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« Les élus ne peuvent pas se passer d’un dialogue avec les bibliothécaires »

Publié le • Par • dans : France

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xavier-galaup-UNE © European Bureau of Library, Information and Documentation Associations

Le nouveau président de l’Association des bibliothécaires de France, Xavier Galaup, entame un mandat de trois ans. Il espère pouvoir aider ses collègues à renforcer la présence des bibliothèques dans les services publics culturels locaux. Un objectif ambitieux dans un contexte où les lignes ne cessent de bouger.

 

Chiffres-clés

  • 2681  adhérents  et 23 groupes régionaux  à l'ABF
  • 9400 bibliothèques municipales et intercommunales
  • 95 bibliothèques départementales de prêt

(sources : ABF, SLL)

Xavier Galaup, directeur de la bibliothèque départementale du Haut-Rhin, a été élu président de l’Association des bibliothécaires de France (ABF) le 31 janvier 2016. Il succède à Anne Verneuil. Pendant trois ans, il va conduire aux destinées de l’association qui compte plus de 2680  membres et réunit les professionnels des bibliothèques, tous échelons et tous domaines (équipements territoriaux, bibliothèques universitaires) confondus.

Quels sont vos chantiers prioritaires pour votre début de mandat ?

Les deux dossiers que le conseil national – notre assemblée réunissant tous les présidents de groupes régionaux - souhaite que nous nous investissions au cours des prochains mois sont, d’une part, la réforme territoriale, et, d’autre part, la promotion des bibliothèques et des bibliothécaires, ce qu’au niveau international, nous appelons l’advocacy.

La réforme territoriale est-elle un sujet d’inquiétude ?

Je parlerais plutôt de sujet de préoccupation. Nous allons assister à une recomposition des territoires, notamment au niveau des intercommunalités et des métropoles. Dans nombre de territoires, cela va se traduire par une recomposition des réseaux des bibliothèques. Les intercommunalités vont évoluer avec des cas de figure très divers. Certaines ont un réseau de lecture publique, d’autres pas, d’autres encore vont intégrer dans leur périmètre plusieurs réseaux existants. Il n’y aura donc pas un schéma de mutualisation unique, mais plusieurs, avec des scénarios au cas par cas. La mutualisation peut aller de la simple navette entre bibliothèques jusqu’à l’intégration complète, en passant, par exemple, par la mise en commun du système informatique ou la carte de lecture unique. Il faut donc que les professionnels des bibliothèques veillent à ce que la lecture publique soit prise en compte de façon pertinente dans les processus de réorganisation des services publics locaux. Pour cela, ils ont besoin de ressources, d’éclairages, d’échanges de bonnes pratiques. L’ABF doit pouvoir leur fournir ces ressources – sous toutes formes imprimées ou numériques, pour les aider à dialoguer avec les élus.

En quoi l’advocacy de l’ABF consiste-t-elle ?

Il s’agit de la promotion, auprès des élus, des décideurs et du grand  public du rôle des bibliothécaires et des bibliothèques, dans les domaines culturels, éducatifs, sociaux, et dans le cadre de la révolution numérique. Trop souvent, la bibliothèque est encore vue comme un lieu de stockage de livres. Même si, c’est vrai, on parle davantage de nos équipements depuis quelques années. Le travail d’advocacy est d’autant plus nécessaire que nous sommes dans un contexte juridique et réglementaire évolutif en ce qui concerne le droit d’auteur et le prêt de livres numériques. Nous plaidons pour que les bibliothèques puissent proposer des ressources numériques à leurs publics à des coûts raisonnables pour elles. Par ailleurs, les réductions budgétaires sont une réalité à laquelle sont confrontés de nombreux professionnels, avec, dans certaines collectivités, des baisses considérables. Les parlementaires et les élus locaux ne peuvent pas se passer d’un dialogue avec les professionnels sur toutes ces questions. L’ABF va prochainement se doter d’une commission dédiée à l’advocacy.

Où en est la charte Bib’lib créée par l’ABF lors de son congrès de 2015 sur les droits des citoyens en matière d’accès aux ressources numériques ?

Depuis juin 2015, 9 bibliothèques ont adhéré à la charte. Nous attachons beaucoup d’importance à cette charte, car c’est un moyen de mettre en lumière le rôle des bibliothèques dans la révolution numérique. Malgré le contexte du terrorisme, nous pensons que l’accès à internet doit rester ouvert. Sinon, c’est la porte ouverte à la censure. Pour nos équipements interdire l’accès à certains sites, tout en revendiquant un rôle en matière de développement de l’esprit critique serait paradoxal. De surcroît, ceux qui veulent accéder aux sites de propagande terroriste ont bien d’autres moyens de le faire à l’extérieur des équipements de lecture publique.
Il est possible que ce contexte d’inquiétude sur les questions de sécurité ralentisse provisoirement le rythme des adhésions. Mais comme la charte se décline en différents niveaux, il est possible d’adhérer sur d’autres axes que celui de l’internet ouvert, même si, pour l’ABF, l’internet ouvert continue de faire partie des fondamentaux.

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