient mieux de se consacrer à leur travail plutôt qu'à ce comptage stérile.

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