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Développement économique

Privatisation de l’aéroport de Nice : les élus sur la brèche

Publié le • Par • dans : Régions

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Aeroport-Nice © Olivier Bacquet / Flickr CC by 2.0

Elus et actionnaires locaux de la Société des Aéroports de la Côte d’Azur ont obtenu d’être associés au processus de sélection des offres. Ils revendiquent la rétrocession d’une partie des recettes de privatisation.

 

La publication du cahier des charges encadrant la privatisation des aéroports de la Côte d’Azur était très attendue par la chambre consulaire et les collectivités territoriales. Intervenue le 10 mars 2016, elle a été accueillie plutôt favorablement. « Nous nous réjouissons que, conformément à notre demande et aux engagements pris par Emmanuel Macron, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la métropole Nice- Côte d’Azur, le département des Alpes-Maritimes, la mairie de Cannes et la Chambre de Commerce et d’industrie, soient étroitement associés au processus de sélection des offres ».

Consultation publique

Actionnaires à hauteur de 40% (25% pour la CCI Nice Côte d’Azur et 5 % chacune pour la métropole, le département et la région), les collectivités sont montées au créneau dès l’annonce par l’Etat, en 2014, de son intention de céder sa participation (60%) au capital de la Société des Aéroports de la Côte d’Azur.

La SACA gère trois aéroports, Nice, qui avec ses 12 millions de passagers est le premier aéroport de province, ainsi que Cannes/Mandelieu et Saint-Tropez, deux plates-formes qui confortent la deuxième place des aéroports azuréens sur le créneau de l’aviation d’affaires en Europe.
L’opération pourrait donc rapporter gros à l’Etat – la valorisation de l’entreprise est estimée par les experts à plus de 1,5 milliard d’euros – mais les élus locaux n’y sont pas favorables.

Président de la métropole et aujourd’hui aussi président de la Région, Christian Estrosi n’a pas hésité, dès février 2015, à mobiliser les Niçois via une consultation publique (17% de votants, 97% des suffrages exprimés hostiles à la privatisation). Le véritable enjeu était de faire pression pour obtenir des garanties de la part de l’Etat.

« Nice-Côte d’Azur revêt un caractère stratégique incontestable pour le développement économique de notre territoire, fortement dépendant de l’aéroport pour sa desserte puisque nous attendons depuis 30 ans une ligne TGV entre Nice et Marseille », insiste Christian Estrosi, soutenu dans sa croisade par le président de la CCI Nice Côte d’Azur, Bernard Kleynhoff.

Les échanges avec les services du ministre de l’Economie se sont multipliés ces derniers mois. Une dernière rencontre avec Emmanuel Macron, le 1er mars, à laquelle participaient également Eric Ciotti, président du département, et David Lisnard, maire de Cannes et président du Comité régional du tourisme Côte d’Azur, a permis de trouver un terrain d’entente sur le cahier des charges.
Il prévoit que les « offres seront appréciées au regard des objectifs d’attractivité et de développement économique et touristique du territoire, en concertation avec les acteurs publics locaux ».
Il donne aussi des assurances pour le maintien du centre de décision à Nice. Pour autant les élus restent vigilants, « la CCI, la Région et la Métropole s’engagent à ne pas vendre leurs participations pour conserver une minorité de blocage et garder le contrôle sur les décisions stratégiques » assurent Christian Estrosi et Bernard Kleynhoff.

Projets d’investissement

Les candidats auront jusqu’au 24 mars pour manifester leur intérêt, ils devront déposer une offre ferme d’ici au 20 juin, et le choix du repreneur, devrait intervenir dans le courant de l’été. Plusieurs groupes et fonds d’investissement sont déjà sur les rangs.
Parmi eux, Vinci associé à la Caisse des dépôts et à Predica (Crédit Agricole) ; Allianz ; la société d’investissement Ardian Infrastructures ; Changi (concessionnaire de l’aéroport de Singapour) ; l’Espagnol Ferrovial… ou encore Aéroport de Paris (ADP).

Cette dernière candidature, si elle était confirmée, concentre l’hostilité des actionnaires locaux de la SACA pour qui le risque serait grand de voir Nice-Côte d’Azur devenir un simple satellite des aéroports parisiens.

La plate-forme aéroportuaire niçoise, dont la croissance est soutenue par le trafic international (+4,1% en 2015 avec 7,6 millions de passagers), a construit jusqu’ici sa stratégie sur le développement de liaisons directes à l’international, en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord. L’ouverture vers l’Asie n’a pas encore pu être concrétisée. Un échec que les élus locaux imputent à une distribution trop centralisée des droits de trafic long courrier au profit des aéroports parisiens.

Une autre de leurs demandes reste pour le moment sans réponse. Celle de la rétrocession d’une partie de la recette de la privatisation pour financer des grands projets d’investissement du territoire des Alpes-Maritimes dans le cadre de la renégociation du CPER (Contrat de Plan Etat-Région). Emmanuel Macron, sur ce point, a renvoyé les élus à l’arbitrage du Premier ministre.

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