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Social

Etes-vous favorables à la création d’un travail social pour les bénéficiaires du RSA ?

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Dossiers d'actualité, France

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BAROMETRE_380x253 © Pascale Distel

Parce que votre opinion nous intéresse, La Gazette a constitué un panel de fonctionnaires territoriaux que nous interrogeons sur l'actualité des politiques publiques et du statut de la fonction publique. Cette semaine : êtes-vous favorables à la création d’un travail social pour les bénéficiaires du RSA ?

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Cet article fait partie du dossier

Baromètre : l’opinion des fonctionnaires territoriaux, chaque semaine

 

Leçon n° 1 - Une idée qui fait son chemin

 

Le département du Haut-Rhin a créé la surprise, le 5 février, en votant une décision imposant aux allocataires du revenu de solidarité active (RSA) sept heures de bénévolat par semaine pour continuer à toucher le minima social. Ce vote a été applaudi par plusieurs élus de droite. Dans les Alpes-Maritimes, une annonce a été faite trois jours plus tard, pour placer les « bénéficiaires du RSA les plus éloignés de l’emploi dans une démarche d’insertion solidaire ». La mesure a néanmoins été jugée illégale par la ministre des Affaires sociales et les associations de lutte contre la précarité. L’idée semble pourtant bien acceptée par les fonctionnaires territoriaux : plus des deux tiers l’approuvent. Un résultat bien supérieur aux chiffres parus il y a quatre ans.

Leçon n° 2 - En pleine expansion

Entre 2011 et 2015, le nombre de territoriaux favorables à l’instauration d’un travail social pour les allocataires du RSA a augmenté de 26 %. A l’époque, la mesure avait, pour la première fois, été proposée par Laurent Wauquiez (LR), et une expérimentation mise en place dans seize départements : les bénéficiaires du RSA pouvaient signer un contrat d’insertion et travailler sept heures par semaine contre une petite rémunération, indépendante de leur allocation, d’environ 130euros. Sur les 10 000 contrats prévus, seuls 634 avaient été signés. L’expérience avait été arrêtée en 2012, lors du changement de majorité.

Leçon n° 3 - L’exception départementale

 

Bien que ce soit dans les départements que les fonctionnaires voient le plus directement les conséquences financières (réduction des budgets pour financer des allocations individuelles de solidarité) de l’explosion du nombre de bénéficiaires du RSA, ce n’est pas là que la demande d’un travail social en rétribution de l’aide est la plus forte. Seuls les territoriaux travaillant dans les régions sont majoritairement contre.

 

 

 

Références

Réalisé par « La Gazette » auprès d‘un échantillon représentatif de 1 355 fonctionnaires territoriaux
sur internet le 10 décembre 2015 (407 répondants).

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Mots-clés

Thèmes abordés Collectivités territorialesFinances localesSocialTravail social

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  1. 1. Pas mal 24/02/2016, 12h07

    J'apprécie beaucoup les commentaires de Michel Le Goff et de manava.
    Tous deux proposent à leur manière une solution à la question de base: pourquoi certains sombrent dans le RSA?

    Nos gouvernants ont systématiquement une approche segmentée des problèmes comme on peut le voir en ce moment avec la décision de l'Etat de revoir les indemnités des personnes en recherche d'emploi ou la libéralisation des régles concernant l'emploi.

    Mais on peut se demander si ces "gesticulations" (comme le disait un grand homme) sont à la hauteur des besoins?

    Si au lieu de parler du nombre de chômeurs les élus prenaient en compte la création d'emploi dans le secteur "marchand"; hors administrations, il me semble que le problème serait plus compréhensible et les solutions à mettre en place cohérentes et acceptables par tous.

    Depuis dix ans, la France n'a pas créé d'emplois ou suffisamment. Pourquoi?
    Pouquoi les patrons n'embauchent-ils pas des salariés? Pourquoi les jeunes, souvent créent leur propre emploi (microentreprise), ne trouvant pas d'emploi lié à leur formation (master et master 2)?

    C'est en répondant à ces questions que l'on trouvera les réponses pour ne plus laisser une grande partie de la population au bord de la route.
    Les propositions de manava ne sont peut-être les bonnes mais elles ont le mérite de présenter une voie non dénuée de sens et donnant de l'espoir à nos jeunes dont les plus dîplômés sont aussi laissés pour compte!

  2. 2. manava 23/02/2016, 21h41

    ce que vous proposez là pour les Brsa sont des mesurettes ; rien que de voir les chiffres actuels du chômage, elles ont déjà prouvé leur inefficacité ; or, il n'y a pas assez de travail pour tout le monde aujourd'hui car nous n'avons plus ou presque d'industries ; sur le marché du travail, il faut être très qualifié pour trouver du travail ; alors expérimentons le revenu universel pour tous ; plus de rsa, plus d'assédics; plus d'ass, d'allocation CAF, tous les soucis de financement par les départements et caisse de chômage sont solutionnés car le financement de cette mesure est assuré par l'impôt sur le revenu plus juste et plus progressif, par la taxation du diesel et par la TVA sociale ; le budget de l'état est voté avec une croissance zéro ; on met les jeunes en apprentissage ou en alternance comme en Allemagne ; un véritable service de l'emploi géré par la région..etc ; avec ces mesures de bon sens, je suis sûr que le chômage de masse diminuerait notablement ; qu'attendons nous ? commençons par le territoire zéro chômeur de longue durée ; évaluons et si c'est une réussite, étendons cela à toute la France.

  3. 3. LE GOFF Michel 23/02/2016, 19h23

    Je suis travailleur social auprès de populations précaires depuis de nombreuses années.
    J'ai clairement pu constater une véritable installation des personnes au RSA dans un système parallèle où le travail n'a plus lieu d'être et laisse place au "bricolage" à la débrouillardise.
    Quand une recherche de solution est proposée par le travailleur social (notamment dans le cadre du contrat d'insertion), elle est immédiatement et souvent assez violemment rejetée.
    La valeur "travail" a été gommée par le RSA (un RSA équivaut à un SMIC quand tout est pris en compte : mutuelle - transports - aides alimentaires - aides financières - allocations logement - aucun impôt...) et pour les plus "courageux" un petit boulot au noir assure un niveau de vie bien plus élevé que celui d'un salarié lambda.
    Pour finir, le RSA est une rente à vie, quasiment pas d'exclusion, il permet d'attendre la retraite qui de toute façon tombera (dixit)...
    Les étrangers nouvellement arrivés se renseignent rapidement et pour les européens attendent avec impatience le moment où ils pourront en bénéficier et ainsi pouvoir passer de longs moments dans leurs pays d'origine.

  4. 4. ellierim 23/02/2016, 14h27

    Oui, je suis pour car je pense que les personnes bénéficiaires du RSA doivent garder un contact avec le monde du travail pour pouvoir conserver une vie sociale et, je le souhaite, avoir une "ouverture" sur les emplois potentiels qui peuvent s'offrir à elles.
    C'est aussi une question de dignité, je pense.
    De mon point de vue, ce n'est pas "un gros mot" ni un outrage.

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