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Le CSFPT débute l’examen des nouvelles grilles indiciaires

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Les textes examinés par le conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) lors de la séance plénière du mercredi 3 février 2016 ont surtout concerné l'application des mesures "PPCR". Ils portent sur la catégorie C, la "NES B", et les catégories B et A des filières sociale et médico-sociale. Au menu principalement : l’intégration de primes en points, et des revalorisations indiciaires programmées pour la période 2017 à 2020.

 

Pour sa séance plénière du mercredi 3 février 2016, le CSFPT a examiné 14 projets de texte réglementaire. Comme prévu, la plupart d’entre eux ont trait à l’application du protocole « parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR).

Les projets de décret concernant la catégorie C

Un premier projet de décret concerne l’organisation des carrières des agents de catégorie C de la FPT. Il prévoit pour ces agents trois grades au lieu de quatre actuellement.

Le texte procède au reclassement des fonctionnaires dans la nouvelle structure de carrière. Il précise les durées d’échelon de chacune des échelles, modifie le cadencement de l’avancement d’échelon, les dispositions relatives au classement des personnes accédant aux cadres d’emplois ou emplois concernés ainsi que les modalités d’avancement de grade.

1,1 million d’agents territoriaux sont concernés, indique la CGT dans un communiqué.

Un autre projet de décret fixe les différentes échelles de rémunération : C1, C2 et C3. Les grilles sont revalorisées sur une période de quatre ans, à compter du 1er janvier 2017. Le texte prévoit un ajout de 4 points d’indice majoré (IM) à l’ensemble des échelons de la grille, dans le cadre de l’opération de transformation de primes en points.

Le gain moyen sur la période 2017-2020 s’élève à 10 points d’IM, soit environ 555 euros bruts annuels en fin de période, indique la CGT.

tableauC

L’Unsa, qui a également mis en ligne sur son site internet des fiches explicatives sur les nouvelles grilles, s’inquiète des impacts de cette réforme. « Une délibération et un passage en comité technique seront peut-être nécessaires car les trois grades créés sont nouveaux. Or nous craignons que les collectivités en détresse financière n’en profitent pour modifier les montants de certaines parties du régime indemnitaire. Les employeurs territoriaux ont d’ailleurs confirmé cette possibilité », relate Patrick Campagnolo, représentant Unsa au CSFPT.

Les projets de décret concernant la catégorie B

Deux projets de décret concernent la catégorie B dans sa globalité. Le premier comporte des dispositions statutaires pour la catégorie B NES (Nouvel espace statutaire).

Sont concernés par ce texte les :

Le projet de décret prévoit pour 2016 un nouveau cadencement de l’avancement d’échelon – toujours dans le cadre du processus d’harmonisation des modalités d’avancement d’échelon entre les trois versants de la fonction publique –, et un toilettage du décret actuel visant à la mise en cohérence des dispositions avec les deux autres versants de la fonction publique.

Pour janvier 2017 sont prévus une modification de la durée de certains échelons dans les trois grades des cadres d’emplois, un reclassement des agents de catégorie B dans la nouvelle architecture et un classement des agents de catégorie C accédant aux cadres d’emplois de catégorie B relevant du décret n°2010-329 du 22 mars 2010.

Un second projet de décret modifie l’échelonnement indiciaire applicable aux agents de la catégorie B NES. Il prévoit un ajout de 6 points d’IM à l’ensemble des échelons de la grille (transfert de primes en points), un cadencement unique au premier jour de parution au JO du décret ou maximum au 1er juillet 2016, indique l’Unsa, ainsi que des revalorisations en 2017 et 2018.

Le gain moyen sur la période 2016-2018 est de 14 points d’IM (soit 778 euros bruts annuels à compter de 2018), selon la CGT.

tableauB1

Quatre autres textes sont relatifs à la catégorie B de la filière médico-sociale. Le premier modifie les dispositions statutaires des cadres d’emplois sociaux de catégorie B de la FPT.

Comme les textes précédents, ce projet de décret change les modalités d’avancement d’échelon et reclasse les agents dans la nouvelle structure de carrière. « Il adapte en outre les modalités d’avancement de grade, ainsi que les dispositions relatives au classement des fonctionnaires de catégorie C accédant aux cadres d’emplois », précise aussi le CSFPT dans son communiqué.

