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Fonction publique territoriale

Hausse du point d’indice : 14 à 22 euros de plus par mois sur les fiches de paye

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, A la Une RH, France

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dette-surendettement-argent-UNE © AlexanderStein / Pixabay CC

Depuis 2010, la valeur du point d’indice était fixée très précisément à 4,63029 euros soit 55,56 euros brut annuels. Elle devrait être portée à 4,68585 euros soit 56,23 euros annuels au 1er février 2017, après la revalorisation annoncée.

 

Négocié jeudi 17 mars avec les organisations syndicales, le dégel du point d’indice s’effectuera en deux temps : 0,6 % au 1er juillet et 0,6 % au 1er février 2017. Multiplié par l’indice brut majoré propre à chaque fonctionnaire selon son cadre d’emplois, son grade, son échelon et son ancienneté, le point d’indice donne le montant du traitement indiciaire, hors primes (ou régime indemnitaire) auxquelles cette variable ne s’applique pas.

Hors avancement de grade ou d’échelon, l’agent peut donc multiplier l’indice brut majoré qu’il détient par 56,23 pour connaître son traitement brut annuel à partir du 1er février 2017 et par 4,68 pour connaître son futur traitement brut mensuel, dont il faut déduire les prélèvements sociaux pour obtenir le salaire net, hors prime, qui lui sera versé.

Variable selon l’indice brut majoré

Ainsi un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (filière sociale) ou un agent de police municipale (filière sécurité), tous deux en catégorie C au 6e échelon, qui perçoivent actuellement 1 523 euros brut à l’indice 329 recevront 1 541 euros soit 18 euros supplémentaires. Un rédacteur (catégorie B), en filière administrative, dont l’indice majoré au 7e échelon est de 371 percevra 1 738 euros brut mensuels au lieu de 1 717 euros actuellement, soit un gain de 21 euros. En filière technique, un ingénieur à l’indice majoré 589 au 9e échelon verra son traitement brut passer de 2 727 euros à 2 760 euros, soit une augmentation de 33 euros brut. Effectué en pourcentage de point d’indice, le coup de pouce du gouvernement profitera donc davantage aux catégories A qu’aux catégories B et C, pourtant les moins rémunérées, à la différence d’un forfait qui aurait donné la même somme à chacun mais en la figeant.

Une moyenne de 14 à 22 euros par mois

Alors que le salaire moyen, primes incluses, dans la FPT s’élevait en 2013 à 1 851 euros selon le Rapport annuel de la fonction publique 2015, la hausse de la valeur du point d’indice devrait se traduire en moyenne par 14, 18 ou 22 euros net de plus par mois sur les fiches de paye, selon la catégorie de l’agent d’après l’association nationale des directeurs de ressources humaines des territoires. Cette association de DRH a calculé que le dégel coûtera, charges incluses,  aux collectivités chaque mois 27,5 euros de plus par agent de catégorie C, près de 35 euros pour les catégories B et 42 euros pour les catégories A.

D’autres revalorisations déjà effectives

Pour les premiers niveaux de rémunération, cet effort s’ajoutera aux améliorations déjà apportées par la réforme de la catégorie C, assez peu médiatisée. Depuis 2014, les agents classés au bas des grilles se sont vus allouer des points d’indice supplémentaires qui ont rehaussé leur rémunération ou qui l’ont empêché de descendre en dessous du Smic.

Ces revalorisations effectuées en 2014 et 2015 ont fait gagner en moyenne aux agents concernés 612 euros par an, d’après le ministère de la fonction publique. Le protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR) étale en outre des revalorisations jusqu’en 2020. A cette date, les agents de catégorie C devraient bénéficier de 40 euros brut mensuels en plus, les catégories B de 80 euros et les catégories A de 160 euros.

La Gipa maintenue

En vigueur depuis 2008 et susceptible de bénéficier à toutes les catégories de fonctionnaires, l’autre coup de pouce que représente la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa), est maintenu, a confirmé le 16 mars la ministre alors que le décret pour 2016 n’est pas encore publié. Ce mécanisme permet aux fonctionnaires de bénéficier d’une indemnité basée sur une comparaison entre l’évolution de leur traitement indiciaire brut sur une période référence de quatre ans et celle de l’indice des prix à la consommation.

L’effort des employeurs à revoir

Si, malgré ces gestes, le compte n’y est toujours pas pour les organisations syndicales qui demandaient un rattrapage plus important du pouvoir d’achat des fonctionnaires, les employeurs territoriaux, globalement favorables à cette mesure ont, par la voix de Philippe Laurent, président du conseil supérieur de la FPT, demandé au gouvernement ,dans un communiqué publié jeudi en fin de journée, que « cette nouvelle mesure de dégel du point d’indice soit prise en compte dans l’effort qui leur est demandé au titre de la baisse de la dotation globale de fonctionnement pour 2016-2017 ».

 

Simuler sa future feuille de paye

Mis en ligne par le centre de gestion de la fonction publique territoriale de Tarn-et-Garonne, un simulateur permet de faire des projections étoffées d’autres variables (nouvelle bonification indiciaire, indemnité de résidence, nombre d’enfants).

 

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  1. 1. Arboretum 18/05/2016, 14h14

    Bonjour,
    2. Plovdiv
    21/03/2016, 21h25
    Je ne calcule pas la même valeur du point que ce qui est indiqué dans le premier paragraphe, en gras.
    Aujourd'hui : 4,63029€
    1er juillet : 4,63029 X 1,006 = 4,65807
    1er février 2017 : 4,65807 X 1.006 = 4,68602 (ou 4,68601 s'il s'agit d'une tronque plutôt qu'un arrondi)

    Votre calcul est bon.
    L' erreur du rédacteur est d'additionner les pourcentages.

