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Point d’indice : début de plusieurs journées de mobilisation

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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sante stethoscope euro piles © Romolo Tavani - Fotolia

La mobilisation pour demander une meilleure revalorisation du point d’indice prend différentes formes selon les syndicats. Des actions étaient organisées mardi 22 mars par la CFDT et la FSU. D’autres sont prévues, notamment le 31 mars, en lien avec la journée interprofessionnelle contre le projet de loi « travail ».

 

Le mouvement du 22 mars devait à l’origine être intersyndical, mais le projet de loi « travail » et l’ire qu’il suscite sont venus bouleverser l’unité dans la fonction publique autour de la hausse du point d’indice.

La CFDT a ainsi lancé de son côté mardi 22 mars 2016 une pétition en ligne intitulée « Je suis fonctionnaire, je suis contractuel #JeSuisUneRichesse qui a déjà recueilli plus de 1 000 signatures quelques heures après son lancement.

Le syndicat avait aussi appelé à une journée de grève et d’action mardi 22 mars. Pour la CFDT, « il n’y aura pas de réelle amélioration des carrières sans une politique salariale régulièrement négociée. Parce qu’il s’agit là des deux composantes de la rémunération des agents et qu’une revalorisation trop faible ou trop irrégulière de la valeur du point mettra à mal la revalorisation des carrières. »

Pour ce syndicat, « les revendications salariales ne sont qu’un des aspects du profond malaise qui traverse la fonction publique et qui fait que les agents ont de plus en plus de mal à rendre un service public de qualité. »

Nouvelles négociations

La CFDT demande l’ouverture immédiate de négociations sur les conditions de travail, sur la prévention de la pénibilité, sur l’avenir des métiers et du service public ainsi que sur la protection sociale complémentaire et sa prise en charge par l’employeur à hauteur minimale de 50 %.

« Nous souhaitons également l’application du compte personnel d’activité (CPA) dans la fonction publique », a expliqué Brigitte Jumel, secrétaire générale CFDT Fonctions publiques.

« Il reste des espaces à négocier dans le cadre du texte Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) : égalité, carrières sur deux grades. (…) Deux décrets sur les cadres de santé paramédicaux dans la FPT viennent d’être publiés. Il s’agissait des derniers textes avant la mise en œuvre du texte PPCR. Il faut maintenant avancer sur ce dossier, et nous essaierons de faire valoir l’introduction de nouvelles thématiques », précise Claire Le Calonnec, secrétaire générale de la fédération Interco-CFDT. « Les agents veulent aujourd’hui du concret. Il faut leur donner au quotidien les moyens de bien faire leur travail », explique encore Brigitte Jumel.

Différentes formes de mobilisation

D’autres journées d’action sont prévues sur le plan national, comme le 31 mars en interprofessionnel. La CFDT n’a pas souhaité s’y associer. « Nous avons opté pour une mobilisation circonscrite à la fonction publique et au secteur public, ce qui est déjà beaucoup », indique Brigitte Jumel, dont l’organisation n’appellera pas à manifester le 31.

« Il y a des formes de mobilisation différentes. Ce n’est pas contreproductif de dire les choses et de les dire « seuls ». Nous savons aussi « faire ensemble » comme nous l’avons montré lors des négociations sur les différents accords de cette mandature. Aujourd’hui nous avions envie d’exprimer que la CFDT est une organisation de la fonction publique et qu’elle a des choses à dire. »

« Agents sous pression »

« Les agents sont sous pression. Et cela a assez duré, insiste aussi Frédéric Sève, secrétaire général du Sgen-CFDT. A l’Education nationale par exemple, les concours réservés de la loi « Sauvadet » à destination des contractuels ne permettent de titulariser qu’environ 40 % de ces personnels. Les propos des candidats à la présidentielle sur le statut, etc. font aussi monter la colère des fonctionnaires. »

De son côté, la FSU a organisé, mardi 22 mars également, un rassemblement symbolique devant le ministère des Finances à Bercy.

« Cela fait des années que la perte de pouvoir d’achat est réelle. On dit toujours que le point d’indice est gelé depuis 2010 mais en réalité il n’a quasiment pas augmenté depuis 2006 (+ 0,14 %) » rappelle Didier Bourgoin, secrétaire général du SNUTER-FSU.

Dans une lettre ouverte au Premier ministre, la FSU « prend acte » du dégel souhaité depuis de nombreuses années. Mais le geste est insuffisant.

Plan de rattrapage

« Nous demandons un plan de rattrapage qui soit intégré dans les prochaines discussions salariales, qui doivent avoir lieu chaque année », explique Didier Bourgoin. Pour le syndicat, il faudrait une revalorisation du point d’indice de 2 % au moins pour permettre notamment aux personnels de l’Education nationale qui sont à l’indice 309 de rattraper le Smic.

Enfin, concernant la « dispersion » des syndicats, le représentant estime qu’il était « impossible que le projet de loi sur le travail ne vienne pas percuter le mouvement qui concerne la fonction publique. De nombreux territoriaux seront dans la rue le 31 mars, assure-t-il. Nous allons faire de cette date un axe prioritaire. »

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