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Fonction publique territoriale

Projet 2016-2021 du CNFPT : unanimité sans faille des élus et des syndicats

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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FRANCOIS DELUGA, CNFPT © Stephane Gautier

Présenté au conseil d’administration du 30 mars, le projet 2016-2021 du Centre national de la fonction publique territoriale a été adopté à l’unanimité des représentants des collèges employeurs et agents.

 

Avec un projet d’établissement 2016-2021 voté, mercredi 30 mars, à l’unanimité des élus employeurs, toutes tendances confondues, et de toutes les organisations syndicales, le président du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), François Deluga, ne cachait pas, jeudi, sa satisfaction dans un entretien accordé à Lagazette.fr.

Pour aboutir à ce plébiscite, il a soigné le dialogue autour de ce nouveau projet. Les dysfonctionnements du précédent plan national de développement, adopté en 2010, et qui avaient abouti à un mouvement de grève inédit au sein de l’institution, ont laissé des traces.

Démarche participative

Cette fois, la méthode a privilégié les échanges, dans un premier temps en interne, avec les 2 300 agents de l’établissement, réunis en 2015 en séminaires interrégionaux, puis avec les associations d’élus et les représentants des agents, en bilatérales, puis en séminaire le 8 mars 2016 au siège, à Paris et enfin dans les instances plénières du conseil national d’orientation et du conseil administration.

A partir de la trame proposée par l’institution, chaque représentant ou organisation a ainsi pu exprimer ses attentes, ce qui fait dire à François Deluga que le projet a été « co-construit ».

Echanges constructifs

Administratrice FA-FPT au CA du CNFPT, Caroline Charruyer décrit ces allers retours comme « un temps d’échanges constructifs ». Au nom de son organisation autonome, elle a demandé la prise en compte du vieillissement par des formations et un accompagnement au reclassement. « Nous avons insisté sur ce point du projet afin que les agents anticipent pour ne pas être reclassés par défaut. Il est possible de créer des parcours pour éviter les reclassements subis », observe Caroline Charruyer qui a également insisté pour que les e-formations ne se substituent pas aux formations en présentiel, mais viennent seulement en complément.

Faire le lien entre l’offre et les besoins locaux

Un point de vue partagé par les administrateurs FO qui approuvent eux aussi sans réserves le projet auquel ils ont contribué. « Sur la méthode, c’est une véritable ouverture. Sur le fond, le projet réaffirme la formation comme vecteur social et comme enjeu pour le service public », se félicite Dominique Régnier, secrétaire fédéral FO services publics et de santé et administrateur au CA du CNFPT qui a souligné, avec d’autres représentants syndicaux, l’importance du lien entre l’offre de l’établissement public et les besoins exprimés dans les plans de formations locaux.

Approbation inhabituelle de la CGT

Avec l’essentiel de leurs revendications intégrées au gré des échanges sur le projet, même les administrateurs CGT, qui habituellement s’abstiennent ou votent contre les dispositions présentées, ont donné leur quitus au futur projet.

« On remet au cœur de l’établissement la formation des personnels, en lien avec le service public et au regard de leurs missions de service public, tout en réaffirmant l’articulation entre formation et statut. Car pour nous, la formation fait partie du statut de la fonction publique », décrit Christophe Couderc, vice-président (CGT) du CA du CNFPT.

L’évaluation en accéléré

Autre demande, complexe à mettre en œuvre mais garante de la qualité des interventions : l’évaluation des formations – une intention de longue date du CNFPT – qui devrait se concrétiser d’ici à 2017.

« Les organisations syndicales nous ont demandé de renforcer ce point dans le projet. Nous allons lui donner un coup d’accélérateur. Nous étions prêts il y a un an, mais nous avons dû ralentir avec les réformes engagées dans l’établissement. Nous allons développer des outils numériques afin que les agents et les collectivités puissent donner leur avis à un mois, à trois mois, sur les formations suivies », assure François Deluga.

Evaluer pour vérifier

« L’évaluation doit être une priorité de la nouvelle mandature car la cotisation correspond à du salaire socialisé. Nous avons besoin de vérifier que les formations dispensées à des agents territoriaux permettent bien l’exercice de leurs missions, au regard des publics et des évolutions institutionnelles », souligne Christophe Couderc, qui prend pour exemple les contestées « offres nationales harmonisées » ou ONH. « On voudrait s’assurer que l’on ne s’engage pas, avec ces ONH, dans une standardisation de la formation », martèle le représentant CGT.

Unis et unanimes pour le retour au 1 %

« Une double unanimité, politique au niveau des élus employeurs, et syndicale, c’est assez exceptionnel », relève encore Alain Dumeil, administrateur et maire de Beaumont (Puy-de-Dôme) qui note que cette unanimité a été « boostée » par les récentes attaques contre la fonction publique et contre l’institution CNFPT qui a vu la cotisation réduite par la dernière loi de finances de 1 % à 0,9% de la masse salariale. « Dans l‘adversité, les gens se resserrent. Il s’agit de donner une image forte du CNFPT. »

Les stratégies de vote de uns et des autres visent avant tout un objectif : le retour à 1 % de cotisation pour la formation des agents territoriaux au moment où le 1 % pour la formation des élus vient d’être voté au Parlement. Car le projet adopté mercredi, ambitieux, ne pourra, selon le président du CNFPT, se mettre en oeuvre dans toutes ses facettes – l’apprentissage, la formation des ingénieurs en chef ou celles des policiers municipaux notamment – sans le rétablissement du 1 %.

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Thèmes abordés Fonction publique territorialeFormation fonction publique

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  1. 1. pov citoyen 02/04/2016, 07h39

    On ne peut que se réjouir de cette démarche.
    La conclusion sur le toujours plus de financement, avec ce fameux 1%, montre cependant combien certains vivent loin de la réalité.

  2. 2. hp 01/04/2016, 10h57

    L'atypicité du CNFPT ne sert pas les agents qui sont obligés d'y adhérer. A l'opposé des OPCA qui peuvent financer des formations longues qualifiantes, le CNFPT ne propose pas cette possibilité. Ce qui revient à dire que les Congés de FOrmation Professionnelle sont financés par l'intéressé en ce qui concerne les frais de scolarité pouvant dépasser 10 000 €. En parallèle, les prestataires retenus par le CNFPT constatent qu'il achète les prestations moins chers que le prix du marché, d'où une qualité moindre.

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