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Développement économique

Les régions s’engagent massivement pour le Plan emploi « 500 000 formations »

Publié le • Par • dans : France

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Curriculum vitae, chômage, pôle emploi © Fotolia

Les régions avaient jusqu’au 31 mars pour s’engager aux côtés de l’Etat afin de doubler les formations destinées aux demandeurs d’emploi. Six conventions régionales ont été signées en mars, et la majorité des exécutifs régionaux ont l’intention de le faire.

 

Lancé officiellement le 1er mars 2016, le plan « 500 000 formations » supplémentaires pour les demandeurs d’emploi vient d’entamer sa déclinaison régionale, avec la signatures des six premières conventions entre le 18 et le 30 mars 2016(1), avec l’objectif de doubler l’effort de formation des chômeurs d’ici à la fin de l’année.

Appelées à se positionner avant le 31 mars 2016, les régions se sont impliquées massivement pour ce plan. Seul Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Rhône Alpes Auvergne, a officiellement décliné toute participation à ce plan pour l’emploi. Interrogé sur BFM TV et RMC le 26 janvier dernier, il avait déclaré : « Je ne participerai pas à un plan de formation qui est de la poudre aux yeux. En matière d’emploi, j’en ai assez qu’on mente aux Français, on n’inversera pas la courbe du chômage à coups de formation bidon ni de contrats aidés ».

 

D’après l’Association des régions de France (ARF), seule la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur est à ce jour encore en discussion. Même Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France, pourtant réticente en début d’année, a annoncé le 21 mars vouloir tripler le budget consacré aux formations collectives mais s’est déclarée incapable d’engager la région « sur 50 à 60 000 formations supplémentaires ». Le budget passera donc de 12 à 36 millions d’euros, pour financer 6000 formations collectives contre 2000 actuellement. Un accord sera bientôt passé avec Pôle emploi dans ce sens. Dans les régions non volontaires, c’est Pôle Emploi qui prendra la main, l’Etat abondant ses fonds comme lors des précédents plans.

Trois conditions de financement

 

Les modalités de mise en œuvre du plan au niveau régional sont définies par une instruction de la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Elle réaffirme le cadre quadripartite de ces conventions entre l’Etat, les régions et les partenaires sociaux.

L’Etat consent à financer l’effort de formation supplémentaire des régions à trois conditions :

  • Que la région reconduise en 2016 son propre effort de formation des personnes en recherche d’emploi au niveau des réalisation 2015, en nombre d’actions et en montant financier ;
  • Qu’elle s’engage à réaliser en 2016 des formations supplémentaires pour le même public, avec compensation par l’Etat sur la base d’un coût moyen unitaire de 3000 euros par formation ;
  • Qu’elle accepte un phasage des versements en trois étapes.

Objectifs par région

L’Etat a établi un tableau des objectifs par région, sur la base des actions de formation 2015. Si la région s’engage sur ces objectifs, elle reçoit la quote-part de l’enveloppe d’un milliard d’euros prévue par l’Etat. Si elle retient un nombre d’actions supplémentaires inférieur, la compensation allouée sera proratisée. En cas d’engagement supérieur à l’objectif défini par l’Etat, le surplus de formations sera à la charge de la région.

Le suivi de la mise en œuvre de ce plan sera assuré par les Comités régionaux de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Crefop) qui devront vérifier d’une part que le plan cible bien les publics pas ou peu qualifiés et les demandeurs d’emploi de longue durée, et d’autre part que les besoins de formations locaux et sectoriels sont satisfaits.

Démarrage immédiat

 

La Bretagne, qui a signé la convention le 23 mars dernier, s’est engagée à doubler ses formations en 2016 (de 28 000 à 47 000 formations). « La première phase de déclinaison du plan va pouvoir démarrer immédiatement avec 2400 places », explique Georgette Bréard, vice-présidente (PS) chargée de la formation, l’apprentissage et l’orientation.

Le plan à peine annoncé par le président de la République, le bureau du Crefop planchait sur une méthodologie, tandis que les partenaires élaboraient un diagnostic partagé. « Pôle Emploi a évalué les besoins de ses agences, la région a sollicité ses délégués territoriaux tandis que les partenaires sociaux mobilisaient leurs branches pour connaître leurs besoins par secteur. C’est ce qui nous permet d’enclencher le plan immédiatement », détaille-t-elle. Au total, la région a prévu 8 millions d’euros supplémentaires pour financer ce plan. « Jamais nous n’aurions pu le faire seul, et mettre les 40 millions d’euros nécessaires », admet l’élue. De leurs côtés, les partenaires sociaux abonderont à hauteur de 9,7 millions d’euros.

Pas de stages parking

 

En région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, les élus se sont engagés sur 26 767 actions de formation supplémentaires à réaliser, en plus des 38 721 actions de formations au titre de la reconduction de l’effort de 2015. L’Etat apportera 80,33 millions de financement et les partenaires sociaux 17,9 millions d’euros. « Nous voulons nous engager sur des formations qualifiantes et certifiantes, souligne Catherine Veyssy, vice-présidente (PS) en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’emploi. Nous ne serons pas sur des stages parking ou à vocation générale. » La région compte également proposer des formations préparatoires aux certifications : préparation opérationnelle à l’emploi, mais aussi savoirs de base ou découvertes de nouveaux métiers. Sur ces formations seront ciblés les bénéficiaires du RSA et les seniors. « Si au départ nous avons pu douter de la capacité de l’appareil de formation à répondre à l’accroissement de l’offre de formation, nous sommes aujourd’hui rassurés. Des réponses ont été apportées pour optimiser les plateaux techniques et mutualiser les ressources », détaille Catherine Veyssy.

 

En Bretagne, la première phase du plan va cibler tous les secteurs, la deuxième phase se concentrera sur les métiers et secteurs émergents. En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, l’offre de formation portera une attention particulière à l’évolution des normes qualité ou environnementales.

Georgette Bréard se réjouit de cette nouvelle ère de la gouvernance initiée par le plan emploi. « Pour les prescripteurs, il est plus simple que les formations soient ordonnées par la région. Cela donne de la cohérence à la politique de l’emploi. Cela nous prépare à la coordinations des acteurs du service public de l’emploi, que nous allons demander », insiste-t-elle. En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, une demande similaire a également été faite.

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    Notes

    Note 01 - Le 18 mars : Grand Est : 24 965 formations supplémentaires ; le 21 mars : Centre-Val de Loire : 12 000 formations supplémentaires ; le 23 mars : Bretagne : 19 000 formations supplémentaires et Hauts de France : 33 000 formations supplémentaires ; le 25 mars : Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes : 26 767 formations supplémentaires ; le 30 mars : La Réunion : 6 600 formations supplémentaires. - Retourner au texte

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