Un autre projet de décret modifie les grilles indiciaires des deux grades des cadres d’emplois sociaux de la catégorie B de la FPT sur une période de trois ans, à partir du 1er janvier 2016. Il intègre 6 points d’IM. Il prévoit aussi des revalorisations pour 2017 et 2018.

Le gain moyen pour les agents de catégorie B sur la période 2016-2018 s’établit à 14 points d’IM, soit 778 euros bruts annuels à compter de 2018, indique la CGT.

« Les assistants socio-éducatifs verront la reconnaissance du niveau Bac+3 de leurs diplômes et seront intégrés en catégorie A en 2019 au même niveau que les grilles des infirmiers de soins généraux », précise l’Unsa.

tableauB2

tableauB3

Le CSFPT a ensuite examiné un projet de décret modifiant les dispositions statutaires des cadres d’emplois médico-sociaux de la catégorie B (modalités d’avancement d’échelon et organisation des carrières). Il concerne les infirmiers et les techniciens paramédicaux.

Un autre décret modifie les dispositions indiciaires applicables à ces cadres d’emplois (+6 points d’IM, gain moyen de 14 poins d’IM sur 2016-2018).

tableauB4

« Lors d’une ultime négociation, l’UNSA a obtenu une augmentation des bornes indiciaires maximales des infirmiers de soins généraux et des cadres de santé avant son passage au CSFPH », précise le syndicat.

Les projets de décret concernant la catégorie A

Enfin, le CSFPT a examiné quatre projets de décret relatifs à la catégorie A de la filière médico-sociale. Un texte concerne le cadre d’emplois des conseillers territoriaux socio-éducatifs.Il vise à modifier les modalités d’avancement d’échelon. Ce texte a obtenu un avis favorable unanime auprès du collège employeur (11 voix) et un avis défavorable du collège des organisations syndicales : 4 pour, 16 contre.

Un autre projet de décret porte sur l’échelonnement indiciaire applicable aux conseillers territoriaux socio-éducatifs. Il prévoit l’intégration de 4 points d’IM en 2016, 5 points d’IM en 2017 (intégration de primes en points) et des revalorisations en 2018.

Le gain moyen sur la période 2016-2018 s’établit à 20,5 points d’IM, soit 1 139 euros bruts annuels à compter de la fin de période, indique la CGT.

Modification 2018 (1er grade) : 748 (source CGT)

Modification 2018 (1er grade) : 748 (source CGT)

L’avant-dernier texte modifie le cadencement de l’avancement d’échelon et le reclassement des puéricultrices, infirmiers en soins généraux et cadres de santé.

Le dernier projet de décret modifie l’échelonnement indiciaire de ces cadres d’emplois (+ 4 points d’IM au 1er janvier 2016). Il prévoit aussi la poursuite des revalorisations en 2018 et 2019 et un ajout de 5 points d’IM à l’ensemble des échelons de la grille, dans le cadre de l’opération de transfert primes/points, précise la CGT. Le gain moyen sur la période 2016-2019 s’élèverait à 19,2 points d’IM (soit 1 067 euros bruts annuels en fin de période).

Ce texte a fait l’objet d’un vote favorable à la majorité, dont 4 voix pour, 7 contre, 9 abstentions côté syndicats.

Des amendements plus ou moins fructueux

Sur tous ces textes, la CFDT et la FA-FPT ont déposé plusieurs amendements, pour augmenter les indices de grade terminaux et éviter les cas d’inversion de carrière.

« Nous avons défendu plusieurs amendements dans le but d’empêcher des écrasements ou des inversions de carrière et de donner un coup de pouce pour les cadres d’emplois sociaux et médico-sociaux. Le gouvernement n’a pris qu’en partie en compte nos observations sur les cadres d’emplois médico-sociaux de la catégorie A : nous nous sommes abstenus sur ce texte ainsi que sur les textes relatifs aux cadres d’emplois de catégorie B. En revanche nous avons voté contre le texte relatif aux grilles des conseillers socio-éducatifs, car notre amendement n’a pas du tout été pris en compte », souligne la CFDT dans un communiqué.

La FA-FPT indique regretter particulièrement l’absence d’un comité de suivi, le protocole n’ayant pas reçu une majorité de voix. Une telle instance « devait permettre une concertation sur les revalorisations des corps et cadres d’emplois de catégorie A dont l’indice brut terminal est inférieur à 966 ainsi que sur les emplois paramédicaux et assimilés afin de reconnaître leur niveau de qualification (licence) ».

