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Rémunérations

Vers un front syndical quasi unitaire pour demander l’augmentation du point d’indice

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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syndicats-une © chany167 - Fotolia.com

Les syndicats de fonctionnaires ont rencontré la nouvelle ministre de la Fonction publique Annick Girardin les 23 et 24 février. A l’exception de FO, tous sont prêts à appeler à une mobilisation forte en cas d’absence de geste sur le point d’indice, ou de proposition de revalorisation insatisfaisante.

 

 

La ministre de la Fonction publique Annick Girardin, qui remplace Marylise Lebranchu depuis le 11 février, a confirmé aux syndicats durant des entretiens « en bilatéral » qui ont duré deux jours qu’un rendez-vous sur les salaires dans la fonction publique aurait bien lieu, comme prévu dans le fragile protocole Parcours professionnels carrières et rémunérations (PPCR).

Ce rendez-vous annuel devrait se tenir entre le 10 et le 17 mars 2016, « autour » de la prochaine séance plénière du Conseil commun de la fonction publique, fixée au 15 mars.

Mais la ministre a dans le même temps clairement indiqué qu’elle ne disposait pas à ce stade d’enveloppe budgétaire. « Je reste prudente. Le contexte économique et budgétaire n’est objectivement pas favorable, avec notamment une inflation plus faible que prévu. Rien n’est décidé aujourd’hui », explique également Annick Girardin dans un entretien aux Echos.

L’exaspération grandit, parmi notamment les signataires du protocole PPCR.

« L’Etat ne peut plus se dérober »

« Un gel prolongé menacerait à terme l’effet bénéfique de la revalorisation des grilles programmée par l’accord PPCR. Or, chacun reconnaît que les métiers de la fonction publique souffrent d’un manque d’attractivité qui compromet le service public lui-même. Si l’Etat veut être cohérent, il ne peut plus se dérober », indique dans un édito Frédéric Sève, secrétaire général du Sgen-CFDT.

« La CFDT a dit à la ministre sa détermination à sortir au plus vite d’une situation de gel devenue proprement intolérable, et son refus de se satisfaire d’un rendez-vous dont la date s’avérerait trop tardive, et d’annonces minimalistes qu’elle et les agents qu’elle représente pourraient considérer comme une provocation », indique également le syndicat dans un communiqué.

« Les arbitrages du Premier ministre ne sont pas rendus. C’est très inquiétant. On n’invite pas à dîner si on ne propose rien à manger », tempête Didier Bourgoin, secrétaire général du SNUTER-FSU.

On n’invite pas à dîner si on ne propose rien à manger

Durant une réunion de l’intersyndicale « fonction publique » mercredi 24 février, les organisations représentatives ont clairement évoqué une mobilisation ou un « appel à la grève » à venir en cas de poursuite du gel ou de proposition d’ordre symbolique. « Nous pourrons par exemple nous coordonner avec l’action qui se profile contre le projet de loi El Khomri le 31 mars », explique Didier Bourgoin.

« Les échanges avec la ministre ont été constructifs. L’Unsa attend maintenant des actes forts sur les dossiers qu’elle a présentés, dont celui de la négociation salariale prévue dorénavant au mois de mars, pour garantir la continuité d’un dialogue social serein », indique aussi Luc Farré, secrétaire général de l’UNSA-Fonction Publique dans un communiqué.

« Nous avons bien retenu que Annick Girardin a parlé de possibilité de revaloriser… ou non… Un rendez-vous salarial sans revalorisation serait très compliqué », estime également Bruno Collignon, président de la FA-FPT.

Les opposants au texte PPCR n’ont pour leur part pas manqué de rappeler leur point de vue. « Depuis l’élection de François Hollande, nous réclamons un débat sur les missions de service public, explique par exemple Yves Kottelat, secrétaire général de la branche territoriale de la Fédération des services publics et de santé FO. En matière de pouvoir d’achat, le protocole PPCR ne convient pas du tout. Nous avons en outre dressé à nouveau un tableau des difficultés rencontrées dans les collectivités. Presque chaque semaine, des actions sont initiées sur des problèmes rencontrés suite aux différentes réformes (territoriale, etc.). Les agents du conseil départemental de la Haute-Garonne ont par exemple appris il y a quelques jours par voie de presse que leur président souhaitait transférer la compétence logement/habitat à la métropole. Sans concertation… »

Volet fonctionnaires dans le projet de loi « égalité réelle »

