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Etude

Le premier baromètre de la démocratie locale numérique est paru

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : France

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Logo Barometre Décider ensemble © D.R.

Le think tank Décider ensemble a publié ce mardi 22 mars les résultats de son premier baromètre de la démocratie locale numérique, réalisé en partenariat avec OpenDataSoft et relayé par La Gazette.

 

Dans quelle mesure le numérique contribue-t-il à renouveler la démocratie locale ? En élaborant le premier baromètre de la démocratie locale numérique, le think tank Décider ensemble, en partenariat avec OpenDataSoft et relayé par La Gazette des communes, a voulu apporter sa contribution à cette question qui a émergé avec la massification d’Internet et la multiplication d’outils numérique de participation citoyenne, dont certaines collectivités s’emparent depuis quelques années. Les résultats de cette enquête (voir encadré) ont été présentés ce mardi 22 mars au Sénat.

Les utilisateurs davantage convaincus

Dans l’ensemble, 80%, les répondants estiment que les outils numériques sont un moyen de renforcer la participation citoyenne locale. Le sentiment est encore plus fort, 90%, quand la collectivité en a déjà mis en place.

On nuancera néanmoins ce chiffre en le mettant en regard du très faible retour : “194 collectivités ayant renseigné 55 outils numériques de démocratie locale”, mis en place par 44 collectivités, 10 collectivités en ayant deux, une trois. Faut-il y voir un simple manque de temps ? Ou un désintérêt à interpréter comme une réponse négative ? De façon générale, “les chiffres sont à interpréter avec prudence en raison de la faiblesse des effectifs”, prend soin de souligner l’étude.

Les deux tiers trouvent que ces outils sont un gain de temps. En revanche, un peu plus de la moitié sont freinés par le coût qu’ils représentent, l’autre petite moitié les considérant plus comme un investissement. “Nous alertions dès 2012 sur cette double lecture, en nous appuyant sur le modèle économique des portails d’ouverture des données, interprète l’étude  : les organismes publics qui ouvrent leurs données deviennent les premiers maillons d’une nouvelle chaîne de valeur, puisque le secteur privé peut s’en emparer et les revendre sous forme de nouveaux services. Pour autant, la notion d’investissement semble appropriée : les retombées économiques de l’open data, liées à la création de nouveaux services et d’emplois, si elles sont difficile à chiffrer, semblent bien réelles.”

Enfin, la possibilité d’innover dans la communication est soulignée. La collectivité donne ainsi une image de transparence. Une qualité qui peut avoir ses limites, certains l’ont déploré sur l’open data, et la smart city a parfois pris ce chemin. A contrario, une minorité y voit un risque pour la collectivité en termes d’image.

Portail open data en premier

Parmi les 55 outils répertoriés, une majorité sont des plates-formes open data (55%). Pour le reste, on trouve essentiellement la plate-forme de sondage en ligne, le forum de discussion, la plate-forme cartographique participative, l’application interactive d’urbanisme participatif et la plate-forme numérique pour le budget participatif. Comme le remarque l’étude, “le degré d’interaction rendu possible entre les usagers semble lui aussi assez disparate : de quasi nul (blog) à très élevé (cartographie participative).”

Dans le but d’enrichir cette première base, il est possible de rajouter son outil via ce formulaire, qui abonde une carte en temps réel :

De l’information avant toute chose

Interrogés sur leurs motivations, les collectivités mettent en grande majorité en premier l’information ou la mise à disposition d’information (70%), un chiffre logique au regard de l’importance de l’outil portail open data. Puis vient l’objectif de « faire émerger des idées, éclairer la décision » (30%), en écho aux outils de co-construction des politiques publiques.

Enfin, l’amélioration de l’image de la collectivité arrive en troisième position.

 

Si la mise en place d’outils est un premier pas, l’objectif final reste que les citoyens s’en emparent et que les politiques publiques s’opèrent selon de nouveaux modus operandi plus ouverts et proches des gens. Le retour est, à ce stade plutôt mitigé : la moitié des répondants sont satisfaits du nombre de citoyens impliqués, l’autre moitié est neutre ou insatisfaite.

Les explications avancées par ces derniers montrent bien la nécessité d’une réflexion sur le choix des outils et l’accompagnement :

  • « l’outil nécessite une compétence particulière pour être utilisé »
  • « Il y a eu une communication inefficace ou inexistante concernant cet outil »
  • « Il faut du temps pour mobiliser les acteurs de terrain qui sont de véritables relais »
  • « Il y a une difficulté à intéresser les citoyens sur les sujets traités en session »
  • « L’outil n’est pas adapté à son objectif initial»

Il n’est pas étonnant que seul un tiers juge que les outils permettent de toucher des publics qui habituellement ne le sont pas. La fracture numérique reste une réalité, davantage maintenant sur les usages que le matériel et la connexion en eux-mêmes. Les collectivités participantes ont toutefois l’air consciente que la simple mise à disposition ne suffit pas, puisque les deux tiers ont aussi proposé des réunions en présentiel.

 

Ce constat n’a rien de franco-français, de nombreuses autres collectivités/gouvernements se heurtent à ces écueils. Une récente étude sur les smart cities du Nesta, une ONG britannique dédiée à l’innovation, le soulignait aussi, recommandant : “Les technologies participatives demandent des citoyens connectés. Toutefois, tout le monde ne se sert pas d’un smartphone, ni ne dispose d’un accès à Internet ou n’a le temps de prendre part à la vie de leur collectivité locale. Les communautés sous-dotées en la matière sont souvent les plus âgés, les jeunes, les malades et les pauvres. Quand elles encouragent et pilotent des projets de technologies participatives, les villes devraient chercher des façons d’étendre leur potentiel à ces collectivités. Travailler avec des intermédiaires comme les groupes communautaires, les associations caritatives et les ONG pourrait être une façon de le faire.”
Enfin, l’étude finit par un focus sur l’open data. La majorité des collectivités ont ouvert leur portail, plutôt que de mettre les données sur la plate-forme gouvernementale. Dans la mesure où l’objectif de communication joue dans l’ouverture des données, ce choix est cohérent.
Les deux tiers proposent des outils de datavisualisations, un des outils possibles de médiation. Enfin, les domaines d’ouverture ont aussi été décortiqués. Le pas a été le plus franchi aussi bien dans des secteurs relevant des services publics (transports…) que de la transparence (budget). Les résultats restent à affiner puisque, comme il est indiqué, certains ne relèvent pas de la compétence de la collectivité qui a répondu.

Méthodologie

Réalisée du 17 janvier au 4 mars 2016, l’enquête a utilisé un questionnaire en ligne envoyé à  10 000 personnes (élus, DGS / DGA, agents des directions en lien avec le numérique et/ou la citoyenneté) de 5 000 collectivités. Elle visait en priorité les collectivités d’une certaine importance : communes de plus de 3500 habitants, départements, intercommunalités, régions, métropoles). Les autres pouvaient toutefois participer.

Les quelque 200 répondants “sont majoritairement des communes (51%) ou intercommunalités (27%) de plus de 10000 habitants. 47% des répondants sont des agents de la collectivité”, synthétise l’étude.

Le questionnaire se composait de quatre parties :

  • présentation du répondant et de sa collectivités,
  • présentation de l’outil numérique de démocratie locale et son évaluation (pour les collectivités concernées),
  • focus sur les portails d’ouverture des données publiques (pour les collectivités concernées)
  • questions d’évaluation générale sur les leviers et freins des outils numérique au regard de la démocratie locale (tous les répondants).

Références

Le rapport

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Thèmes abordés Démocratie localeNumériqueOpen data

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