  2. 2. tousdanslarue 22/03/2016, 17h32

    Comment peux t-on se contenter de si peu et comment nos dirigeants disent ne pas savoir comment faire si ce n'est qu'en augmentant les impôts. Pendant 6 ans ils ont fait de réelles économies ! mais au fait les maires, députés ministres et sénateurs eux vont certainement bénéficier de cette augmentation mais comme ils cumulent tous leurs mandats parfois m^me avec les retraites mais ils trouvent cela normal pourtant ils ne sont pas à temps plein sur chaque mandat, quelques heures par mois tout au plus, en voila une source d'économie à proposer.

  3. 3. Plovdiv 21/03/2016, 21h25

    Je ne calcule pas la même valeur du point que ce qui est indiqué dans le premier paragraphe, en gras.

    Aujourd'hui : 4,63029€
    1er juillet : 4,63029 X 1,006 = 4,65807
    1er février 2017 : 4,65807 X 1.006 = 4,68602 (ou 4,68601 s'il s'agit d'une tronque plutôt qu'un arrondi)

  4. 4. Nul 21/03/2016, 12h38

    Je trouve que cet article est loin d'être écrit comme il se doit. Il compare des choses qui n'ont rien à voir.

    Affirmer que l'évolution de la valeur du point favorise les catégories A est insupportable. Evoquer le GIPA comme une mesure de compensation est tout aussi ridicule.

    Les mathématiques démontrent qu'affecter un pourcentage à un chiffre quel qu'il soit ne remet pas en cause les évolutions. En un mot, il n'y a rien de plus naturel pour les augmentations de salaire que le pourcentage. Croire tout autre discours c'est considérer que le montant de l'impôt payé par chacun doit être identique et non pas proportionnel.

    Pour le GIPA, c'est un fusil à un coup. Le GIPA n'est versé qu'une seule fois alors que la différence de revenus est pérenne!

  5. 5. Aurcads 21/03/2016, 12h14

    Parler de démagogie pour une mesure qui, une fois qu'on déduit les hausses de cotisation CNRACL de 0,4% au 01/01/2016 et 0,35% au 01/01/2017, est en fait en réalité de 0,45%, traduit une méconnaissance criante des mécanismes à l'oeuvre.

    Ce qui est démagogique, c'est d'aborder systématiquement la rémunération des fonctionnaires par le seul prisme comptable de la gestion des coûts et des déficits publics. Les agents ne sont pour rien dans les 80 milliards de déficits annuels, que vous le vouliez ou non.

    Et ce qui est irresponsable, c'est de rémunérer 1600€ nets mensuels des professeurs débutants, diplômes bac+5 et concours en poche, envoyés dans des établissements parfois difficiles en IDF (où la vie et le logement sont les plus chers) ; et de manière plus générale rémunérer aussi chichement tous les lauréats de concours, tellement le traitement de base indiciaire est aujourd'hui dérisoire.

    Aucun grand pays dans le monde ne peut rémunérer ses fonctionnaires diplômés à des niveaux aussi proches du salaire minimal en vigueur, de manière durable. Les conséquences à long terme sont forcément dramatiques (éducation, santé, services publics locaux, procédures administratives au sens large...) et il faut espérer que nous n'en arrivions pas à ça.

    C'est la conjonction d'un contexte économique et d'un marché du travail extrêmement défavorables, qui font que la situation est ce qu'elle est aujourd'hui sans qu'il n'y ait davantage de contestation, mais à force d'entendre des inexactitudes ou des abus de langages comme ceux entendus depuis l'annonce de "l'augmentation de la valeur du point" qui touchent à l'hypocrisie, voire au mensonge pur et simple puisque l'augmentation réelle en net mensuel est de 5 à 9€, pas sûr que cela suffise à apaiser les fonctionnaires !

  6. 6. co 21/03/2016, 10h11

    Je ne trouve pas que cette mesure soit irresponsable car le salaire des fonctionnaires ne peut pas continuer à etre gelé cependant il serait préférable que ce soit un forfait car cette revalorisation va profiter plus encore aux catégorie A alors que le probleme des bas salaires concernent les C.

  7. 7. cerise sur la galette 20/03/2016, 19h22

    bonsoir, cette mesure de revalorisation du point d'indice a un coût et est estimé à environ deux milliards quatre pour l'état et les CT ; c'est un rappel mais cette mesure était incontournable après six ans de blocage ; nous avons permis l'économie de sept milliards d'euros depuis 2010 ; elle intervient à quelques mois de la Présidentielle et je ne suis pas dupe mais la campagne électorale dira comment le gouvernement financera la mesure ; rien que la hausse de la fiscalité sur le diesel rapporterait cette somme ainsi que la mise en place de la TVA sociale ; les mesures d'économie de la dépense publique passent par des fonctionnaires motivés avec une prime au mérite en leur faveur si les objectifs sont atteints ; le but est de retrouver une croissance vertueuse et durable sans pollution.

  8. 8. bazane 19/03/2016, 12h05

    La ficelle électorale est de la taille d'un câble.
    Plutôt que de détailler l'impact individuel de la mesure il serait préférable de mettre en évidence son coût global pour les finances publiques non seulement à l'instant t mais en coût cumulé sur plusieurs années.
    Alors que l'INSEE révèle que la croissance de l'économie française ne repose que sur 3000 entreprises, cette mesure démagogique est totalement irresponsable.

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