Enfin, la ministre a énuméré tous les chantiers qui restent à mener ou finaliser en une année : PPCR, projet de loi « déontologie », compte personnel d’activité (CPA), amélioration de la santé au travail, égalité femmes-hommes, développement de l’apprentissage, mobilité, formation professionnelle. Mais aussi le nouveau projet de loi « égalité réelle et citoyenneté » désormais dans les tuyaux…

Les représentants de la CGT n’ont pas pu répondre à nos demandes d’entretien dans les délais impartis pour la publication de cet article. Mais leurs positions sur le protocole PPCR et le gel du point d’indice sont disponibles dans les récents articles suivants :

 

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  1. 1. Henri Tanson 02/03/2016, 18h01

    Je relève une phrase dans cet article, qui me parait lourde de sens :
    "Or, chacun reconnaît que les métiers de la fonction publique souffrent d’un manque d’attractivité qui compromet le service public lui-même".
    L'Etat voudrait rendre attractive la Fonction publique ? Ça se verrait, non ?
    L'avenir du Service public serait compromis ? Ce n'est pas parce que c'était écrit noir sur blanc dans les traités européens qu'il faudrait le croire !
    Si ? Ah, bon...
    Quand je repense à cet article qui dénonçait la baisse des budgets de formation des fonctionnaires, ça donne un argument de plus à mon analyse, non ?
    Et cet autre article de la Gazette qui expliquait que les Experts comptables pourraient être utilisés par les collectivités territoriales, plus facilement... Faire appel au privé, chaque jour un peu plus, ce n'est évidemment pas dans l'optique de se passer, un jour, de la Fonction publique, hein...?
    Et l'on se mobilise pour une très hypothétique augmentation du point d'indice... Vous trouvez que ça tourne rond ?
    Je dis ça...

  2. 2. FO 01/03/2016, 08h58

    La position de FORCE OUVRIERE que vous relatez, est erronée.
    En effet, nous avons appelé à la journée de grève du 26 janvier et nous envisageons depuis plusieurs mois d'appeler à une grève interprofessionnelle de contestation de la politique d'austérité du gouvernement.

  3. 3. Henri Tanson 27/02/2016, 08h24

    Continuer dans cette voie ou bien, changer de voie ?
    Nous avons changé de monde et nous faisons comme si rien n'avait changé.

    Nous voulons croire que l'on peut négocier avec une ministre et obtenir satisfaction.
    Nous voulons croire que les syndicats sont toujours des représentants des travailleurs.
    Et nous allons de déceptions en déceptions.
    Si nous ne cherchons pas à élargir notre vision des problèmes, nous ne voyons rien et ne comprenons rien.
    - Notre économie est en faillite, à tous les niveaux (et encore, la conjoncture est favorable avec un euro bas et du pétrole bradé).
    - Nos "dirigeants" ne parlent plus que d'économies, d'austérité, de concurrence.
    - Notre soumission aux traités européens (qui s'imposent à nos lois, quand même) nous pousse à démonter le Service Public, forcément trop cher, bien plus cher que le secteur privé...
    - Les syndicats ne représentent plus personne et n'ont plus aucun utilité; pire, alors qu'ils auraient dû monter au créneau un nombre incalculable de fois depuis vingt ans, ils sont inexistants et empêchent, de fait, le peuple de s'exprimer en oubliant leur raison d'être. Les actions menées sont superficielles, limitées, et surtout concernent chaque profession l'une après l'autre dans la rue... Si les syndicats voulaient vraiment changer les choses, ils auraient depuis longtemps organisé une manifestation unitaire : tous les syndicats, toutes les professions avec un slogan clair : nous devons changer radicalement de route... Là, ce sont les fonctionnaires pour leur point d'indice, avant c'étaient les Taxis, les notaires, les pharmaciens, les auto-écoles, les agriculteurs, les ouvriers de fonderies, les pompiers, les intermittents, etc., etc... Comme si les problèmes pouvaient se régler branche par branche...
    Alors, imaginer qu'il y a un espoir que la nouvelle ministre finisse par envisager d'étudier une possible augmentation du point d'indice... Rêvons, hein...
    Et si jamais la Ministre fait un tout petit pas en avant, pour quelques cas particuliers, elle ne le fera que si "elle" gagne, en contrepartie, une possible économie, ou régression, dans tel ou tel secteur. Ce sera du donnant-donnant, ou gagnant-perdant, plutôt.
    Depuis le temps que les médias nous rabâchent que la Fonction publique est un regroupement de fainéants inutiles et privilégiés, que les employés sont en surnombre et qu'il faut enfin de la performance, de la concurrence, et des économies un peu partout..., les fonctionnaires vont finir par s'excuser de demander pardon d'être là.
    C'est pour cela qu'ils acceptent depuis tant d'années de voir leurs salaires bloqués "ad vitam eternam".
    Ça sent la fin; enfin, je trouve.
    La politique de nos derniers gouvernements ne défend plus les intérêts des individus mais l'argent, les grandes entreprises, le commerce mondial, la concurrence à outrance au niveau européen, et cerises sur le gâteau, la signature quasi-certaine des deux prochains traités, traîtres, que sont le TAFTA et surtout, le plus terrible pour la Fonction Publique, le TISA, qui traite plus particulièrement de tout ce qui a rapport aux services.
    Plus question de s'illusionner, d'espérer une augmentation du point d'indice (...), le vrai problème c'est la survie de nos services publics, de notre modèle social, de notre société; pas plus, pas moins.
    Je dis ça...

