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Budgets 2016

Métropoles : coups de frein sur les dépenses de fonctionnement !

Publié le • Par • dans : A la Une finances, Actu experts finances

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Le quartier de la Part-Dieu, à Lyon Le quartier de la Part-Dieu, à Lyon © Phovoir

Après un budget 2015 de transition pour les nouvelles métropoles nées au 1er janvier, l'exercice 2016 est celui qui initie véritablement la stratégie du mandat. Et si quelques élus ne manquent pas de souligner les difficultés causées par la baisse des dotations, le temps n'est plus au constat mais à l'approfondissement des mesures d'économie et de la culture de la recette.

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Budgets primitifs 2016 : s'adapter à la baisse durable des dotations

 

C’est sur les dépenses de fonctionnement que pèsent particulièrement les efforts. Alors qu’elle oscillait en 2015 entre -1,7 % et +2,7 %, la section de fonctionnement est cette année plus fortement contenue. Au Grand Lyon (59 communes, 1,28 million d’hab.), des économies à hauteur de 30 millions d’euros permettent de limiter la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,4 % malgré des dépenses sociales (compte tenu de la fusion avec le département) en progression de 7 %.
Ailleurs, la progression du fonctionnement ne dépasse pas les 1 %, voire fait l’objet de baisses conséquentes : -4 % à Brest métropole (8 communes, 207 000 hab.), -0,7 % à Nantes métropole (24 communes, 603 000 hab.).

Dans cette perspective, tous les leviers sont mobilisés : baisse des subventions (-5 % à Toulouse métropole, 37 communes, 735 000 hab.), réduction des charges générales (-2 % au Grand Lyon), économies d’énergie et d’électricité (-10 % à Rennes métropole, 43 communes, 420 000 hab.) et stabilisation de la masse salariale, qui ne s’accroît dans les pires des cas que de la progression liée au GVT (glissement vieillissement technicité). A l’eurométropole de Strasbourg (28 communes, 483 000 hab.), une « commission de la sobriété et de l’optimisation de la demande » a été instituée pour auditer chacune des dépenses de fonctionnement (mais aussi d’investissement) et traquer la moindre économie.

« Il reste encore quelques champs d’économies, à moyen ou à long terme, à investiguer, par exemple sur les marchés publics en termes de montage financier ou sur le renforcement de la mutualisation », observe à Lyon Jérémy Hebert, le directeur général adjoint ressources à la métropole. A Grenoble Alpes métropole (49 communes, 443 000 hab.), une réflexion sur un plan pluriannuel de fonctionnement va être lancée et devrait aboutir d’ici deux ans, devant permettre de mieux contenir les dépenses.

L’investissement entre rabot et volontarisme

Aucune tendance générale ne se dégage en revanche pour la section d’investissement. Après être passés sous les fourches caudines de « la commission de sobriété et de l’optimisation de la demande », les projets d’investissement de l’eurométropole de Strasbourg ont été rabotés de 150 millions d’euros par an sur l’ensemble du mandat. « Peu de projets ont été définitivement refusés, mais certains ont été lissés, décalés en plusieurs tranches sur plusieurs années et des doublons ont été évités. Avec l’annonce de la Caisse des dépôts de proposer des prêts à taux zéro, certains projets pourraient cependant être relancés », commente Katell Parent, la directrice des finances.

A l’inverse, la métropole de Nantes augmente de 500 millions d’euros sur le mandat son budget d’investissement (1,7 milliard d’euros au total). Un volontarisme que partage Toulouse métropole. « Nous avons fait le choix de ne pas réduire nos efforts d’investissement, avec un objectif ambitieux de 240 millions d’investissements annuels sur le mandat – presque 300 millions d’euros cette année – car le territoire est en plein développement démographique », commente Sacha Briand, le vice-président chargé des finances.

Une culture de la recette s’installe

Pour boucler leur budget, quelques métropoles peuvent compter sur le dynamisme de leurs bases fiscales pour augmenter leurs recettes sans toucher à leurs taux (et aux promesses électorales des élus). L’évolution des bases rapporte ainsi à l’eurométropole de Lille 8 millions d’euros cette année, soit une progression de 1,1 %. « La tendance devrait se poursuivre, voire s’amplifier dans les prochaines années », note Alain Bernard, le vice-président finances.

En revanche, Nantes métropole et Toulouse métropole n’ont pu faire l’impasse sur une augmentation de leur taux. Au-delà des rentrées fiscales, c’est également toute une culture de la recette qui s’instaure ou s’approfondit dans les métropoles avec la consolidation d’équipes dédiées à la recherche de financements – notamment régionaux et européens – ou la réflexion sur le recours aux financements privés de type mécénat.

 

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