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Club RH Lille - 31 mars

Prévention de l’absentéisme : quelles solutions RH ?

Publié le • Par • dans : A la une, A la Une RH, compte rendu des dernières rencontres du club RH, France, Toute l'actu RH

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absenteisme-bureau-Une © Phovoir

Le taux d'absentéisme ne cesse de progresser dans la fonction publique sous l’effet notamment de l’évolution des conditions de travail et d’une pyramide des âges vieillissante. Avec pour les collectivités des conséquences à la fois financières et organisationnelles. Qu’est-ce que l’absentéisme ? Gestion/prévention, quelle différence ? Quelles mesures, pour quels résultats ? Comment articuler les différents outils ? Des spécialistes des ressources humaines étaient réunis par le Club RH de La Gazette, le 31 mars, dans les locaux du centre de gestion du Nord à Lezennes près de Lille, pour témoigner de leur expérience et apporter leur éclairage sur ces questions.

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Cet article fait partie du compte-rendu

Prévention de l’absentéisme : quelles solutions RH ?

 

« Lutter contre l’absentéisme est une question de justice entre les agents, ceux présents prenant le relais des absents. Mais aussi de justesse, dans la mise en œuvre du management quotidien ». C’est en ces termes que Jean-Jacques Treels, directeur général des services du centre de gestion du Nord, a ouvert la matinée d’échanges autour de la prévention de l’absentéisme, organisée par le Club RH de La Gazette le 31 mars au Centre de Gestion du Nord à Lezennes, près de Lille.

La question est également financière comme l’a rappelé Guy Decloquement, directeur des affaires financières et de la prévention du centre de gestion du Nord. « Le coût moyen de la prise en charge des absences pour raison de santé est de 905 € pour un congé de maladie ordinaire ; 26 400 € pour un congé de longue maladie et 61 350 € pour congé de longue durée », a-t-il expliqué.

Absence, absentéisme, de quoi parle-t-on ?

Mais pour prévenir l’absentéisme, faut-il encore savoir de quoi on parle. « Toutes les absences ne sont pas de l’absentéisme », a insisté Antoine Koubemba, chargé de mission à l’agence régionale d’amélioration des conditions de travail (ARACT) de Picardie. Proposant la définition de l’ANACT comme base de réflexion : « L’absentéisme caractérise toute absence qui aurait pu être évitée par une prévention suffisamment précoce des facteurs de dégradation des conditions de travail au sens large. »

« L’absentéisme peut être directement lié au rapport au travail, à l’état socio-démographique des personnels, aux règles en vigueur, au management, à la conciliation vie privée-vie professionnelle. Il faut déconstruire la représentation d’un comportement volontaire et abusif, et réinscrire la question dans le travail et son organisation », a préconisé Antoine Koubemba. Avec la nécessité pour la collectivité d’analyser et de comprendre la nature de son propre absentéisme, pour y apporter les réponses adéquates. « L’absentéisme est multifactoriel. Il faudrait parler des absentéismes au pluriel, même si la collectivité en supporte le coût final », a souligné Guy Decloquement.

Signal d’alerte

Chacun s’est accordé sur le fait que l’absentéisme est un révélateur de dysfonctionnements, un signal faible dont il faut tenir compte. Signal que le système de la carotte et du bâton, en dissuadant les agents de s’arrêter, est susceptible de masquer. Le contrôle médical a pourtant été présenté par Pierre Lesaint, directeur général adjoint « ressources humaines » de la Métropole européenne de Lille, comme un outil efficace de lutte contre le micro-absentéisme. Tandis que Thierry Legrand, directeur des ressources humaines de la ville d’Haubourdin (Nord), expliquait l’arsenal de mesures destinées à prévenir l’absentéisme, parmi lesquelles un régime indemnitaire lié à l’assiduité (prime de présentéisme, prime liée au nombre d’arrêts, prime liée au nombre de jours d’arrêts). « Mais ce système est à double tranchant car les agents ayant perdu leurs primes n’ont justement plus rien à perdre et peuvent être tentés de s’arrêter plus facilement », a concédé Thierry Legrand.

Au final, le traitement de l’absentéisme est apparu comme reposant surtout sur des mesures correctives, plus que sur des actions réellement préventives. Notamment parce que certains leviers, comme la mobilité interne, sont difficilement actionnables. Autant par les petites collectivités que par les plus importantes, comme l’a fait remarqué Guenael Pira, directeur des ressources humaines de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, qui a insisté sur la nécessité d’une approche pluridisciplinaire et d’un décloisonnement des dispositifs RH pour prévenir l’absentéisme.

Club RH Lille 31 Mars Antoine Koubemba

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  1. 1. mucha 28/04/2016, 12h06

    je trouve très juste la phrase de Monsieur Antoine Kombemba.
    je viens d'être arrêtée pendant 6 mois et la pénalisation parceq u'on est malade me semble inadmissible et injuste. La maladie n'est pas un choix et volontaire. je suis d'accord sur les conditions multifactorielles : dans mon cas, un épuisement physique et mental, l'âge, une lassitude énorme et des problèmes de santé inscrits dans la durée/ Je viens de reprendre : je revis à tous les niveaux. Et cela fait réfléchir positivement : c'est indégniable un caractère plus humain dans l'équipe. Donc ce n'est que bénéfique. pour éviter cela IL FAUDRAIT ANTICIPER et ETRE à l'écoute des signes avant coureurs. Là je pense que nos politiques ont leur part à jouer dans les décisions . Un exemple : le chômage des jeunes et notre génération qui va devoir travailler jusqu'à 67 ans pour avoir une retraite correcte.

  2. 2. Pad 21/04/2016, 09h36

    Mais les collectivités veulent-elles prendre réellement conscience du problème ? Sans faire d’amalgame, mon expérience territoriale m’a effaré, en particulier dans une commune où Maire, élus et DGS se sont ancrés dans le déni face à de la souffrance au travail issue d’un management qui n’en est pas un et qui a conduit à des arrêts de travail, puis à des congés de longue maladie, et enfin à des congés de longue durée. On pourrait dire qu’il soit difficile de déceler un dysfonctionnement lorsque le cas est unique, mais lorsque plusieurs agents d’un même service sombrent alors qu’il y a eu des alertes auprès d’élus qui aujourd’hui les réfutent, et que la DRH n’a pas exploiter cet indicateur pour s’inquiéter, s’interroger, enquêter et alerter, il y a en cela un comportement franchement dénonçable. Puis que le Maire déclare qu’il n’y a pas de faits probants pour accorder la protection fonctionnelle et, pire, refuser une mesure d’enquête, il y a manifestement un refus d’analyser et de comprendre la nature de l’absentéisme pourtant appuyé de certificats médicaux solides. Dans ces conditions, concevoir un régime indemnitaire par primes pour prévenir cela est d’un cynisme sans borne : quand un être humain est au bout du rouleau, les quelques euros dont il pourrait être gratifié ne seront jamais la médecine qui lui fera recouvré sa santé morale et physique. Faire l’autruche pour la facilité est une politique désastreuse.

  3. 3. pov citoyen 15/04/2016, 07h21

    On est d'accord.
    Mais qui sont les plus grands pratiquants de l'absentéisme?
    Comment motiver nos parlementaires à aller travailler?
    Les payer plus, impossible ils sont déjà payés comme des nababs.
    Leur appliquer le jour de carence, ca c'est bien, et en plus ils connaissent, ils en parlent souvent (pour les autres).

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