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Réforme des rythmes scolaires : France Urbaine exige une étude d’impact

Publié le • Par • dans : France

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Man giving positive feedback at the annual review © Fotolia

Lors de sa commission éducation qui s’est tenue le 27 janvier 2016, les élus de France Urbaine se sont inquiétés du manque d’évaluation de la réforme des rythmes scolaires. La présidente de cette commission, Catherine Vautrin, présidente (LR) de la communauté d’agglomération Reims Métropole, se dit prête à collaborer à la réalisation d’une étude d’impact de la réforme aux côtés de l’Etat.

 

Pourquoi demandez-vous à rencontrer la ministre de l’Education nationale à propos des rythmes scolaires ?

La réforme des rythmes scolaires a été mise en place il y a trois ans. Il est temps aujourd’hui d’envisager une véritable évaluation. Nous ne disposons à ce jour que du rapport de Françoise Moulin Civil, [NDLR : Rectrice de l’académie de Lyon et présidente du comité national de suivi de la réforme des rythmes éducatifs]. Certes, ce rapport met en avant les premiers effets positifs de la réforme, mais il nous manque une évaluation complète. Après bientôt trois ans de réforme, il est logique de vouloir en mesurer les effets, positifs ou non, sur les élèves. Comme toute politique publique, une évaluation permettra d’en mesurer l’efficacité.

Quel type d’évaluation demandez-vous ?

Ce que nous voulons avant tout, c’est une évaluation pédagogique auprès des familles, des enfants, et des enseignants sur la qualité des apprentissages, car on ne vit pour l’instant que sur des ressentis divers et variés. Tout n’est pas négatif. Mais ce nous avons du mal à évaluer, c’est l’impact de cette réforme sur les résultats scolaires. Nous savons que le matin est un meilleur temps pour les apprentissages. Il était conseillé de réserver cette période pour les apprentissages fondamentaux : les mathématiques, le français… Or c’est aux enseignants d’organiser leur planning. Que donne cette demi-journée d’apprentissage supplémentaire ? Comme dans n’importe quelle politique publique, il sera peut-être nécessaire de faire des ajustements.

Pourquoi souhaitez-vous distinguer l’école maternelle de l’élémentaire ?

Nos élus nous rapportent que les enfants des écoles maternelles sont fatigués et qu’ils ne voient pas réellement les points de progrès de la réforme, ce qui semble moins vrai en élémentaire. Mais encore une fois, tout cela a besoin d’être mesuré, car je n’ai pas de données fiables sur lesquelles m’appuyer pour le dire. Il ne s’agit pas de démarrer une campagne pour ou contre la réforme, mais d’en obtenir une première photographie qui permette un éventuel ajustement.

Quels retours spécifiques avez-vous eus de la part des élus de France Urbaine ?

Toutes les collectivités se posent les mêmes questions. La ville de Nancy a par exemple procédé à une évaluation auprès des familles en interrogeant d’un côté les enfants et de l’autre les parents. Cela a donné des choses intéressantes, avec un taux de participation de 58% en élémentaire. Les enfants se sont montrés plus satisfaits que les parents, se disant peu ou pas du tout fatigués, alors que les parents affirmaient le contraire. Les enfants ont mis en avant la pratique d’activités pendant le temps scolaire, sachant que 35% des enfants ne pratiquaient aucune autre activité en dehors de celles offertes dans le cadre des temps d’activités périscolaires.

Quelles sont vos exigences ?

La réforme des rythmes scolaires demande un effort non négligeable aux collectivités locales. Il est normal que nous en mesurions l’impact sur les résultats scolaires, mais aussi sur le fonctionnement interne des écoles, sur la fatigue des parents et des enfants. En tant que collectivités, nous sommes prêtes à contribuer à cette évaluation du point de vue de l’analyse des coûts.
Les conséquences de la réforme pour les associations et les clubs sportifs ne sont pas non plus négligeables. Beaucoup ressentent une baisse d’activité puisqu’il n’y a plus que le mercredi après-midi de disponible. Même si cela n’est pas au cœur de notre demande, il faudra aussi l’évaluer.
Ce qui est important, c’est de prendre en compte les trois sources : les familles, les collectivités locales et l’éducation nationale. Il faudra donc également interroger les associations de parents d’élève, et mesurer le ressenti des enfants. Le ministère a accepté de nous rencontrer. Le directeur de cabinet adjoint participera à notre prochaine réunion éducation le 7 mars pour en parler.

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