Encore plus de 80 textes à examiner ?

« Le cabinet de la ministre souhaite faire passer au CSFPT tous les décrets durant le premier semestre, c’est-à-dire d’ici le mois de juin. Il en reste à peu près 84. Mais selon la DGCL, il est possible que certains textes regroupent plusieurs cadres d’emplois, ce qui permettrait de diminuer le volume de textes à examiner », indique également la CGT.

La pro­chaine séance plé­nière du 16 mars verra à l’ordre du jour les 14 cadres d’emplois de la caté­go­rie C, précise l’Unsa. Les textes concernant le cadre d’emplois des agents de maî­trise devraient quant à eux être examinés en avril.

CREPS et OPH

Le CSFPT a également examiné un projet de décret relatif à la convention type de mise à disposition de services des centres de ressources, d’expertise et de performance sportive chargés d’exercer les compétences de la région.
« Les conventions de mise à disposition des services des CREPS sont conclues entre le représentant de l’Etat dans la région et le président du conseil régional de la région bénéficiaire du transfert de compétence. Elles recensent les parties de service des CREPS ainsi que le nombre d’agents chargés d’exercer les compétences des CREPS relevant de la région. Les agents affectés dans ces parties de service sont de plein droit mis à disposition du conseil régional, à titre individuel et gratuit. La convention type est jointe en annexe au décret », indique le CSFPT.
Un amendement de la CFDT a été adopté, indique l’organisation syndicale dans un communiqué. Il prévoit que soit inscrite dans la convention la mise en place d’un comité de suivi des transferts.
Enfin, un dernier projet de décret portait sur la convention de rupture du contrat des directeurs généraux des offices publics de l’habitat. En application de l’article L.421-12-2 du code de la construction et de l’habitation dans sa rédaction issue de la loi n°2015-990 du 6 août 2015, l’office et le directeur général peuvent décider par convention des conditions de la rupture du contrat qui les lie. L’objet du décret est de définir les conditions d’application de cet article.
La CFDT indique avoir proposé et obtenu une amélioration concernant le délai de règlement de l’indemnité de rupture conventionnelle des directeurs.

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  1. 1. IGNOBLE 18/05/2016, 10h26

    le gain ne sera pas forcément pour les agents!
    par exemple, pour ma part en catégorie B 3è grille, avec le reclassement (prenant 2/3 de l'ancienneté dans l'échelon 8 pour être reclassée au 7é échelon) et la supression de l'avancement au mini donc allongement de la durée de l'échelon, je partirais à la retraite en 2021 à l'indice 551au lieu de 562 avant la réforme !!!
    A qui profite la réforme??
    Peut-on la refuser????

  2. 2. INGERABLE 18/04/2016, 20h06

    En èspérant que le gouvernement a pris conscience de l'injustice conçernant
    les agents de maîtrise et agents de maîtrise principaux ceux-ci devraient basculer en
    Catégorie B1 et B2 vu leurs charges de travail et de responssabilités.En effet ils sont moins bien rémunérés que les agents qu'ils encadrent .C'est un vrai malaise ,cela devient ingérable pour les collectivités térritorial.
    MERCI

  3. 3. manava22 05/02/2016, 18h27

    bonsoir, rassurez-vous , nous ne gagnerons pas grand chose avec la revalorisation de ces grilles ; la cotisation retraite augmentera jusqu'en 2020 obérant ou annulant cette revalorisation ; encore une fois, c'est qui le dindon ? à plus

  4. 4. Murakami 05/02/2016, 09h13

    Je ne comprends pas , certaines collectivités sont au bord de l'asphyxie financière, les conseils dépatementaux en particulier et on parle de revalorisation indiciaire mais avec quel argent?
    Il vaudrait mieux améliorer l'accès à la formation professionnelle comme pour les salariés qui bénéficient depuis le début de l'année du CPF, d'une mutuelle.Ce sont des avancées sociales intéressantes et utiles et pas simplement limitées à l'aspect financier.

  5. 5. ericj31 05/02/2016, 08h45

    Le gargarisme de l'indice brut
    Si l'article est intéressant, pourquoi toujours parler des indices bruts (IB) qui ne signifient rien pour les agents. Seul compte l'indice majoré, c'est celui qui est sur la fiche de paie.

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