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[Opinion] Culture

Pour une politique culturelle de la reconnaissance – Retour sur terre, changement de focale

Publié le 23/05/2016 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

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Flickr CC by Tim Green aka atoach
La bonne volonté des acteurs publics de la culture comme des professionnels n’est pas en doute. La nécessité de soutenir des formes culturelles rares, expérimentales ou non rentables est une évidence noble. Cependant, les politiques culturelles sont en fort déphasage avec les attentes des populations et la diversité de leurs pratiques effectives.

Fabrice  Raffin

Fabrice Raffin

Maître de conférence à l'Université de Picardie Jules Verne

La bonne volonté des acteurs publics de la culture comme des professionnels de ce secteur n’est pas en doute. La nécessité de soutenir des formes culturelles rares, expérimentales ou non rentables est une évidence noble. Cependant, la situation est la suivante : les politiques culturelles sont en fort déphasage avec les attentes des populations et la diversité de leurs pratiques effectives.

Pour le dire platement, l’offre culturelle financée sur fonds publics intéresse réellement peu de monde, au niveau national et dans une moindre mesure au niveau local. L’argent public de la culture ne concerne le plus souvent que certaines catégories de citoyens, surtout ceux qui plébiscitent et financent les formes culturelles auxquelles ils adhèrent eux-mêmes, un tout petit monde.

Constat erroné

La bienveillance inhérente aux politiques culturelles part d’un constat erroné : apporter la culture aux Français sous entendant que certains d’entre eux n’auraient pas de pratiques culturelles, voire pas de culture. Or, il est bien un fait qu’il faut réaffirmer ici : tout les français ont des pratiques culturelles, quelle que soit leur appartenance sociale et ethnique.

Citons pêle mêle: : les fanfares, le clubbing, hip hop, métal, électro, chanson et autres styles musicaux, street art, jeux vidéos et cosplay, les musiques country et le madison surtout dans les mondes ruraux, le chant et la pratique d’instruments, le cirque et les théâtres dans leurs versions populaires, le slam, tout ce qui se fait dans les friches culturelles et lieux intermédiaires, sans oublier, la BD, y compris comics et mangas, le cinéma sous toutes ces formes, l’ensemble des productions culturelles qui foisonnent actuellement sur internet, bref, les cultures diverses, banales, mais essentielles de millions de personnes.

Les politiques culturelles semblent vouloir dire ce que serait la bonne culture entre paternalisme inconscient et négation de la réalité des pratiques culturelles des français pour ce qu’elles sont, dans leur diversité.

De ce point de vue, la culture officielle apparaît comme un levier majeur du sentiment d’exclusion et de domination sociale ressentie dans notre pays notamment par les milieux les plus populaires. Auto-proclamant la supériorité et l’universalité de pratiques culturelles qui sont en fait celles de leur milieu social, les acteurs publics de la culture ignorent, lorsqu’ils ne les méprisent pas, d’autres types de pratiques dont la finalité est différente, parfois plus légère, néanmoins essentielle nous l’avons dit, voire existentielle pour les populations.

La diversité culturelle est ici une diversité de sens que les pratiquants et publics donnent à la culture. Autour d’un enjeu et d’une expérience esthétique (et c’est ce qui caractérise sa dimension culturelle, un intérêt pour le beau, le sensuel), cette pratique prend des sens multiples et simultanés.

Certes, un intérêt d’animation apparaît souvent dans les pratiques culturelles de nos contemporains, mais d’autres significations peuvent y être données, associées : politiques, économiques, religieuses, d’éducation, ludico-festives, thérapeutiques, etc.

Sens multiples

Au-delà d’une discipline, plusieurs sens cohabitent le plus souvent dans la pratique et les formes, en des combinaisons toujours renouvelées par ceux qui les portent. Il ne s’agit pas de dire ici que tout se vaut en matière culturelle.

Il s’agit au contraire d’affirmer que rien ne peut se valoir à partir du moment où est reconnue la diversité des finalités des pratiques culturelles. Et d’affirmer que le modèle porté par le Ministère de la culture jusqu’à aujourd’hui impose un usage social dominant de la culture, mais qu’il en existe une infinité d’autres. Non seulement il en existe d’autres, mais ils sont chaque jour réinventés par l’ensemble des groupes sociaux.

L’idéalisme et l’idéologie de la démocratisation culturelle, entre éducation des masses et “supplément d’âme”, trouvent aujourd’hui leurs limites dans le développement du vote extrémiste qui se fonde très souvent sur ce sentiment de non reconnaissance, notamment des cultures de chacun.

La question démocratique qui est alors posée, moins financière que politique, est double. Comment définir des politiques culturelles publiques qui prennent véritablement en compte cette diversité de disciplines et de pratiques ? Et surtout comment mettre en oeuvre des politiques publiques qui prennent en compte une diversité de manière de vivre la culture, une diversité de sens qui lui sont prêtés, une diversité de manières de vivre la culture ou plutôt, les cultures ?

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