  4. 4. cerise sur la galette 26/02/2016, 19h19

    Henri SALVADOR le disait dans sa chanson :« Il n' y a qu'au niveau de l'amour que ça marche toujours «  au niveau de la feuille d'impôt, c'est pas la joie, c'est pas la joie « : en catégorie B  administratif sans changement de grade, le traitement de janvier est égal à celui de février à notre grand désespoir et qu'est ce que je lis dans le journal : le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères augmente de 5 % pendant que la ministre nous chante l'air de la déflation ; c'est une accumulation de mauvaises nouvelles, voilà que c'est le tour du prix de l'eau dont les tarifs augmenteront encore sur notre agglomération  ; conclusion, les élus prennent soin du pouvoir d'achat des fonctionnaires... ce n'est qu'un début, la cotisation retraite cnracl augmentera jusqu'en 2020 sans aucune compensation pour égaler celle du secteur privé mais mon traitement est loin d'égaler une catégorie B du privé...par rapport au footballeur professionnel, mon travail devient du bénévolat ; mais je crois encore au service public ; cependant, l'Etat pourrait nous préserver le pouvoir d'achat ; en contrepartie de l'augmentation des traitements dans la Fonction Publique, voici comment trouver les milliards manquants : une TVA sociale de six points ; la taxation du prix du diesel égale à celui de l'essence , une augmentation très forte du tabac, de la taxe sur le fuel et le gaz car ce sont des produits importés et vote du budget de l'Etat 2017 avec une prévision de croissance égal à zéro... Avec cela, la dette et les déficits sont réduits ;le seul inconvénient est ; on donne d'une main ; on reprend de l'autre mais est-ce la même main ?

  5. 5. A voir 26/02/2016, 09h28

    Hier soir j'ai lu que le ministre du budget cherchait une économie supplémentaire de 8 milliards d'€ afin de pouvoir mettre en oeuvre les mesures décidées par le Président de la République et pour tenir compte du manque d'inflation.

    Il me semble que dès lors et sans être pessimiste, il plus qu'improbable qu'en 2016 les fonctionnaires connaissent une augmentation de la valeur de l'indice 100.
    Mais comme les élections sont proches, on pourrait néanmoins espérer un geste plus significatif (0,5 à 0,8% en plusieurs fois) à partir de janvier 2017...

    Attendons de voir si ma boule de cristal m'a bien informé!

  6. 6. CSD CGT 66 26/02/2016, 08h26

    Scandalisé, je suis scandalisé un article sur la négociation sur le point d'indice dans la Fonction Publique Territoriale dans la gazette du jour ou s'exprime les syndicats signataires de la PPCR qui sont à l’origine d'une catastrophe majeur pour la fonction publique, s'exprime également le syndicat qui n'appelle pas à agir et ceux qui s'y oppose sauf... LA CGT. Tiens donc le premier syndicat dans la Fonction Publique n'aurait rien à dire sur cette question ????? ben voyons je ne dis pas bravo à la Gazette car c'est pas la première fois. Donner à lire ce que pense la CGT ne signifie pas être d'accord avec la CGT donc la Gazette ne prend pas le risque de se faire traiter de CGTiste. Mais du coup c'est la démocratie qui en prends un coup. Je vais cocher la case ci-dessous car je ne suis pas un robot mais un syndicaliste en colère qui a une autre image de la presse d'information . Ce message à de grande chance d'être censuré mais j'aurais utilisé mon droit expression.

  7. 8. YL 91100 26/02/2016, 07h18

    Je m'interroge sur la disparition de la CGT du paysage syndical ?
    A moins que l'approche de cette article manqué d'objectivité .
    Non, de la part d'un journaliste ce n'est envisageable
    Déontologie ?

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