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Réforme territoriale

Grande Aquitaine : la Creuse ne veut pas être oubliée

Publié le • Par • dans : Régions

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Aubusson-Creuse-UNE © Bally_Hoo / Wikimedia commons CC BY 2.0

Le président de la région Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes, Alain Rousset, promet qu’il n’y aura pas de centralisme bordelais.

 

Première puissance agricole, première région viticole, plus attractive que l’Ile-de-France : sur le papier, l’ensemble Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes ne manque pas d’atouts. Mais, avec ses douze départements couvrant 15 % du territoire national, la super-région donne aussi le vertige. Elle inquiète même du côté de la Creuse. Petit poucet de la superpuissance régionale, le département est à l’opposé de la nouvelle capitale, d’abord sur le plan géographique (403 km séparent le nord du département de Bordeaux). Il incarne aussi aux yeux du grand public la ruralité et sa cohorte de problématiques spécifiques.

Mais, contre toute attente, les quatre élus creusois noyés dans une assemblée de 183 (ils étaient 6 hier pour une assemblée de 41 élus) ne doutent pas de leur capacité à porter la voix des ruraux à Bordeaux et croient pouvoir compter sur l’oreille attentive d’un président décentralisateur.

Des synergies à bâtir

« Grande région Aquitaine ou petite région Limousin, la Creuse est confrontée à une situation similaire. Nous devons vaincre les a priori pour faire entendre que nos concitoyens ont les mêmes aspirations et besoins que ceux des métropoles », confesse Eric Correia, ancienne tête de liste PS dans la Creuse et désormais simple conseiller. Une lecture que ne dément pas Cyril Victor, l’élu d’opposition LR-CPNT (Chasse, pêche, nature, traditions). « Pendant trente ans, la Creuse a subi une politique régionale tournée vers la Haute-Vienne, pour ne pas dire Limoges. Je veux croire que la distance physique de l’exécutif défera l’emprise d’hier au profit d’une vision juste des choses. » Le maire de Gouzon rappelle « que cette grande région est essentiellement rurale, donc aux prises avec les mêmes problématiques d’aménagement et d’accessibilité que la Creuse. Nous avons des synergies à bâtir. »

Une mini-Datar à créer

A la tête d’une région aussi vaste que l’Autriche, Alain Rousset (PS) a mis la proximité en tête de ses défis. Et, en gage de sa volonté de soutenir prioritairement les territoires les plus fragiles, il entend créer une délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar) chargée d’identifier au sein de la région les territoires en déprise. « Il n’y aura pas de centralisme bordelais, ni sur le plan politique, ni sur le plan culturel, ni sur le plan éducatif », a-t-il affirmé le 4 janvier, lors de son installation.

De quoi conforter Jérôme Orvain. Elu (EELV) in extremis (183e sur 183), cet éleveur dit avoir rencontré « un président à l’écoute, connaissant les territoires, qui semble plus sensible à l’innovation et aux retours d’expériences qu’aux rapports et à la bureaucratie. »

Symboliquement, d’ailleurs, c’est dans la Creuse qu’avait débuté la campagne d’Alain Rousset. Et, depuis sa prise de fonction, le président multiplie des déclarations en direction des territoires ruraux. Il promet de mettre sur pied une structure à même de favoriser l’accès au foncier pour les éleveurs, de développer la sylviculture, le tourisme et les énergies renouvelables, mais encore de décupler l’accès au numérique : autant de chantiers au premier rang desquels la Creuse se sent concernée.

A la parole, Alain Rousset a joint le geste en déléguant une vice-présidence à la Creuse. Aussi, Geneviève Barrat (PS), qui débute son tout premier mandat, incarnera-t-elle au sein de l’exécutif la « ruralité », dont elle a désormais la responsabilité. Un signal fort pour cette agricultrice de 62 ans. « Nos paysages préservés, nos politiques écologiques ambitieuses, notre maillage associatif et nos dispositifs innovants pour le maintien des populations sur le territoire sont, à mon sens, des atouts qu’il importe de faire connaître et pourquoi pas de dupliquer ailleurs dans la grande région », juge-t-elle.

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