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Sécurité civile

Le Puy-de-Dôme instaure des tarifs dissuasifs pour réduire les interventions mineures des sapeurs-pompiers

Publié le • Par • dans : Actu prévention sécurité, Régions

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Pompiers incendie © Fotolia

Le SDIS 63 compte facturer, à partir du 1er juin, des interventions non urgentes qui peuvent être assurées par des sociétés privées, comme la destruction de nids de guêpes, les déblocages d’ascenseurs, et limitera les interventions gratuites de prévention dans les communes.

 

Après le Calvados à la fin du mois de mars, le service d’incendie et de secours (SDIS) du Puy-de-Dôme a décidé d’appliquer une tarification pour certaines prestations aux particuliers, notamment sur la destruction des nids d’hyménoptères (guêpes, frelons) et les ascenseurs bloqués, ainsi que sur les services de prévention pour les communes.

Votée le 29 février dernier en bureau, les pompiers puydômois sont passés à la phase « communication », avant de mettre en œuvre la nouvelle tarification à partir du mois de juin.

6.000 nids de guêpes

« La décision est le fruit d’une réflexion qui a mûri, dans le contexte actuel les élus ont décidé d’aller en avant », explique le directeur du SDIS 63, le colonel Jean-Yves Lagalle.

« L’objectif est de recentrer le SDIS sur sa fonction principale : les secours aux personnes et aux biens », a souligné pour sa part le président du SDIS et du conseil départemental du Puy-de-Dôme, Jean-Yves Gouttebel.

Sur 52.000 interventions comptabilisées en 2015, il y a eu 6000 destructions de nids de guêpes et frelons, le déblocage des ascenseurs a représenté pour sa part 760 interventions dans l’année.

« En 2012 nous réalisions 48.000 interventions, alors que de nombreux départements s’étaient stabilisés sur cette période, dans le Puy-de-Dôme le nombre d’interventions continuait d’augmenter. Il faut réduire les opérations qui démobilisent les sapeurs-pompiers », affirme le colonel Lagalle.

Les deux responsables assurent que le département auvergnat était le dernier en France à ne pas facturer la suppression des nids de guêpes.

Tarifs élevés

En fonction des moyens utilisés – avec ou sans échelle -, le coût pour un particulier oscillera de 200€ à 500€ pour les nids d’hyménoptères, et de 250€ à 350€ pour les ascenseurs bloqués.

« L’idée c’est de mettre en place des prix dissuasifs, pour que les gens se tournent en priorité vers les sociétés qui peuvent rendre ce type de services, des autoentrepreneurs ou des sociétés de maintenance », indique le colonel Jean-yves Lagalle.

« Notre but n’est pas de faire du chiffre d’affaires, renchérit Jean-Yves Gouttebel, mais d’éviter que le contribuable paye à la place de l’usager. » Les interventions urgentes, sur des lieux publics – un nid de guêpes dans un collège par exemple – demeureront gratuites.

Les communes à la diète

Le bureau du SDIS a également décidé d’appliquer la tarification en vigueur pour la participation aux dispositifs prévisionnels de secours (DPS), limitant à deux interventions gratuites par an et par commune (un feu d’artifice et une « fête patronale »).

« Cette règle existait déjà, mais comme certaines communes ne font pas appel aux sapeurs-pompiers, d’autres nous demandaient d’intervenir trois ou quatre fois. L’idée, ici, c’est de les inciter à se tourner vers les associations de sécurité civile », explique le colonel Lagalle.

« Nous allons mettre en œuvre cette décision en concertation avec l’association des maires. Comme nous sommes également en discussion permanente avec l’ARS (agence régionale de santé) sur les tarifs de transport de malades, en raison des carences d’ambulanciers », souligne le président du département, qui confirme constater « une tendance nationale à recentrer les SDIS sur ses missions de secours et d’urgence ».

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Thèmes abordés Finances publiquesSécurité civile

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  1. 1. François 07/04/2016, 09h37

    Ce n'est pas une révolution, dans le département où je travaille, cela est mis en place depuis au moins 15 ans...

  2. 2. Moimême 07/04/2016, 07h37

    J'ai du mal à saisir le raisonnement. Que les pompiers de garde interviennent pour des actions jugées sans importance, comme la destruction des nids de guêpes ou de frelons, où qu'ils restent à la caserne "à ne rien faire" quand ils n'ont pas de mission urgente et prioritaire, quelle différence ?


    Qu'on facture des frais de déplacement raisonnables pour payer l'essence et "l'usure du matériel", à la limite ça peut se justifier pour un service dit public. Mais renvoyer vers des prestataires privés c'est se tirer une balle dans le pieds. Si l'on pousse le raisonnement jusqu'au bout, on peut aussi estimer que toutes les missions des pompiers peuvent êtres remplies par des acteurs privés.

    Il est vrais que la marchandisation et la privatisation des services jusqu'ici publics est un cheval de bataille de l'UE. Ce genre de décision va donc dans le bons sens...

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