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Education

Les animateurs, grands oubliés de la réforme des rythmes scolaires ?

Publié le 29/03/2016 • Par Michèle Foin • dans : Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

école crayon rythmes scolaires
Flickr CC by sa Danielle Kellogg
Les animateurs seront-ils les dindons de la farce de la réforme des rythmes scolaires ? La façon dont le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports tente actuellement de passer en force pour pérenniser les taux d’encadrement des temps d’activités périscolaires (TAP) inquiète en tout cas le SEP UNSA, syndicat représentant les animateurs.

Cet article fait partie du dossier

Rythmes scolaires : les communes à l'heure des choix

Il y a bientôt trois ans, sous la pression des maires, le gouvernement acceptait, à titre expérimental, un assouplissement des taux d’encadrement des temps d’activités périscolaire. Depuis, le décret 2013-707 du 2 août 2013 autorise leur baisse pour les accueils périscolaires organisés dans le cadre d’un Projet éducatif de territoire (PEDT) à raison d’un animateur pour 14 enfants de moins de 6 ans (au lieu de un pour dix), et d’un animateur pour 18 enfants de plus de 6 ans (au lieu de un pour 14).

Ce même décret prévoit des modalités d’évaluation très claires : six mois avant son expiration, les signataires d’un PEDT au niveau local – élus, associations, établissements scolaires, services déconcentrés de l’Etat, Caisse d’allocations familiale (CAF) – devaient évaluer l’impact du décret, et faire remonter leurs conclusions aux rectorats et aux directions départementales interministérielles (DDI), pour une synthèse aux deux ministères concernés.

Enquête contre enquête

« Sauf que ce travail n’a pas été fait ! déplore Patrice Weisheimer, secrétaire général du SEP UNSA. Le gouvernement s’est contenté d’une enquête auprès des collectivités et des DDI. »

Le 16 mars 2016, lors du Conseil national de l’éducation populaire et de la jeunesse (CNEPJ), le gouvernement présentait « pour information », un projet de décret pérennisant les dispositions du 2 août 2013.

Sans surprise, l’enquête du ministère montre que les collectivités sont 88,5% à vouloir continuer à appliquer le desserrement des taux.

Le SEP UNSA a donc sondé les animateurs en urgence pour tenter de peser sur les discussions. Sur 2970 répondants, 87,7% considèrent que la modification des taux d’encadrement a dégradé la qualité éducative de l’accueil périscolaire, et 81,5% la sécurité des mineurs, alors que les collectivités sont respectivement 62% et 67,7% à affirmer le contraire.

90,3% des animateurs déplorent un impact négatif sur leurs conditions de travail. L’enquête auprès des DDI (voir encadré) rapporte bien un fléchissement de la qualité éducative, mais compensée par une massification des accueils périscolaires, l’objectif numéro un du gouvernement.

Enjeu de formation des animateurs

« Nous souhaitons revenir aux taux d’encadrement précédents » martèle Patrice Weisheimer, qui exige avec d’autres syndicats, une évaluation qui s’inscrive dans l’esprit de la réforme des rythmes, « en co-évaluation ».

Pour Pierre-Alain Roiron, maire de Langeais et président de la commission éducation de l’Association des maires de France (AMF), « il ne faut pas non plus exagérer l’impact du desserrement des taux. L’évaluation [NDLR : du ministère] donne un aperçu intéressant de la réalité. A partir du moment où l’expérimentation n’a pas mis en danger les enfants, je ne vois pas pourquoi on reviendrait sur les taux d’encadrement. Pour nous, le problème se situe davantage sur la formation des animateurs, et la professionnalisation du métier. Les emplois proposés sont précaires ce qui entraîne un fort turnover. »

De son côté l’Association nationale des directeurs d’éducation des villes (Andev), qui n’a jamais approuvé la baisse des taux, se veut réaliste : « Pour les grosses collectivités, le coût est énorme. Le gouvernement vient de pérenniser le fonds de soutien aux collectivités, ce n’est pas pour augmenter les taux d’encadrement. Le combat, maintenant, c’est la formation des animateurs », affirme Paul Monnoyer, président de l’Andev, qui annonce des recommandations dans ce sens d’ici quelques semaines.

Collectivités et services déconcentrés de l’Etat n’ont pas la même vision

Appelées à se prononcer sur les impacts du décret du 2 août 2013, les Directions départementales interministérielles (DDI) soulignent de nombreux inconvénients liés à la baisse des taux d’encadrement des temps d’activités périscolaires, contrairement aux collectivités majoritairement satisfaites : « une réduction de l’ambition éducative » pour les accueils préexistants, « une diminution, voire un abandon des activités en petits groupes » ; « un accroissement de la fatigue des enfants et des encadrants » ; « une dégradation des conditions de travail des animateurs ».

Certains services mentionnent l’inexpérience et le manque de cohésion des équipes. Le principal bénéfice de la réforme, selon les DDI, étant d’avoir permis de nouveaux accueils (+24% depuis l’année 2013/2014).

 

Références

L'enquête

Cet article fait partie du Dossier

Rythmes scolaires : les communes à l'heure des choix

Sommaire du dossier

  1. Rythmes scolaires : les dessous d’une négociation tendue
  2. Rythmes scolaires : le décret d’assouplissement publié, malgré les oppositions
  3. Rythmes scolaires : entre remise en cause et stabilité
  4. Assouplie, la réforme des rythmes scolaires reste obligatoire
  5. Rythmes scolaires : une réforme génératrice d’inégalités ?
  6. Rythmes scolaires : clichés et contre-vérités passés au crible
  7. Les animateurs, grands oubliés de la réforme des rythmes scolaires ?
  8. Financement des rythmes scolaires : les mauvaises manières du gouvernement
  9. Rythmes scolaires : élus et techniciens mécontents de voir le fonds de soutien lié au PEDT
  10. Rythmes scolaires : le virage à 180 degrés du ministère de l’Education nationale
  11. Rythmes scolaires : sur le terrain, ce que vivent les équipes municipales, à quelques jours des vacances
  12. Bal tragique des rythmes scolaires : un enterrement
  13. Réforme des rythmes scolaires : un maire peut-il refuser de l’appliquer ?
  14. [Exclusif] Rythmes scolaires : « Je mesure la difficulté de la mise en œuvre de cette réforme pour de nombreux élus » – Vincent Peillon, ministre de l’Education
  15. Un assouplissement de la réforme des rythmes scolaires : oui, mais lequel ?
  16. Rythmes scolaires : selon leur taille, les collectivités n’ont pas les mêmes urgences
  17. Réforme des rythmes scolaires : le CNFPT enrichit son offre de formation
  18. Réforme des rythmes : les enseignements du colloque de la Gazette du 14 novembre
  19. Rythmes scolaires : combien va coûter la réforme aux collectivités locales?
  20. Réforme des rythmes : les ressources documentaires du colloque de la Gazette du 14 novembre
  21. Surcoût de 10 à 30% pour les communes qui ont appliqué la réforme des rythmes scolaires
  22. Transports scolaires, « le maillon oublié » de la réforme des rythmes scolaires
  23. Rythmes scolaires : les désillusions des animateurs périscolaires
  24. Réforme des rythmes : entre enseignants et animateurs, le fossé se creuse – interview croisée
  25. [Exclusif] Rythmes scolaires : le projet de décret détaille les critères d’attribution du fonds d’amorçage
  26. Projet de loi sur la refondation de l’école : l’Andev sur la réserve, le RFVE moins
  27. Rythmes scolaires : les premières annonces appellent des précisions sur les moyens
  28. Ressources documentaires

Thèmes abordés

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