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[ENTRETIEN] Enfance

« La loi “Santé” est un nouveau départ pour la protection maternelle et infantile »

Publié le • Par • dans : France

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pierre suesser © F. Calcavechia / La Gazette

Rassuré par la place accordée à la prévention dans la loi du 26 janvier 2016, le président du Syndicat national des médecins de PMI, Pierre Suesser, reste néanmoins vigilant : il attend des moyens et une revalorisation.

 

La PMI sort-elle renforcée de la loi de modernisation de notre système de santé ?

La loi « Santé » signe, en principe, le retour du dispositif de protection maternelle et infantile (PMI) et de la santé de l’enfant dans la politique nationale. Nous sommes parvenus à ce résultat après plusieurs années de mobilisation. Dès 2011, organismes, syndicats et associations se sont rassemblés autour de la plateforme « assurer l’avenir de la PMI », initiative suivie d’une pétition nationale, de journées d’action et de l’ouverture d’une concertation approfondie avec le ministère de la Santé. Notre plateforme a proposé plusieurs amendements qui ont été repris dans le projet de loi. L’avis du Conseil économique, social et environnemental, donné fin 2014, qui réaffirmait que la PMI doit rester un service accessible à tous et l’importance de son engagement dans le champ de la prévention, a également été un appui.

Peut-on parler d’un nouveau départ ?

Certainement, mais nous restons extrêmement vigilants et mobilisés. Maintenant, il faut passer de la loi à sa traduction concrète sur le terrain, donner vie aux dispositions. Ces dernières années, la PMI n’a cessé de se fragiliser. Faute de moyens suffisants, plusieurs départements ont fermé des centres ou les ont réduits à de simples permanences. Nous demandons, notamment, la mise en place d’un cadre national permanent d’impulsion de la politique de PMI sous l’égide du ministère de la Santé et associant tous les acteurs de cette politique.

La loi aurait-elle pu aller plus loin ?

Plusieurs de nos demandes n’ont pas été suivies. Principalement, il n’y a pas, comme souvent, d’engagement sur les moyens financiers. La loi aurait pu débloquer plusieurs situations : permettre que les agences régionales de santé financent nos actions, que certains actes, par exemple ceux effectués par les infirmières puéricultrices de PMI, soient remboursés par la Sécurité sociale, etc. Par ailleurs, les acteurs de la PMI devraient être cités comme faisant partie des communautés professionnelles territoriales de santé (qui instituent un rapprochement entre prévention et soins), un point sur lequel la loi n’est pas assez précise.

Et concernant le statut des professionnels de PMI ?

Là aussi, la loi ne se prononce pas, alors que nous réclamons depuis longtemps une réelle revalorisation des professions concourant à la PMI. Nous avons donc repris le dialogue sur cette revendication avec le ministère de la Santé, dans l’espoir que ce débat soit vite mené à un niveau interministériel. La consolidation du service public que nous représentons passe aussi par une attractivité statutaire et salariale et par des formations initiale et continue adaptées. Propos recueillis par

 

Bio express

2008 : élu pour la première fois président du Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI).

2011 : participe à la mobilisation « assurer l’avenir de la PMI ».

2013 : publie « Petite enfance, penser la prévention en grand », aux éditions Erès.

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