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Secours d’urgence : la synergie 15-18 n’est plus un vœu pieux

Publié le • Par • dans : Actu prévention sécurité, France

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pompier samu camions © SMUR 59

Représentants des Samu, des pompiers, des ministères de tutelles - Intérieur et Santé- se sont retrouvés à l’occasion d’une conférence organisée le 5 février dans le cadre du salon Secours expo. Ils ont témoigné des progrès accomplis ensemble ces derniers mois pour améliorer le dispositif de secours.

 

La salle est comble. Il faut dire que le thème de la conférence organisée ce vendredi matin 5 février 2016 par le salon Secours Expo, est alléchant : circulaire Suap/Amu (Secours d’urgence à personnes / Aide médicale urgente) vers la fin de la guerre rouges-blancs ? Un titre que la plupart des intervenants se sont empressés de dénoncer en préambule de leurs exposés. « Le terme de guerre est totalement inapproprié voir indécent, vu les évènements que nous avons traversés ces derniers mois, » a objecté le Dr François Braun président de Samu de France. « Il n’y a plus de place pour les querelles d’égo » a renchérit Julien Marion adjoint au directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises, chargé de la direction des sapeurs-pompiers.

Progrès - Depuis la publication de la circulaire interministérielle Suap/Amu, le 11 juin 2015, les discussions ont significativement progressé entre les urgentistes et les pompiers sur les points de crispations – les fameuses « épines irritatives » selon le mot du président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, Eric Faure, qui les opposaient depuis de nombreuses années. « Il y a eu des périodes plus compliquées et plus tendues, mais elles sont derrière nous » s’est félicité Jean Debeaupuis directeur de l’offre de soin (DGOS) au ministère de la santé.

Cette circulaire, directement issue de la concertation menée à l’automne 2014 entre les représentants des pompiers et des Samu, détaille des mesures concrètes pour dépasser les clivages. Elle propose par exemple d’affiner le périmètre des types et des lieux d’interventions des sapeurs-pompiers, grâce à l’utilisation d’arbres décisionnels tels qu’ils sont actuellement rodés par la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. « Les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) doivent moderniser leurs réponses aux demandes de secours au 18, a martelé le Dr Patrick Hertgen vice-président de la Fédération nationale des Sapeurs-pompiers de France (FNSPF), chargé du Service de santé et de secours médical (SSSM). On ne peut plus se baser uniquement sur l’expérience et l’empirisme. Il faut formaliser cette première étape pour aboutir à des pratiques objectives et reproductibles ».

Protocoles - Le groupe de travail, chargé d’élaborer cet outil de décision vient d’achever ses travaux. « Ils seront présentés lors du comité de suivi de la circulaire qui se tiendra le 22 mars prochain » a révélé le Dr Sergio Albarello médecin conseiller santé auprès du directeur général de la sécurité civile et de la gestion de crise.
À cette occasion, seront aussi exposées les conclusions du groupe de travail chargé d’élaborer les protocoles de soin d’urgence. Un arrêté du 5 juin 2015, fixe la liste de ces gestes que les infirmiers sapeurs-pompiers peuvent initier avant d’être entrés en contact avec le médecin régulateur du Samu. « Les travaux de ces deux groupes de travail feront ensuite l’objet chacun, d’un arrêté pour compléter la circulaire », a précisé le Dr Albarello.

Désaccords - Toutefois blancs et rouges ont reconnu avoir encore quelques points de désaccord comme l’utilisation des hélicoptères ou la création de plateformes communes supradépartementales 112, où convergeraient tous les appels d’urgence passés au 17, au 18 et au 15. Samu de France y est farouchement opposé, la Fédération nationale des Sapeurs-pompiers milite pour leur mise en place. Julien Marion a dévoilé qu’une expérimentation venait d’être lancé dans trois départements de la région Centre : Eure et Loir, le Loir et Cher et le Loiret.

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