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Procès « Aurélie Fouquet » : la cour d’assises de Paris a rendu son verdict

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Aurelie Fouquet policiere municipale de Villiers sur Marne abattue le 20 mai 2010 Aurelie Fouquet policiere municipale de Villiers sur Marne abattue le 20 mai 2010 © Villiers-sur-Marne

La cour d'assises de Paris a condamné huit hommes à des peines de un à 30 ans de prison pour un braquage raté qui, le 20 mai 2010, avait coûté la vie à une jeune policière municipale de Villiers-sur-Marne, Aurélie Fouquet. Un verdict auquel le maire de la commune, Jacques-Alain Bénisti, a réagi. Ce meurtre avait créé un vif émoi au sein de l'opinion publique et avait donné un coup de projecteur sur l'exposition au danger des policiers municipaux.

 

Il aura fallu pas moins de 13 heures de délibéré et sept semaines de procès pour que les jurés de la Cour d’assises expriment leur intime conviction sur le meurtre d’Aurélie Fouquet, cette jeune policière municipale de Villiers-sur-Marne, tombée le 20 mai 2010 sous les balles d’un groupe de braqueurs en cavale.

Le procès des neuf accusés, ouvert le 1er mars, aura surtout été marqué par la « loi du silence » et les « fables » des accusés, selon les propres mots de l’avocate générale, Maryvonne Caillibotte.

De un à trente ans de prison - Résultat, deux hommes ont été reconnus coupables du meurtre d’Aurélie Fouquet : Daouda Baba a été condamné à 20 ans de prison, et Olivier Tracoulat, jugé en son absence, à 30 ans.

Quant au médiatique et faussement repenti braqueur Redoine Faïd, il est reconnu coupable de tous les chefs d’accusation retenus contre lui et écope de 18 ans de réclusion. Son avocat a aussitôt annoncé qu’il ferait appel.

Malek Khider, premier interpellé et seul membre de l’équipe à reconnaître a minima sa participation est condamné à 15 ans de prison. Rabia Hideur a lui été condamné à 10 ans de prison.

Enfin, deux des trois petites mains logistiques ont été condamnées. William Mosheh, le voleur de voiture surnommé «Renard», l’un des héros du fameux documentaire Caïd des cités, écope d’une peine de 5 ans de détention. Même chose pour Olivier Garnier, qui avait caché des armes et dont l’ADN a été retrouvé sur du matériel dans le fourgon des braqueurs. Le frère de Renard a en revanche été acquitté de toutes les charges qui pesaient contre lui, conformément au réquisitoire. Jean-Claude Bisel, doyen des prévenus et vieux complice de Redoine Faïd, est condamné à un an de prison pour avoir veillé sur le blessé Olivier Tracoulat la nuit suivant le drame.

Entourée de son avocat, Me Laurent-Franck Liénard, Elisabeth Fouquet, la mère de la policière décédée a exprimé sa volonté de continuer le «combat». C’est-à-dire de s’assurer que Fisal Faïd, frère aîné de Redoine, soit condamné à son tour, lui qui a fui en Algérie au lendemain de la fusillade avant d’être acquitté par un tribunal algérien en 2013. Le parquet local a fait appel et il devrait être rejugé – l’instruction considère qu’il est le quatrième homme du commando en fuite.

Une fusillade mortelle - Le meurtre d’Aurélie Fouquet, qui avait créé un vif émoi dans l’opinion publique, remonte au 20 mai 2010. A Créteil, des policiers repèrent deux trous -des impacts de balle selon eux- dans la carosserie d’un utilitaire arrêté à un feu. Dans le véhicule, plusieurs hommes armés en route pour aller braquer un fourgon de transport de fonds. Le commando démarre en trombe, marquant le début d’une fuite effrénée sur l’A4, au cours de laquelle les malfaiteurs cagoulés, gantés et en treillis, incendieront leur véhicule, et en braqueront plusieurs autres pour parvenir finalement à disparaître. Pour échapper à la police, le commando n’hésite pas à ouvrir plusieurs fois le feu, faisant plusieurs blessés. A Villiers-sur-Marne, les malfaiteurs se retrouvent face à un véhicule de police municipale. Ils déclenchent une vingtaine de tirs qui atteint la voiture. Les deux agents à bord, armés, ripostent mais sont blessés : Thierry Moreau au thorax, et Aurélie Fouquet à la tête. La jeune femme de 26 ans, mère d’un enfant en bas âge, décédera quelques heures plus tard. Les malfaiteurs braquent un troisième véhicule et s’enfuient.

Onde de choc - Le meurtre d’Aurélie Fouquet connut alors un grand retentissement politique et professionnel. Le président Nicolas Sarkozy assista aux obsèques. Ebranlés par le drame, plus de 2.000 policiers municipaux venus de tout le pays assistèrent dans un silence religieux à la cérémonie, qui attira également des centaines de badauds. Dans les jours qui suivirent, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, réunit les représentants syndicaux pour entendre leurs préoccupations et relancer des discussions. Au programme déjà : l’armement des agents, leurs protections et le volet social.

Après le verdict, le maire de Villiers-sur-Marne réagit

Dans un commentaire sur sa page Facebook, le député-maire (Les Républicains) de Villiers-sur-Marne, Jacques-Alain Bénisti, a évoqué le verdit prononcé par la cour d’assises de Paris dans l’affaire du meurtre d’Aurélie Fouquet, policière municipale de sa commune. « J’ai dénoncé la loi du silence et le manque de courage des prévenus qui ont fait appel et qui imposeront une nouvelle épreuve à la famille d’Aurélie à l’occasion d’un nouveau procès » déplore-t-il. « 18 ans de réclusion ont été requis contre le cerveau de l’opération Redoine Faïd. Sachant que celui-ci a déjà passé 6 ans en prison, cela signifie que ce multi récidiviste pourra ressortir dans quelques années » indique-t-il.

Au cours du procès, Jacques-Alain Bénisti avait été appelé à témoigner en tant que partie civile. Et en tant que responsable hiérarchique de la jeune femme. Il avait alors raconté l’« extrême traumatisme  » de la ville après cet événement tragique. Des élus, du personnel municipal, de la population. « Aurélie Fouquet était très connue, elle était très présente sur le terrain, ça a été un choc », avait alors rappelé l’élu. Un article du Parisien du 24 mars dernier relate à cet effet le départ de plusieurs collègues de la victime. Seuls deux agents — Thierry M., qui se trouvait dans la voiture qui a été criblée de balles, et le chef de la police municipale — sont restés à Villiers. « Les autres sont partis à la suite de ce qu’il s’est passé, ils avaient du mal à repasser sur les lieux où leur collègue a été assassiné », expliquait ainsi Jacques-Alain Bénisti.

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