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Plan pauvreté : « Un amortisseur, pas un levier de changements »

Publié le • Par • dans : France

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pauvrete-exclusion-une © Flicr by CC Klovovi

Le collectif Alerte, qui réunit 39 fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l'exclusion, a présenté, mercredi 17 février 2016, son bilan 2015 du plan gouvernemental pauvreté. Une année « décevante » qui nécessite un « second souffle ». Face à une situation « d'urgence sociale », le collectif fait diverses propositions, qui pour certaines s'adressent directement aux collectivités territoriales.

 

Emploi, santé, non-recours, logement… Le collectif Alerte(1) a fait le tour, le 17 février 2016, des problématiques liées à la précarité sociale au regard des engagements de la feuille de route 2015-2017 du plan gouvernemental pauvreté.

« Avec un sujet supplémentaire, celui de la très grande précarité des migrants », a précisé François Soulage, son président, « car si on ne parle pas des migrants, on passe à côté d’un des sujets majeurs de notre société ». Le collectif souligne la forte hausse du nombre de bénéficiaires du RSA, marqueur clé d’une société « en crise ». Dans cette situation, le plan a, au mieux, « amorti, un peu, les effets de cette crise », mais n’a pas permis le retournement de situation tant attendu.

Non-recours, accès au logement, décloisonnement… au point mort

Si l’accès au logement très social reste « l’un des points les plus sombres » de ce bilan comme l’a expliqué Florent Guéguen, directeur général de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), les motifs de découragement sont nombreux. Toutes problématiques confondues, le collectif dénonce « l’absence de pilotage », qui a notamment impacté la déclinaison territoriale du plan, et le « recul de l’interministérialité ». François Soulage regrette que « chacun fasse dans son coin, initiant des actions qui ne se croisent pas ».

Tout aussi dommageable, le collectif note une évolution dangereuse de la relation entre l’Etat et les associations, ces dernières étant cantonnées à un rôle de « prestataires » des politiques sociales, alors que la co-construction est une « nécessité ». Seule avancée notable : le lancement, en janvier 2016, de la prime d’activité (fusion du RSA activité et de la prime pour l’emploi), qui aurait déjà touché en quelques semaines 50 % des ayants-droit, là où le RSA activité affichait un taux de non-recours de près de 70 %.

Des départements « en manque d’idées »

Qu’il s’agisse d’accompagner les chômeurs de longue durée ou de lutter contre le non-recours, les collectivités « manquent d’idées » regrette Véronique Fayet, présidente du Secours catholique, ou alors ont des idées « bien contestables », ajoute François Soulage, faisant référence au projet du conseil départemental du Haut-Rhin d’assortir le versement du RSA à l’accomplissement d’heures de bénévolat. Egalement, les collectivités et leurs partenaires ne remplissent pas toutes leurs obligations.

Le collectif alerte tout particulièrement sur le retard pris en matière de domiciliation (des personnes sans domicile), qui est une obligation légale pour les CCAS. Selon ses observations, compte tenu du faible engagement de certains CCAS sur cette question, seulement 7 schémas départementaux de la domiciliation ont réellement été activés.

Présidentielles en vue

A 14 mois de la prochaine élection présidentielle, le collectif demande que « l’Etat et les collectivités territoriales aillent beaucoup plus loin, beaucoup plus fort », ceci en mettant « des moyens beaucoup plus importants sur les besoins prioritaires, notamment en matière d’éducation, d’emploi et de logement ». Concrètement, il fait une soixantaine de demandes et propositions précises dont certaines concernent directement les collectivités. Il s’agit de « développer les premiers accueils sociaux inconditionnels », tels que prévus dans la plan d’action pour le travail social, de généraliser la mise en œuvre des schémas départementaux de services aux familles en impliquant l’ensemble des acteurs concernés ou encore d’augmenter les objectifs quantitatifs de la “garantie jeunes” (environ 40 000 bénéficiaires).

La réponse du gouvernement est attendue pour courant mars 2016, après que le bilan officiel du plan pauvreté, réalisé chaque année par l’Igas, aura été dévoilé.

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    Notes

    Note 01 - 39 fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l'exclusion membres de la commission lutte contre la pauvreté de l'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux. - Retourner au texte

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Thèmes abordés Lutte contre l'exclusionSocialTravail social

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